Chapeau de Paille RPG

Un forum en jeu de rôle basé sur l'univers du célèbre manga One Piece.
 
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 Une tarée et un piaf à l'abordage. [Pv Flint]

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Chame Dokuro
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MessageSujet: Une tarée et un piaf à l'abordage. [Pv Flint]   Ven 30 Oct 2009, 22:28

    J'étais étalé sur mon rafiot, à me faire cramer par cet horrible soleil qui prenait un véritable plaisir à me faire mal aux yeux, enfin plus exactement à l'œil. Il n'était pas encore capable de régler l'opacité de mon cache-œil que j'avais devant l'œil droit. Haha. Donc en un sens, j'étais la gagnante dans cette histoire. Et j'étais fière, particulièrement fière, même si la mort approchait lentement de moi. Je la vis arriver, tenter de m'arracher la peau avec sa faux, mais je fus bien obligée d'expliquer à madame la mort que ce n'était pas le moment et elle est partie. Encore une fois, j'étais vraiment très fière de moi. Même si je n'avais pas de quoi, à vrai dire. C'est là, dans ces moments, que je ne me comprenais pas. Il y avait quelque chose qui n'allait pas chez moi, que je ne pigais pas. Il m'arrivait souvent d'avoir des pensées très sanglantes, j'y prenais plaisir, et deux minutes plus tard, je me mettais à pleurer en me disant que c'était horrible, que je ne pouvais pas penser à des choses pareilles, que je devais me punir et que j'étais une vilaine fille. Il m'arrivait même parfois de me faire la morale à moi-même, d'entrer en conflit avec moi-même, de m'auto-contrarier et de me disputer avec personne d'autre que moi. Bizarre, je suis bizarre. Je suis toute pleine de mystères, tout comme ce monde, mais après tout, même si je suis bien petit à l'échelle de la planète, je suis un élément qui la constitue. Il est donc normal que je sois tout aussi étrange qu'elle, même si je ne pense pas qu'un tel caractère soit très naturel. Passons.

    J'avais beau en connaître un rayon sur la navigation, là, je dois vous dire que même mon talent ne pouvait plus rien faire pour moi. Il m'était arrivé quelque chose de vraiment incroyable, et lorsque j'ai raconté ça à un oiseau qui passait par là, il ne m'a pas cru. Il s'est bien moqué de moi en plus, enfin je suppose, à mon avis, quand les oiseaux font des bruits bizarres c'est pour se moquer des gens. C'est comme les humains non ? Moi, je suis persuadée que les oiseaux communiquent avec les autres oiseaux de différentes manières tout comme nous le faisons. Si ça se trouve même, ils ont une technologie bien plus avancée que la nôtre, peut-être même ont-il créé un monde au dessus des nuages que personne n'imagine ! À vrai dire, j'ai toujours su qu'il y avait un monde différent au dessus de nos têtes. Sur Monochrome Island, je me souviens qu'il n'y avait jamais de soleil, toujours la lune et ses étoiles même en plein jour. Je m'y étais habituée, mais je ne pense pas que ça soit dans l'ordre des choses un truc pareil, à mon avis, il y a quelque chose au dessus de cette île qui a dû arrêter le temps là-bas. Je ne sais pas. Quand j'y repense, ma mémoire en ce qui concerne Monochrome Island est très floue, je ne me rappelle de rien, c'est comme si on m'avait effacé la mémoire. Ça m'énerve des fois, à chaque fois je me dis que je vais m'en rappeler mais il n'y a rien à faire, c'est le flou absolu. Ça m'embête un peu mais ça doit certainement vouloir dire que je ne dois pas m'en souvenir et que cela rendra sans doute ma vie meilleure. Il faut bien que je me fasse une raison.

    C'est fou, je m'emmerdais, j'avais envie d'arracher les clous de ma putain de barque et de m'amuser à les balancer à la gueule de ces oiseaux de merde. Je coulerais comme une débile, mais bon, de toute façon je suis définitivement perdue sur ce vaste océan. Et je n'arrive toujours pas à croire que j'aie une double personnalité non contrôlée et absolument niaise, je ne l'aime pas, pourquoi suis-je obligée de me comporter ainsi par moments ? Je me comprends pas moi-même, je suis bizarre, étrange, bref. En tout cas, j'étais crevé, j'avais la dalle et je me disais que même si je me trouvais sur une île déserte ou peuplées d'hommes singes comme ce bon vieux Tarzan, je m'en contenterai. Je ne sais pas pourquoi, mais honnêtement, je pourrais me contenter de tout, là. Même d'avaler une merde de roi des mers. Mais à quoi je pense bon sang ? Il faut se ressaisir ma vieille, c'est pas comme ça que tu vas survivre. Allez, un peu de cran. On prend sa petite hache et on pêche ! ... Non, en vérité, j'avais la flemme, la grosse flemme. Cela faisait deux jours que j'étais dans ce merdier et mon estomac hurlait famine, mais les poissons, eux, me hurlaient de ne surtout pas les bouffer. De toute façon, je n'aime pas le poisson cru, et je ne pouvais pas vraiment faire de feu de camp sur une barque, ça aurait été assez ironique que je me coule moi-même. Je sais nager, très bien même, mais j'ai pas envie de faire des longueurs exorbitantes pour arriver à la prochaine île moi ! Je préfère autant laisser les flots me porter jusqu'à ma chance. Bien que je n'en ai absolument pas. Non, plus poisseuse que moi, je crois que ça n'existe pas. Même ces pauvres petits poissons qui se font béqueter par les mouettes toute la journée ont plus de pot que moi.

