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 Fiche de Man

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Sengoku le Bouddha
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MessageSujet: Fiche de Man   Mer 29 Avr 2009, 23:15

Nom et Prénom :
On ne connaît pas son nom, lui non plus d’ailleurs, du coup on l’appelle Man

Age:
23 ans

Rang/Grade:
Anciennement lieutenant avant son naufrage. Actuellement porté disparu dans les registres de la marine.

Métier:
Normalement bretteur mais actuellement, il tend plus sur le débrouillard chasseur de prime cherchant à rejoindre un bataillon.

Armes:
Man est un expert dans les armes à feu en tout genre et particulièrement au pistolet. Voilà pourquoi il possède en permanence un colt 45 de se fabrication à sa ceinture, un arme rapide, puissante, mortelle. Mais Man n’a jamais bien aimé utiliser son pistolet en combat. Quel intérêt si l’adversaire meurs trop vite ? C’est pourquoi il s’est spécialisé dans le combat au couteau. Que ce soit pour le lancer ou le corps à corps, il a ce qu’il faut. Il en dissimule plusieurs dizaines sous ses vêtements mais seul les huit qu’il a à sa ceinture sont visibles.


Bataillon:
Actuellement naufragé en partance pour un QG de la marine pour une nouvelle affectation, mais on ne peux pas dire qu’il prend le chemin le plus direct pour y aller…
[/center]




Description physique:


Man est tout ce à quoi peut ressembler un être humain lambda. C’est le genre de personne que l’on pourrait croiser tous les jours sans jamais y faire attention. Sa démarche est lente et presque déconcertante pour un observateur non habitué. Il dégage une constante impression de calme et on le voit le plus souvent flâner dans les rues à la recherche d’un but que lui seul connait. Il n’a rien des géants que l’on peut croiser des les rangs des armées de la marine. Pas de bras gros bras comme des poutres ni de poitrail de taureau, mais seulement une taille moyenne d’un mètre soixante-dix-sept. D’aspect, il apparaît comme un jeune homme frêle qui n’aurait aucune chance de gagner le moindre combat de force brute. C’est d’ailleurs le cas. Il est vrai que ce n’est pas avec ses soixante-dix kilos qu’il pourra vaincre des adversaires aux proportions surnaturelles. Cependant, pour trouver la force cachée de cet étrange personnage, il faut chercher ailleurs que dans les caractéristiques brutes. Chez lui, c’est son équilibre physique qui est un atout, cette taille moyenne et ce poids adapté lui permettent de fournir la pleine puissance de son organisme. Avec sa carrière de marin, il a pu optimisé au maximum son potentiel physique transformant ses faiblesses apparentes en atouts. Vitesse et précision sont devenu ses maîtres mots ce qui en de nombreuses occasions a pu surprendre des adversaires ne s’attendant pas à une telle résistance.

Il est vrai que voir un simple type vous adresser la parole au nom de la marine mais étant habillé en habits civil est plutôt déconcertant. Pour tout vous dire, comme tout soldat du gouvernant mondial, Man s’est fait fournir un bel uniforme bleu et blanc tout ce qu’il y a de plus commun, mais avec son flegme habituel il a très vitre perdu cet uniforme ce qui lui a valu ces dernières années de nombreuses corvées pour rembourser à la marine les dix-sept uniformes qu’il a égaré. Il était donc plus courant de le voir se promener sur le pont en civil plutôt qu’en militaire, ce qui, dans un sens, représentait sa différence de grade… Mais vous vous demandez encore à quoi peut bien ressembler cet étrange personnage. Et bien prenez un homme tout à fait normal et rajoutez-lui la parfaite panoplie du cow-boy. Un blue jean et des bottes à éperons pour le bas, simple, pratique et esthétique. Des chemises unies aux couleurs de l’arc en ciel le tout recouvert pare une superbe veste de cuir sans manche. Et pour finir, un foulard de soie rouge, pour donner un style rebelle, ainsi que l’essentiel Chapeau. Le genre de vêtements peu communs dans les îles qui laissent souvent les gens choqués. C’est un peu ce qui le rend différent des autres gens normaux. Depuis le naufrage de son navire de rattachement, il est contraint (enfin, pour lui c’est plus un plaisir) de porter en permanence ses vêtements civils, le nième uniforme qu’il avait obtenu ayant coulé avec le reste du bâtiment et de l’équipage.