    Un oiseau vint se poser devant moi, sur une planche qui était à moitié zigouillée, et il me regarda fixement comme un phénomène de foire. On ne peut pas dire que je sois ordinaire, je sais, mais il ne faut pas exagérer. Allez, vire de là, c'est pas un spectacle. Je tapai du pied pour qu'il se tire. Mais il se reposa sur la barque deux secondes après. Alors que je lui faisais des grimaces terrifiantes, il vint me piquer le front avec son bec, croyant certainement que j'étais un gros poisson, et ce crétin eut droit à un coup de pied au derche. Bref, les heures passaient, je m'ennuyais, lui aussi, au moins j'avais quelqu'un pour me tenir compagnie, même si c'était juste un piaf sans importance. À vrai dire, je m'ennuyais tellement que je décidai de lui donner un nom, et oui, maintenant qu'il était à mes côtés (même s'il avait forcé un peu), il lui fallait bien un nom, je ne comptais pas l'appeler « le piaf » jusqu'à la fin de ses jours. Oui, car il allait certainement crever avant moi. Ce n'était pas très joyeux de penser ça, je le sais, mais que voulez-vous, ma mauvaise humeur était plus forte que moi. Je réfléchis donc au nom que je pourrais lui donner, et j'y ai réfléchi longtemps parce que je n'avais absolument aucune idée. Comme quoi, on a beau avoir de l'imagination comme moi, quand on s'ennuie, c'est le vide total. Je pris donc au pif un enchainement de syllabes qui me vint à l'esprit après deux heures de réflexion.


    « Morris ! Tu es baptisé. »

    Ah, c'était décidé, c'était le nom parfait pour cet abruti. À nouveau, j'étais super fière de moi. Pourtant il n'y avait pas de quoi. En plus, aussitôt après l'avoir baptisé, je retombais dans l'ennui le plus profond à attendre que ma chance tourne. Que c'est malheureux, tout de même. Au bout d'un moment, l'ennui se fit tellement ressentir que je fus emportée par le sommeil, et je m'endormis pour quelques heures. De toute façon, du temps à perdre, j'en avais et j'en avais beaucoup. Vraiment beaucoup. C'est alors que je me suis réveillée en sursaut, car ma barque entra en collision avec un objet dur encore non identifié et elle se brisa. Plutôt brutal comme réveil. Je me retrouvais à couler comme une andouille, oubliant que je savais nager. Il me fallait un moment pour vraiment être réveillée. Lorsque je me rendis compte de la situation, je remontai immédiatement à la surface et ce cher Morris vint se poser sur ma tête en me narguant comme il savait si bien le faire. J'avais envie de le tuer, mais bon, en fait je n'allais pas le faire. C'est là que je me suis rendue compte que ce n'était pas un simple objet sans intérêt que j'avais percuté mais une mangrove. C'était l'archipel Shabondy, il me semblait... oui, je pense que c'était ça. Un archipel comme celui-là, il n'y en avait pas deux au monde. Au moins, j'étais sauvée, et finalement, je pense que j'ai un minimum de chance.

    J'étais quand même assez secouée par ce qu'il venait de m'arriver, quelque chose de pas très commun tout de même, ça n'arrive pas tous les jours. J'étais comme bourrée. J'avais toujours très mal tenu l'alcool, mais si je suis bourrée même quand je ne bois pas, c'est un comble ! Je n'en pouvais plus, j'étais sur les nerfs, à deux doigts d'étrangler cet abruti de Morris, mais j'étais à bout, tellement que je me suis évanouie une fois sur la terre ferme.

    Où est-ce que je suis ? Je ne le savais même pas. Je ne me souvenais plus de ce qu'il venait de se passer. C'était étrange, j'avais mal à la tête, comme si je venais de passer à la machine à laver. Je me sentais un peu chiffonnée, patraque. Crevée. C'est horrible. Je regardai partout, sans comprendre. Mon mal de tête était atroce, j'avais l'impression d'avoir un gros clou enfoncé dans la tête, bouh ! Pourtant je sentais que mes membres étaient en pleine forme, qu'une envie de sauter partout me rongeait pour une raison qui m'était totalement inconnue. Alors au lieu de passer pour une disjonctée, je me suis levée et en compagnie de Morris, je suis partie vers un endroit un peu plus peuplée que le bord de l'archipel, histoire de ne pas trop perdre mon temps à regarder le temps passer. Et mon mal de tête passerait certainement lui aussi. Alors à quoi bon.


    « J'aime la route et les chemins... sentir la rosée du matin...
    *-SBAM*
    -Uhaaarg ! »

    Je me pris un coup de bec sur le crâne. Je sais que je dis des bêtises mais c'est pas la peine d'être violent ! Je pense qu'un jour, je rédigerais une thèse avec pour sujet principal « en quoi égorger les oiseaux rend-il le monde meilleur ». Oui, parfaitement, et je le pense en plus. La seule chose que j'aime vraiment, c'est les fleurs, je ne sais pas pourquoi mais je pourrais mourir pour une fleur. Ce sont des êtres vivants en plus, je déteste voir des gens les cueillir. Bref, ce n'est pas très intéressant... je me frottai la tête avec agacement, et j'étais prête à lui arracher le bec, mais j'eus un vertige. C'est vrai, je n'avais rien avalé depuis un long moment, je n'avais plus beaucoup de force et j'allais mourir dans d'atroces souffrances si ça continuait. Et encore, j'étais gentille en disant ça.

    « Grah, j'ai les crocs... »

    Je me suis à nouveau écroulé par terre, à bout. Encore une fois, je n'en pouvais plus. J'espérais encore qu'une bonne âme me viendrait en aide, il le fallait, et puis après avoir atterri sur Shabondy alors que j'allais mourir en pleine mer, je crois que je peux tout espérer, ça arrivera ! L'espoir fait vivre, après tout. J'étais sur un chemin de galets et à trois mettre d'un bâtiment quelconque, il y avait des chances pour qu'on me sauve. Pitié. Je suis trop jeune pour mourir.

    « FAAAAAAAAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIM ! AU SECOUUUURS ! JE VAIS MOURIR ! »

    Alléluya. Je passais pour une vraie tarée, mais bon, j'avais le choix entre la vie et la mort.
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Flint Lesthat
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MessageSujet: Re: Une tarée et un piaf à l'abordage. [Pv Flint]   Dim 01 Nov 2009, 20:22

Trois jours en mer pour livrer un rapport concernant la division de Barnum et la malédiction habitant son épée pour qu'au final... on me fasse refaire le voyage à Shabondy pour mettre en place la nouvelle unité chargée de cette position stratégique. Voilà comment faisait l'Armée pour occuper la semaine de ses officiers un peu trop inoccupés à son goût. Je me trouvais donc ainsi affalé dans le hamac qui me servait de lit, à l'intérieur du Legendary Shadow, me balançant au gré de la houle sans réellement y prêter attention. Depuis le temps que l'on était sur la mer, Shabondy ne devrait pas être loin. Alors que je pensais à cela, les images des évènements s'y étant déroulés récemment me revenaient par flash. Je n'aurai pas su dire s'il s'agissait de ma mémoire qui venait taper la discussion avec mes yeux pour venir me troubler et m'embêter par tous les moyens, ou si c'était un coup de cette fichue lame noire qui voulait jouer avec mon mental pour se divertir. Toujours était-il que de revoir Phinéas D. Barnum dévorer ses compagnons avec un air ravi et totalement dément n'était pas ce qui se faisait de mieux pour trouver le sommeil. Surtout que je venais juste de me dire que le nettoyage n'avait pas été fait près des entrepôts et que les morceaux de cadavres devaient toujours s'y trouver. Pour une fois, j'espérais que les légendes urbaines sur les coyotes anthropophages géants de Shabondy soient une réalité et non un mythe. J'espérais, ou plutôt je rêvais, que ces créatures aient nettoyé le site juste avant ma venue et, pourquoi pas, aient organisé un banquet en mon honneur avec un ruban qu'on coupe grâce à une paire de ciseaux six fois trop grande, ainsi qu'un magnifique gâteau, une pièce montée idéalement.

Non, finalement, ce devait être mon esprit qui me jouait des tours... ou cette lame était une véritable fêlée et je l'ignorais complètement.