Sous son désormais bien connu chapeau porte bonheur et derrière le voile de ses longs cheveux châtains mal coiffés, vous aurez souvent l’occasion de le voir sourire, rire et encore plus souvent… bailler à s’en décrocher la mâchoire. Son visage pourrait être fort attrayant s’il se donnait la peine de l’entretenir. Certes les années passées en mer depuis bientôt six ans ont laissé des traces sur ses traits, le vieillissant de plusieurs années, mais le soin qu’il porte à son visage est très faible. Toujours mal rasé et le plus souvent couvert du sel ou de la poussière de ses voyages, lui donnant des airs de pochard permanent alors qu’il ne touche presque pas à l’alcool (enfin presque…). Mais, malgré cet air hirsute, son sourire combiné à son intense regard d’émeraude ont tout ce qu’il y a de plus charmant et nombreuses sont celles et ceux qui se sont laissés distraire par ces atouts. Il n’en demeure pas moins que pour voir ces quelques jolis choses, il faut l’observer, ce que bien peu de gens font à son égard.



Description Mentale :


°Oo Je ne suis rien qu’un homme, un homme parmi d’autre,
c’est tout ce que vous devez savoir oO°


Man, vous l’aurez compris, est, physiquement parlant, tout ce qu’il y a de plus simple et commun. Cependant, sur le plan psychologique, il n’est en rien semblable au genre de personne qu’il vous arrive de rencontrer à longueur de journée. Il ne porte guère d’importance à ce que les gens peuvent penser de lui, en réalité. Selon son mode de pensée, tout ces gens qui courent dans tous les sens pour des raisons futiles et absurdes ne sont en aucun cas en droit le juger dans ses actes et ses manières. En fait, il n’en a rien à faire de ces personnes indignes d’intérêt; laisser son esprit vagabonder de-ci de-là pour voir les petites choses marrantes de la vie et auxquelles personne ne prête jamais attention, voilà ce qui l’intéresse. Pourquoi courir alors que l’on peu tranquillement marcher et observer la beauté et l’immensité de la nature qui nous entoure. Toute son attention, il préfère la garder pour le jour où il rencontrera ces êtres exceptionnelles qui parcourent le monde. Des gens de tous les horizons, aux talents multiples et incroyables. Lui qui n’est rien d’autre qu’un pauvre type perdu au milieu de nulle part à la recherche d’un but qu’il ne connaît même pas lui même. Juste un homme parmi les autres qui aimerait rencontrer de vraies personnes, de vrais gens qui pourraient lui changer de son ordinaire. Mais, s’il les rencontrait, ces gens lui prêteraient-ils attention ? Sûrement pas. Qu’auraient-ils à faire d’un simple gars débauché parmi des milliers d’autres ? Absolument rien. Mais après tout, pour réellement le savoir, autant chercher ces personnes pour savoir si lui, un simple être humain au milieu de tant d’autre pourrait se faire remarqué par l’un des grands. Voilà ce qu’un homme perdu pense de lui-même…

Mais laissons là les pensées abstraites d’un esprit torturé par le doute et observons de plus près les relations qu’entretiens notre fier soldat (si si, je vous assure, c’est bien un soldat du gouvernement), concernant ce pourquoi la marine existe, les pirates. Man s’est retrouvé confronté à des pirates en de très nombreuses occasions et dans la plupart de ces cas, il aurait préféré discuter tranquillement avec ces gens plutôt que d’être obligé de les combattre. Mais bon, ces forbans n’avaient jamais rien voulu savoir et les voir saccager impunément les alentours lui était insupportable. Alors tant pis il s’était battu. Il faut tout de même avouer que se battre a quelque chose d’excitant. L’adrénaline qui vous envahie, cette sensation de puissance et ce danger permanent est des plus stimulant. Mais l’inconvénient, c’est que c’est fatiguant, et puis on risque de se blesser. Alors tant qu’il peut éviter le combat il le fait. Il suffit de ne pas l’y inciter, les personnes qui s’y sont risquées l’ont d’ailleurs souvent regretté.

Mais quitte à se battre, autant le faire dans toutes les règles de l’art. Bien qu’étant un tireur hors pair, utiliser son colt 45 (de sa propre conception) n’a rien de bien excitant. Si le combat s’arrête trop rapidement, il n’y a plus d’intérêt de répondre à la provocation, autant passer son chemin. Non, le couteau est bien plus amusant à utiliser. C’est incroyable comment ces petits bouts de métal peuvent être utiles. Au corps à corps, le choc du métal contre le métal est la chose la plus stimulante que l’on puisse rencontrer. A chaque contact, l’espace qui sépare le corps d’une blessure est si faible qu’il redouble d’effort pour se défendre et éviter que sa chaire ne soit meurtrie. Cette technique est donc tout en étant agréable et stimulante incroyablement efficace et pleine de liberté. Mais le couteau a aussi l’avantage de pouvoir être lancé et donc de ne pas trop fatiguer le corps. C’est sûrement la raison principale pour laquelle Man préfère risquer sa vie au couteau, pour, au pire, ne pas trop se fatiguer.




Histoire


L’histoire de notre homme commence il y a 23 ans sur l’île méconnue d’Arpago en West Blue. Une île couverte tantôt de plaines verdoyantes tantôt de zones désertiques ou les végétaux ne s’élèvent pas plus grand qu’un brin d’herbe. Bref, c’est un lieu privilégié pour l’élevage des bovins et des chevaux qui forment à eux deux l’activité première de ce petit bout de terre. C’est près du seul lieu de civilisation, la ville d’Arpago (qui a d’ailleurs donné son nom à l’île), un grosse bourgade de dix milles habitants, que vivaient à cette époque les deux parents de cet homme parmi les tous les autres. Ils s’étaient rencontré très tôt et avaient décidé de s’installer à leur mariage dans une vieille ferme de la famille à deux kilomètres de la ville, ni trop loin, ni trop près de la vie urbaine. Dans ce lieu remplit de calme et de sérénité, ils vivaient simplement sans richesse excessive mais avec juste ce qu’il fallait pour vivre confortablement et élever l’enfant qu’ils avaient en projet. Deux ans passèrent ainsi, le couple profitant de leur liberté à longueur de journée, goûtant au labeur récompensé et aux douces nuits réparatrices jusqu'à ce qu’un beau jour, ce qui devait arriver arriva, sa mère tomba enceinte. Il est inutile de décrire la joie des deux parents quand ils se rendirent compte qu’enfin leur rêve allait devenir réalité, qu’ils allaient enfin élever leur enfant, leur tout petit. Les huit mois suivant cette découverte, l’aménagement des lieux fut entièrement revu. Son père construisit une nouvelle aile à la ferme pour y accueillir le nouveau né pendant que la mère s’occupait de préparer les nombreuses affaires que nécessiterait cette petite âme fragile. Ces huit mois, ils ne les virent pas passés tellement leur joie grandissait à l’approchement du grand évènement. Or, quelques jours avant la date prévue, une douce soirée d’été, la fièvre monta soudainement au front de la jeune femme et son ventre commença à la faire atrocement souffrir. Sans plus attendre, son père envoya un de ses ouvrier quérir la vieille sage-femme de la ville, l’accouchement était proche, et quelque chose n’avait pas l’air normal.

*****


-Allez-y poussez encore madame, il y est presque, encore un petit effort
La vieille sage-femme était arrivé juste à temps pour aider l’heureusement mère peu après le débu de l’accouchement. C’était une personne expérimentée qui avait déjà fait naître des dizaines de vie, autant dire qu’elle avait l’intension de mettre en œuvre tout son art pour faire naître ce nouvel enfant. Mais l’affaire s’était avérée plus difficile que prévue et cela faisait maintenant 3 heures qu’elle et la mère bataillaient ferme pour faire sortir l’enfant. Un petit être rose apparu alors à l’entrejambe et un nouveau souffle de vie arriva dans ce bas monde.

-Ouin !!!Ouin !!!
-Vous y êtes arrivé madame ! C’est fini !
-Ma chérie, tu es merveilleuse, tu y es arrivé. Murmura tendrement le père à l’oreille de sa compagne épuisée par l’effort. Puis saisissant doucement l’enfant que lui tendait la vieille femme, il l’observa tendrement. Malgré le sang encore présent sur sa peau, il était magnifique à ses yeux et il se jura de veiller sur lui avec sa femme du mieux qu’il le pourrait. Il le tendit alors à sa bien aimée et lui murmura à l’oreille. Regarde, c’est un garçon…..notre garçon. Regarde comme il est beau !