Le sifflet du second retentit enfin, signe de l'arrivée près des côtes. Me relevant rapidement en saisissant les fourreaux contenant mes deux épées, je montais les escalier en positionnant ces derniers à ma ceinture, mes habits de céleste demeurant toujours aussi voyants. A dire vrai, les larges et amples vêtements noirs parsemés de motifs écarlates et orangés faisant attrait au feu n'étaient pas ce que l'on pouvait trouver de plus discret, même sur Grand Line. C'était d'ailleurs la raison première pour laquelle je prenais avec moi ma cape brune à capuchon, pour dissimuler tout ce tintamarre. Même si j'étais très attaché aux traditions de mon île, ce n'était pas non plus une raison pour me trimballer une cible marquée "Je suis là, si vous voulez me tirer dessus, ne vous gênez pas !". Et en plus, mes vêtements normaux étaient encore au lavage... Mais bref, plissant les yeux à cause de la rétraction de mes iris due à la lumière violente du soleil, je montais les escaliers en essayant d'éviter de devenir aveugle. Posant ma main dans la poche droite de mon pantalon, j'en sorti une petite boîte dans laquelle se trouvait plusieurs lentilles de contact identiques. Posant l'une d'entre-elle sur mon œil bleu, je masquais la particularité qu'était cette paire d'yeux manquant cruellement de similarité, l'un étant bleu et l'autre marron. Bref, toujours ce qui demeure gênant pour passer inaperçu. Au moins maintenant, les deux semblaient pareil, à savoir d'un brun profond et intense. J'avais (enfin) l'air normal... sauf au niveau vestimentaire mais que voulez-vous, un peu de fantaisie ne fait jamais de mal.

En fin de compte, je voyais les quelques marins autour de moi s'agiter pour rentrer les voiles noires tandis que nous approchions d'un quai. Enfin la terre ferme. Un peu de marche ne me ferait pas de mal, les fourmis que je sentais dans mes jambes commençant à me taper sérieusement sur le système. Au bout de quelques minutes, les Mangroves ombrageaient totalement le navire tandis que nous amarrions. Ne perdant pas un seul instant, je sautais pour mettre pied à terre tout en m'étirant, relevant mon manteau tout en poussant un râle de "bon dieu que ça fait du bien !". Maintenant, restait à faire le plus dur : marcher. Oui je sais, je ne suis jamais content et je râle qu'on soit en mer ou à terre, mais bon, je ne vais pas non plus m'accommoder de tout ce qui m'arrive et juste dire que c'est suffisant. Si on peut râler pour avoir plus, râlons pour avoir plus ! On nous donne la main, prenons le bras... et quand on a le bras... bah on prend le reste quand même. Tandis que je méditais sur le sens profond de cette intense réflexion, j'en vins à mettre mon capuchon pour éviter que l'on puisse voir mon visage. Un brin de mystère n'est jamais malvenu... et puis le côté ténébreux fait parfois craquer les filles, cela renforce l'impression de danger qui les excite si facilement. Mais bon, pour une fois je n'étais pas là pour me détendre, bien qu'un détour au parc d'attraction ne m'aurait pas déplu, histoire de me décontracter un peu après toute cette histoire.

C'est alors que par un étrange coup du hasard, je me retrouvais devant le Mangrove dudit parc d'attraction. Damned ! Le hasard fait vraiment bien les choses dîtes moi ! J'aurai voulu le faire exprès que je ne m'y serais pas pris autrement... peut-être parce que je le faisais exprès en réalité mais bon. Ni une ni deux, je faisais signe aux hommes qu'ils avaient une permission d'une... non, deux heures, avant que l'on ne se retrouve à l'entrée. Voyant cette bande d'excité crier de joie de manière très discrète... ou tout du moins assez discrète pour nous faire repérer par la moitié des passants, je décidais de m'éloigner d'eux pour me livrer à mes propres joies de la détente. En une heure, je m'étais un peu baladé en énervant les tenanciers des stands de tir qui n'aiment visiblement pas quand des membres de l'armée viennent leur faucher leurs peluches. Mais n'ayant aucune utilité de ce genre de chose, j'en avais donné la plupart à une bande de gamins qui voyaient en ces morceaux de coton un véritable saint Graal. Je n'avais plus qu'un prix en main, à savoir une poupée en porcelaine qui, peu importe sous quel angle je la regardais, me fichait une chair de poule assez virulente. C'est vrai que ce genre de chose a toujours eu le don de me faire flipper. Ça et les clowns... surtout les clowns. Mais ne nous attardons pas sur ma colorophobie car hormis m'avoir poussé à mettre un coup de pied aux fesses de l'un des membres du cirque environnant parce qu'il avait surgi comme un taré devant moi en croyant m'amuser, cela n'est pas vraiment pertinent.