Lentement et dans un mouvement empli de souffrance, elle se tourna vers le père de son fils, et, puisant dans ses dernières réserves s’adressa à lui dans un murmure à peine audible.
-Je suis désolé…. je… je n’en peux plus…. Je… Appelle le…. Et d’un coup, comme s’il en avait toujours été ainsi, son corps se raidi et tout on être s’arrêta. Elle venait de quitter ce monde mais avait donner sa vie pour celle de son enfant. Un cris de s’éleva alors dans la nuit. Un cris de souffrance pour la perte d’un être aimé, un cris de haine sur un destin qui s’était joué d’eux, puis tout bas à côté, le chouinement d’un petit bout d’homme qui pleurait en silence.

*****

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MessageSujet: Re: Fiche de Man   Mer 29 Avr 2009, 23:16

La suite de sa vie n’a été que misère, violence et rancune pendant les seize années qui suivirent le drame de sa naissance. Car c’est bien ainsi que le traitait son père. Pour lui, cet enfant n’était qu’un enfant maudit ayant causé la mort de son épouse, l’amour de sa vie. L’amour… jamais il n’en offrit à son fils. Le laissant tomber quand il essayait de marcher, lui donnant juste ce qu’il lui fallait pour survivre. L’unique raison pour laquelle il lui apprit à lire écrire et compter c’était pour qu’il soit utile aux comptes de l’exploitation. Pas une remarque apaisante, pas un mot doux et encore moins d’histoires pour l’endormir et partager un peu du lien familial qui unis normalement un père et son fils. Dès l’âge de dix ans, il le considéra comme apte à travailler aux pâtures et à trier les bêtes. Bien évidement, il lui confiait toujours les taches les plus ardues et dangereuses, le faisant travailler jusqu'à tard dans la nuit et commencer tôt le lendemain. Man était devenu pour lui un bon travailleur qui ne se plaignait pas et qui, à force s’endurcissait et devenait plus solide, et donc était plus utile au travail. Mais avec les années, le fils si docile qu’il avait élevé devenait de plus en plus rechignant à la tache. Parfois, Man partait des journées entières à la ville pour y entendre les récits des marins en halte au port. Des récits d’aventure, de héro, de liberté. C’est ainsi que ce petit garçon commença à s’enfermer dans ce monde de rêve permanent. Mais son retour au logis s’ensuivait toujours d’une punition de grande sévérité. Ses rêves de liberté étaient bien vite effacés par son père qui ne tardait pas à li rappeler que ce n’était qu’un minable garçon assassin qui n’avait aucuns droits. Autant vous dire que dans l’esprit de Man ces moments sont encore très présents dans son esprit. Malgré tout, son père s’assoupli quelque peu au fil de temps. De plus en plus dépendant de l’alcool, il s’amusait parfois à apprendre à son fils à tirer au pistolet sur les bouteilles qu’il avait vidées auparavant, offrant ainsi à Man de nombreux tir d’entraînement chaque jour. Puis un jour, le jeune homme décida que ce temps de souffrance avait trop duré, il fit son baluchon, emporta tout l’argent qu’il avait pu rassembler puis parti. Son ivrogne de père tenta de l’en empêcher mais des deux fils qu’il avait en face de lui, il attaqua le mauvais pour s’étaler dans la poussière et cuver son alcool.

Enfin libre ! Après seize ans de quasi esclavage, il gouttait enfin à la vraie liberté. Plus d’alcoolique pour le battre s’il n’allait pas assez vite, plus d’ignorance permanente. A lui la vie d’aventure et de richesse sans limite. Il parcourut les deux kilomètres qui le séparaient de la ville en moins de 10 minutes tellement il était heureux. La première chose qu’il décida en tant qu’homme libre fut d’aller s’acheter une tenue complète de gardien de chevaux, avec le chapeau, la veste les chaussures… Bref, ce qui représentait presque tout l’argent qu’il avait pu récupérer mais qu’importe. La deuxième chose fut de décider d’aller fêter ça à la taverne la plus proche afin que le bonheur soit encore plus complet. Tout le reste de son argent y passa et une bonne moitié de la soirée disparue dans les ténèbres. Il y gagna même une bonne gueule de bois le lendemain matin. Il trouva d’ailleurs étrange que le gens de la ville aient eut l’idée de construire des rues en zigzag, mais bon, faut les excuser, ils sont pas très malin non plus. L’air hagard, il passa le reste de la journée à vagabonder dans les rues, se faire offrir quelques verres puis à passer une nuit à la belle étoile affalée près d’un vieux tonneau d’eau de pluie. Brillante liberté. Bon, il était tout de même décidé, il lui fallait trouver un travail sérieux pour pouvoir vivre sa vie donc il repris le chemin de la veille en faisant attention aux moindres affiches. Mais rien, à croire que personne n’avait besoin de main d’œuvre. C’est alors qu’il se rappela avoir vu des marins parler du gouvernement qui embauchait des gars près pour l’aventure. Des gars nourris, logés, blanchis… une aubaine ! Aussitôt dit aussitôt fait, il se dirigea vers la caserne du gouvernement pour y trouver un emploi pour quelques temps. Une vingtaine de personnes attendaient elles aussi dans la coure de l’imposant édifice. Là, des mannequins, des cibles et des obstacles en tout genre étaient répartis en plusieurs ateliers ou chaque candidat devait faire ses preuves. Comme tous les autres gars présents, il dut passer trois épreuves. Une course d’obstacles, qui, bien qu’éreintante, lui procura un certain plaisir. Une épreuve de développé couché, où il ne fit guère illusion. Puis pour finir, une épreuve de tir au pistolet ou son grand talent de tireur fut remarqué.

*****


L’un des concurrents, qui venait lui aussi de passer au stand de tir s’approcha de lui et lui envoya une bourrade dans le dos

-Hey salut Man, on peut dire que t’es un sacré bon tireur hein !
-Moi ? Et bien oui, je me débrouille mais… comment m’a-tu appelé ? Dit-il, à moitié déconcerté par le simple fait qu’on l’ai appelé par un prénom.

-Et bien j’ai dit Man mais c’est pas vraiment un… attend, ils vont donner les résultat. Cet étrange personnage avait en effet raison. Un immense soldat, le pantalon bleu marine et portant sur les épaules une cape d’un blanc immaculé à l’insigne de la marine monta sur la caisse qui servait d’estrade de fortune et commença à clamer de si forte que tous s’immobilisèrent.

-Bon, voilà ceux qui sont digne d’entrer au service du gouvernement mondial. Toi, toi, toi Et il continua ainsi pendant quelques minutes, pointant du doigt les personnes retenues et les invitant d’un sourire carnassier à venir signer le contrat d’embauche à la table d’a côté. Et toi. Le regard du commandant se posa sur un jeune homme incrédule, incapable de se rendre compte qu’il avait été retenu comme apte jusqu’à ce qu’on lui indique la direction à prendre.

Arrivé au bureau des contraste, un vieil homme, lui aussi aux couleurs de la marine lui saisi un papier et commença à y gribouiller quelques annotations. Puis d’une voix anormalement sure pour un homme l’allure si frêle, lui demanda :

-Ton nom ?

-Je m’appelle Man.

*****



Man avait été convoqué par le commandant de la base navale de l’île d’Arpago afin de mettre au point certains détails sa carrière. Man n’était pas dupe, ce n’était sûrement pas pour une promotion qu’il avait été convoqué dans ce bureau mais à cause d’un problème de plus grande importance. En trois ans de service, il avait égaré et détruit deux uniformes de la marine. Le premier, il l’avait utilisé comme serpillière par inadvertance et le second, il l’avait tout simplement perdu. Du coup, il était obligé de se déplacer en vêtements civils, c'est-à-dire sa tenue de gardien de chevaux. Se présenter au bureau du commandant habillé en cow boy, on aura tout vu. Non mais vraiment, ou avait-il la tête. A tous les entraînements, il avait montré ses capacités au combat au couteau et au tir. C’était l’un des meilleurs soldats de cette garnison. Mais avec l’uniforme, rien n’y faisait. Deux demandes de nouvel uniforme en deux ans de service, alors qu’on les leur changeait 4 fois pas an ! Il fallait le faire. Et encore, il avait réussit à en détourner trois sinon il en serait déjà à cinq demandes de renouvellement. La porte massive à double battant apparu devant ses yeux. Il était tellement perdu dans ses pensées qu’il n’avait même pas fait attention au chemin qu’il avait parcouru. Bon, quand faut y aller, faut y aller, et il frappa. Une voix pour lui tout aussi impressionnante que la première fois qu’il l’avait entendu le jour de son entrée sous les drapeaux.