Bien sûr, les choses les plus plaisantes connaissent souvent une fin brusque. En somme, alors que je dégustais une glace format géant au parfum vanille, l'un des matelots provisoires du Legendary Shadow vint à m'interpeler. Visiblement, il se passait quelque chose près de l'entrée si l'on en jugeait son air affolé et l'attroupement présent sur place. Me ramenant tranquillement, main droite tenant la glace et main gauche dans la poche, je me frayais un chemin parmi la foule pour finalement découvrir... un scaphandrier ? Qui c'était ce bonhomme en plein milieu de la route qui se pavanait avec une combinaison de plongé ? En tout cas, son regard hautain à la "Je suis le maître du monde" me collait une gerbe aussi brusque que violente. D'accord, le délit de sale gueule n'est pas une chose louable, mais j'avoue que l'aura qui émanait de ce guignol me déplaisait fortement. Et cette bulle sur le crâne, c'était pour quoi ? Alors que je réfléchissais à cela, tout devint clair lorsque l'un des passants prononça le mot de Tenryuubito. Ah... voilà où j'avais entendu parler de cochonnerie en tenue ridicule ! C'en était assurément un, et, en plus de cela, un membre du peuple que l'Armée Révolutionnaire se devait d'éradiquer. Bien sûr, le fait qu'il se trouve à proximité du Quartier Général de la Marine risquait d'être un sérieux problème si je me mettais à vouloir faire des heures supplémentaires en zigouillant cette arsouille. En plus de cela, la demi-douzaine de gardes qu'il trimballait avec lui risquait de poser problème... enfin, le genre de problème se réglant en deux secondes. Mais deux secondes, c'est un luxe qu'il faut conserver lorsqu'il s'agit de fuir de cette zone. Non, mieux valait laisser courir, même si un Tenryuubito seul avec sa garde était une belle occasion. Mes ordres n'étaient pas d'assassiner pour le moment. Mieux valait rester en dehors de cela.

Bon... évidemment, alors que je venais de me dire cela, un nouvel élément vint à se mêler à tout cela. En effet, l'attroupement n'était pas principalement du à la présence du noble de Mariejoa, mais plutôt à la scène qui se dérouler à cause de lui. Une pauvre gamine se trouvait "au milieu de la voie" où notre cul-brillant nous faisait l'immense honneur de sa traversée. Il pouvait quand même contourner la fillette qui, qui plus est, n'était pas très épaisse et lui demanderait tout au plus l'effort colossal de faire deux pas en plus. Bah non... elle lui faisait l'affront de crever de faim juste devant ses yeux. Ces jeunes je vous jure ! Même pas capable de clamser en silence et hors du chemin des nobles ! Voilà tout du moins ce que ce disait cet ahuri avec sa bulle et son costume lui donnant un air encore plus demeuré qu'il ne l'était (et pourtant la tâche s'avérait très ardue). Voilà qu'à présent, il pointe son arme vers elle et s'apprête à tirer. Bon, okay, je ne dois pas m'impliquer et me faire remarquer mais quand même. Après tout, le devoir de l'Armée Révolutionnaire, c'est quand même de libérer les peuples du joug de ce genre de mariolle... en somme, laisser cette fillette mourir sous mes yeux reviendrait à renier l'idéal révolutionnaire. Quelle merde... m'enfin, je suis plutôt méconnu dans les bases de données de la Marine alors bon, je pouvais quand même me permettre de temps à autres une irruption assez fulgurante.

Serrant les dents, excédé par ce que j'allais moi-même faire d'ici peu, je mis la main sur la poignée de Sogyo no Kurayami. Mieux valait d'abord se débarrasser des six Men In Black avant de s'occuper du gugus en blanc. Pour cela, l'avantage de la surprise est assez intéressant à exploiter. Hop, un Saki balancé d'un seul coup en direction des quelques concernés... sauf que ne maîtrisant pas encore cette fichue épée maudite, je l'ai propagé à toute la foule se trouvant de l'autre côté du chemin aussi. Résultat : les gardes et le Tenryuubito ont ainsi vu une lame noire leur traverser le corps... en même temps qu'une soixantaine de pauvres arsouilles sans rapport avec tout ça. Bon bref, pas le temps d'aller m'excuser pour eux. Après tout, ce n'était qu'une simple illusion qui s'estompait en un instant. Profitant de la surprise, je fini par balancer un Kurayami Tenshô qui faucha les six gugus dans une explosion noire. Bien sûr, cela suffit à focaliser l'attention de tout le monde sur cette attaque et non plus sur l'illusion qu'ils avaient eu. Mais bien entendu, le but du Saki lancé précédemment était justement de me créer une ouverture pour balayer ces quelques gardes avant de me charger du "gros poisson". J'ignorais si le mouvement de panique était du à mon attaque ou au fait que le Tenryuubito était énervé et risquait de se mettre à appeler un Amiral. Mais bon, ce n'était pas un bibendum qui allait m'effrayer, surtout avec des vêtements aussi ridicules.