-Entrez Man, vous êtes en retard !

Tout en essayant de paraître discipliné, il entra au pas et se planta au garde à vous devant le bureau de son commandant.

-Désolé de mon retard Commandant.

-Pas grave, repos soldat. Qui contrairement aux inquiétudes de Man paraissait parfaitement calme. Bon, je suppose que vous avez une idée des raisons de votre venue ici.

-Je m’en doute commandant. Mais vous savez, je ne comprends pas pourquoi j’en viens à perdre sans cesse ces uniformes et puis je suis désolé de me présenter devant vous habillé en civil mais je n’avais rien à me mettre. Et puis… Et il continua ainsi à s’excuser pendant cinq bonnes minutes et au plus grand désarroi de son commandant.

-STOP ! Man s’arrêta net de parler. Et repris sa position de salut. Il est vrai que ces histoires d’uniformes vont finir par me coûter cher mais c’est pour autre chose que je vous ai convoqué. Vous êtes actuellement Caporal n’est-ce pas ?
-Absolument Commandant. répondit-il en opinant du chef mais ne comprenant rien à la tournure de la situation..

-Bien, pour être direct, vous me posez quelques problèmes ici. Vous êtes un très bon soldat à l’entraînement, tireur d’élite et manieur de couteau hors pair…Mais concernant votre discipline, vous laissez à désirer. Vous laissez cotre couchage sans dessus dessous, vous perdez votre uniforme et je pourrais continuer ainsi pendant un moment. Voilà donc pourquoi j’ai décidé de vous emmener avec moi sur Gran Line. Dorénavant, là où j’irais, vous suivrez. J’espère ainsi que vous apprendrez la discipline et que vous pourrez atteindre un grade qui sera plus représentatif de votre véritable valeur.

-Je…. Je… Merci commandant, c’est un honneur pour moi ! Il n’en revenait pas, lui, le soldat le moins respectueux des règles d’éthique allait partir sur la route de tous les périls ! Et il allait même le seconder ! Cela lui paraissait tellement irréaliste…

-J’espère que vous êtes prêt caporal lança le commandant tout en se levant , nous partons dans dix minutes, et n’oubliez pas votre uniforme !

Le caporal Man partis alors au pas de course vers son dortoir pour récupérer ses armes et ses affaires. Dix minutes, mais il ne serait jamais prêt à temps ! Pendant ce temps, son commandant souriait.

*****



- Tous les autres hommes sur le pont, parés au combat ! cria la vigie du navire.

Man fut tiré de son demi sommeil par ce cris désormais bien connu de tout l’équipage. Non ! Pas possible ! Il avait encore oublié de se lever pour son quart ! Il se leva rapidement de son lit douillet, ah il y a des avantages à être lieutenant, pour y retomber aussitôt des suites d’un mouvement incongru du navire sur une vague plus forte que les autres. Se dressant de nouveau sur ses jambes fatiguées, il s’appuya à la cloison puis commença à marcher jusqu’au hublot où séchait son uniforme. Ouf, il était toujours là, au moins il ne se baladerait pas en civil pour une fois. Pas que ça le gênait mais bon, il se faisait réprimandé à chaque fois. Il tendit le bras pour le saisir quand soudain, pfiu, un coup de vent et Man vit son précieux pantalon et sa veste de lieutenant s’envoler vers l’immensité de l’océan.

-Merde ! Maintenant ça fait 17.

Une nouvelle secousse du bateau le tira de se rêverie sur le sort qu’allait lui réserver le commandant puis il se rendit compte de ce qui se passait. Toute la coque du navire raisonnait du bruit des soldats courant vers leur poste. On entendait des « aux armes » et des « tous sur le pont ». Une chose est sure, un danger s’approchait. Ce n’était pas la première fois qu’ils allaient affronter des pirates. Sur gran line, ils combattaient environ une fois par semaine mais à chaque fois c’était la même angoisse. Il enfila rapidement sa tenue habituelle, la civile, et s’arma de toutes ses rames personnelles. Deux grands couteaux pour le corps à corps, des dizaines d’autres pour le lancer qu’il rangea dans tous les recoins de se tenue et pour finir, son colt 45, qui n’avait encore jamais servis sur gran line et pour finir, son chapeau, pour se distinguer au milieu de ses hommes.