Un pas rapide et je venais de passer à côté de lui à une vitesse qu'il n'avait probablement pas pu suivre étant donné qu'il n'était même pas un combattant. Rangeant Sogyo no Kurayami dans son fourreau, c'est à l'instant où il fut bien enfoncé dans ce dernier que le noble senti sa chair se déchirer au niveau de l'abdomen, montrant qu'à défaut d'être plié en quatre par une blague que j'aurai lancé sans le vouloir, il était désormais tranché en deux. Okay, je sais, j'ai déjà fait cette remarque drôle en tranchant Barnum de la même manière mais bon, que voulez-vous. J'essaierai d'innover la prochaine fois que je couperai quelqu'un en deux de cette manière. Il y eut cependant un bref silence qui dura exactement quatre secondes. Après quoi... une panique violente, presque proche de la folie, envahi l'ensemble du parc d'attraction. Les hommes d'équipage, eux, me fixaient avec un air pour le moins abasourdi... un peu comme s'ils se disaient "Mais il a vraiment fait ça cet abruti ?!". A peine un instant après que la foule se soit enfuie, l'un d'eux me posa la question la plus stupide possible dans une telle situation, à savoir : on fait quoi maintenant chef ? Ma réponse fut bien entendu à la hauteur de leurs espérances.


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On se tire tout de suite bande de dégénérés ! Vous ne croyez pas que je vais rester sur le lieu où je viens de trancher la poire en deux avec un Tenryuubitô en attendant qu'un amiral se pointe pour nous faire la fête !

Quoi ? Vous vous attendiez à un "On reste et on fait face" ou un "On meurt avec honneur" ? Non mais faut vous faire soigner ! Toute personne sensée ayant porté la main sur un noble de Mariejoa prend ses jambes à son cou, surtout si ledit noble est passé de vie à trépas à cause de cela. Tout en hurlant sur ces idiots, j'avais saisi le poignet de la fillette en commençant à courir comme si j'avais le diable aux trousses. Temps pour préparer le navire au départ : en moyenne quatre minutes trente. Temps pour que la Marine débarque après un tel truc : deux minutes pour l'apprendre, et entre deux à cinq minutes pour arriver selon la disponibilité de leurs effectifs. La question ne se posait pas, il fallait courir comme si notre vie en dépendait... car c'était à dire vrai, le cas. Bon, peut-être aurais-je couru moins vite si j'avais su qu'actuellement, les membres d'Ashura se chargeaient déjà de mettre un bordel monstrueux à Mariejoa en mobilisant l'ensemble des forces de la Marine présente en ce lieu. Mais n'en sachant rien, j'avais à l'esprit l'image de moi pendu au bout d'une corde et je devais avouer que cette vision ne me plaisait guère. En plus, un foutu piaf ne cessait de courir après la gamine en me martelant la tête. Fichue mouette ! Si j'avais une seconde à perdre je l'aurai sans doute plumée mais la situation n'exigeait pas de perdre du temps de cette manière. Mieux valait une bosse sur le crâne plutôt qu'une corde autour du cou. Courant comme un dératé, je jetais néanmoins un coup d'oeil à la gamine que je trimballais tout en tentant une approche autre que "Bon sang sale gosse tu m'as fichu dans une merde monstre". Je décidais finalement de me lancer une fois que nous fûmes arrivés dans l'un des entrepôts environnants, ce qui nous fournirait sans nul doute une cachette temporaire en attendant d'avoir une opportunité de quitter ce bourbier.

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Chame Dokuro
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MessageSujet: Re: Une tarée et un piaf à l'abordage. [Pv Flint]   Lun 02 Nov 2009, 03:07

    Je ne sais pas pourquoi, mais je sentais que j'allais mourir. Ce genre de pressentiment que l'on déteste et que l'on a, comme ça, alors qu'on ne sait même pas pourquoi... pourquoi avais-je cette impression si peu... délectable, dirons-nous ? Il y avait de quoi avoir peur, vraiment, mais à vrai dire, il y avait quelque chose qui bloquait. Je butais sur un truc qui me forçait à ne pas m'inquiéter malgré cette ombre qui s'était étendue sur moi, et son propriétaire que je ne voyais pas parce que le soleil derrière lui m'empêchait de voir son visage. Je voyais que sa tête était dans une sorte de bocal, un truc étrange du genre, enfin honnêtement je n'y ai pas beaucoup réfléchi. Dans ce genre de moment flippant, je me pose des questions diverses et variées mais pas vraiment la question du gars qui se plait à s'enfoncer la tête dans un bocal. Enfin qui sait, peut-être que cela peut arriver. Quand on me connait, on peut s'attendre à voir débarquer des petits hommes verts, et on ne s'en étonnera même pas ! Mais bon là, je me demandais quand même qui pouvait bien être ce type. Ou cette fille. Je ne savais pas vraiment si c'était une femme ou un homme, c'était difficile à déterminer, vu sa silhouette ignoble il aurait pu être à la fois un homme gros et crade comme il aurait pu être une pauvre femme qui souffre de boulimie aigüe. Par contre je sentais son regard me trucider de haut en bas, dans tous les moindres recoins, j'avais l'impression d'être un peu de trop sur le passage. Je l'étais, par ailleurs, mais le tonnerre qui retentissait dans mon estomac m'empêchait de m'en apercevoir de moi-même. Je voyais plusieurs ombres, des gens qui poussaient des cris d'indignation ou de terreur, je ne sais pas trop en vérité, mais c'était flippant. Je ne savais pas quoi faire. Et j'étais en trop mauvais état pour songer ne serait-ce qu'une seule seconde à dégager du passage.

    Je me suis contenté de relever la tête en passant ma main au dessus de mes yeux pour atténuer la puissance des rayons du soleil, le temps que ma pupille s'adapte à la lumière. Je le regardais. Cet homme habillé en astronaute qui me fixait avec son petit air indigné. C'était moi l'indignée dans tout ça, vous croyez peut-être que ça m'amuse de crever la dalle et de devoir hurler au secours pour qu'on vienne me remplir la panse ? Ca m'amuse pas, je n'y prends absolument aucun plaisir et si je pouvais me démerder par mes propres moyens à ce moment-là ça aurait été parfait ! Mais comme toujours, je n'ai vraiment pas de chance. Enfin, je commençais à être habituée. Il faut déjà être une sacrée malchanceuse pour se paumer dans Grand Line en ayant juste une barque et un piaf avec soi. Mais c'est vrai que j'avais pu arriver jusqu'à cet archipel, c'était déjà pas mal. Enfin ceci dit, ça m'aurait pas déplu non plus de tomber sur une île de pauvres paysans qui m'auraient accueilli dans leur modeste demeure dans la joie et dans la bonne humeur. Parce que les types louches, je commençais à en avoir ma dose. Oui, vraiment. Mais cet hurluberlu dépassait de loin tout ce que ma petite tête bornée pouvait imaginer... j'étais... choquée. Ses énormes sourcils horribles étaient dégoûtants et il avait une tête d'alcoolique. Je suis sûre qu'il avait mauvaise halène en plus. Erk. Mais c'est là que je me rendis compte que je le jugeais sans le connaitre. Je me surpris moi-même à mal me comporter avec un inconnu, ce fut le choc intégral. Après quelques secondes de silence, je me giflai pour me punir et me faire comprendre que ce n'était pas bien. Il fallait bien que quelqu'un m'apprenne la discipline.

    En tout cas, mon pauvre Morris avait la grosse trouille, il tremblait comme une gelée dégoûtante qu'on s'amuserait à tâter avec un bâton. C'était rigolo vu sous cet angle. Mais lui il n'avait pas l'air de rigoler. Ce que je ne comprenais pas. Je remarquai aussi d'ailleurs que nous avions un large public, ce qui me surprenait. Plus le temps s'écoulait et moins je comprenais ce qu'il m'arrivait. C'était qui ce type ? Pourquoi tant d'agitation pour si peu ? Sur mon île natale, j'ai grandi dans l'ignorance totale du monde et de toutes ses merveilles, il y a tant de choses que je ne sais pas... et ce n'était pas en restant figé à admirer le spectacle avec les pétoches que ces braves gens allaient me filer un coup de main... j'étais bloquée et trop stupide pour penser à bouger mon cul du chemin, enfin de toute façon, je n'avais plus assez de force pour ça. Deux jours sans rien bouffer, pour moi, c'est l'enfer. Les repas chez Chame, c'est sacré ! Alors qu'on m'apporte tout le stock d'un resto avant que je fasse exploser l'île ! Non mais. Et puis quoi ? Le bluff peut très bien marcher si je sais faire preuve d'un minimum de persuasion. Mais bon celui-là n'avait pas l'air de vouloir plaisanter, alors j'ai préféré tout simplement rester silencieuse. Ca valait mieux pour ma pomme si je tenais encore un peu à la vie. Evidemment que j'y tenais, oui, mais bon... disons que j'étais pas seulement en face d'un type pas net mais aussi en face d'un énorme problème... bref, je ne vais pas m'éterniser. Le type en question était suivi par des gars qui avaient l'air d'être un truc du genre une garde personnelle... je commençai à me faire un peu de souci... oui, je commençai juste, j'avais un temps de réaction quelque peu ralenti par rapport à la normale.