-Attention, ils vont tirer !

C’est sur ces mots que Man apparu sur le pont et pu voir le navire pirate qui avait décidé de leur faire la peau. Celui-ci était immense et devait compter au moins 2 fois plus de canons que ce petit bateau du gouvernement. Cette fois, le combat serait âpre. La première salve de coups de canon détruisit tout le bastingage tribord. Le fumée dissipée, des dizaines de corps gisaient sur le pont et des cris de douleur s’élevaient de tous le bateau. Parmi les morts, les restes des deux autres lieutenant de bord. Des collègues avec qui il avait toujours eut du mal mais les voir ainsi l’ému quelques peut. A peine une seconde, il les pleurerait plus tard, quand le combat serait terminé.

-Man, par ici ! lui lança le commandant depuis le gaillard d’arrière Par ici !

Pendant qu’il enjambait les débris de corps et de bastingage pour rejoindre le gaillard d’arrière, il vit le navire ennemi se rapproché du leur, le véritable combat allait bientôt commencer. Les quelques marches menant au poste de pilotage lui parurent extrêmement longues à monter tellement la pression dégagée par le navire adverse était grande.

-Lieutenant, dépêchez-vous, nous n’avons pas beaucoup de temps !

Surmontant le brouhaha des combat d’abordage qui commençaient à l’avant du navire, Man répondit au capitaine.

-Pas beaucoup de temps pour quoi commandant ? Nous ne sommes pas pressé pour nous battre !

-Je le sais bien mais il faut sauver ce que nous transportons, ils ne doivent pas l’avoir ! Expliqua-t-il en montrant le coffret à ses pieds

-Moi je veux bien répliqua le lieutenant , mais…… Man esquiva de peu l’homme qui venait de sauter depuis le pont adverse. L’homme avait failli le couper en deux grâce à la force de sa chute mais Man avait à l’évidence plus d’expérience, et aussi avait eut la chance de le voir arriver. Il agit alors avec la rapidité des gestes longuement répétés du soldat surentraîné. Saisissant l’un de ses poignards de corps à corps dans la main droite, il repoussa le bras de son adversaire tentant un coup de taille de la main gauche puis il enfonça méthodiquement sa lame dans l’estomac du pirate. Au même instant, le commandant avait dégainé son sabre et entrepris de décapiter un autre adversaire qui avait osé l’affronter.

-Mais que comment voulez-vous sauver ce coffret, je ne pourrais jamais les retenir assez longtemps pendant que vous gagnez le rivage !

Le cris d’une nouvelle vague d’abordage résonna dans sa tête, la fin était proche. C’est alors que le commandant le pris par le bras.

-Prenez ce coffre Man, et gagnez le rivage. Vous pourrez peut-être leur échapper à terre. Je vous couvrirais.

-Mais commandant vous allez…

-Ne discutez pas Man, ce coffre est vital ! S’ils vous rattrapent, détruisez-le, ils ne doivent pas l’avoir !

Après ces derniers mots, le commandant poussa Man vers la chaloupe arrière afin qu’il puisse fuir. Alors que le lieutenant commençait à descendre le long de la coque, le commandant attrapa un baril de poudre de 5 litres comme s’il s’était agit d’un simple oreiller, puis il jetât un dernier coup d’œil vers son lieutenant, un regard qui voulait dire bonne chance.

Man s’éloigna rapidement des deux navires où le bruit des combat allait en s’amenuisant. Ses compagnons d’arme devaient avoir tous rendu l’âme . C’est alors que, surplombant la mêlé, la voix si puissante du commandant lança un ultime cris de guerre avant de disparaître dans une explosion. Le coffret qu’on lui avait confié calé entre ses deux jambes. Une pensée pour cet homme brillant qu’avait été son commandant. Puis avec un sourire ironique sur le visage, ce commandant était sûrement l’un des grands de cet océan. Mais déjà, les pirates envoyaient des hommes à sa poursuite, il accéléra, ses jours étaient comptés…

-Pourquoi faut-il que ça m’arrive à moi.

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