    « Hum... il y a un problème ? »

    Juste après que j'aie posé cette question, il pointa son arme dans ma direction, prêt à m'abattre comme il se devait. Je me figeai. Allait-il vraiment me tuer ? Là, tout de suite, je ne savais pas comment réagir, je me disais que la moindre seconde était importante et avait un rôle dans ma survie. Alors tout un tas de solutions me passèrent par la tête en une seconde : le mordre, le griffe, lui sauter dessus et le massacrer à coup de hache, lui lancer Morris dessus pour qu'il le bombarde de coups de bec... non, en fait, c'était une mauvaise idée, il n'allait pas tenir longtemps contre un mec armé et de toute façon il n'avait pas l'air très volontaire. Là je ne savais vraiment plus du tout quoi faire. Mais tout se déroula très rapidement, tellement que j'eus à peine le temps de m'en rendre compte, ça faisait peur quand même. Un grand bruit se fit entendre et la foule commença à paniquer de plus belle, de même pour le type en blanc et ses potes habillés en noir. C'était la grande panique qui s'était installée. Moi je ne comprenais rien à ce qu'il se passait, alors je me suis contenté de me boucher les oreilles et de fermer les yeux pour ne pas assister à la scène, parce que je me disais que forcément j'allais en être victime. Ce que je ne savais pas, c'est qu'au contraire, on essayait de me sauver d'une morte certaine. J'étais sans doute trop naïve et trop excentrique pour m'imaginer une seconde que l'on puisse me venir en aide... probablement ça, oui.

    Je sentais que ma fin était proche ! J'aurais pu crier, vitupérer, hurler, protester, m'énerver, pester, jurer, appeler à l'aide, au secours, à la rescousse, au meurtre, au crime, à l'assassin, à l'assaut, à l'attaque, à l'abordage, à l'hôpital, allô bonjour je veux une tarte à la fraise s'il vous plait ! Au revoir gentil petit Morris, j'aurais été enchantée de faire ta connaissance, même si ce petit plaisir ne fut que éphémère... bref, je partis donc dans un délire d'hystérique qui ne sait plus où donner de la tête. Mais c'est alors qu'il y eut à nouveau un grand silence. Je levai la tête avec précaution et je sursautai comme si j'avais un zombie en face de moi en voyant le type habillé en astronaute tomber pile en plein milieu de mon champ de vision, tranché en deux, dégoulinant de sang de partout. Argh. Choc extrême. J'étais passée pas loin de la crise cardiaque.



    « Vous croyez qu'il est mort ? »

    Question vraiment débile de ma part, il faut l'admettre, et je ne pense pas qu'un pauvre gars qui se soit fait découper en rondelle puisse être toujours vivant après ça. Mais deux secondes plus tard, la foule fut encore plus paniquée, comme si une météorite allait s'abattre sur l'archipel. Tout le monde prenait la fuite en hurlant. Ca faisait peur. Et moi, pauvre idiote, je ne comprenais toujours pas ce qu'il m'arrivait, qui était ce mec, et puis surtout... qui l'avait buté. Je me suis retournée lentement, comme si j'étais une machine, complètement raide et moi-même un peu paniquée je dois l'admettre. Quand tout le monde hurle de peur comme ça en prenant ses jambes à son coup, il y a forcément quelque chose qui ne va pas, enfin à part si c'est un rituel ici de faire ce genre de truc. Après tout, je connaissais bien mal le monde et ses... merveilles. Oui, nous allons appeler ça comme ça. En tout cas, mon "sauveur" n'avait pas l'air d'être quelqu'un de très méchant. Au contraire. Cool, c'était l'occasion de me faire un nouveau pote, même si, là, maintenant, tout de suite, la seule chose qui m'obnubilait était de remplir mon pauvre estomac qui hurlait famine. Alors que j'avais ouvert la bouche pour parler, il m'attrapa le poignet et m'entraina à sa suite avant que je puisse tirer une seule note de mes cordes vocales. J'étais un peu choquée je dois vous dire, ce genre de connerie, ça n'arrive pas tous les jours, surtout pas à moi. Je n'arrêtais pas de trébucher et je pigeais même pas pourquoi il fallait s'enfuir... en plus Morris faisait un bruit épouvantable à béqueter le crâne de ce pauvre gars qui venait de nous sauver. Enfin, quoiqu'il en soit, je crois que je lui étais redevable. Finalement, nous nous sommes arrêtés devant un entrepôt non loin de là où s'était déroulé la scène plutôt pas banale afin de nous y cacher. C'était l'occasion pour bombarder ce monsieur de questions. Enfin, il me demanda d'abord si ça allait.

    « Eh bien, on va dire que j'ai connu des jours meilleurs. J'ai rien bouffé depuis deux jours et un peu de boustifaille ne me dérangerait pas maintenant. Mais je comprends pas, pourquoi toute cette panique ? C'est qu'un petit meurtre de rien du tout, c'était pas beau à voir, certes, mais ce n'était pas la peine de crier à me péter les tympans comme ça, j'ai vraiment cru que j'allais devenir sourde. C'était qui ce mec ? Pourquoi il était habillé comme ça ? Il a quelque chose de spécial ? Pourquoi est-ce qu'on se cache ? C'est pas drôle, je veux savoir ! »

    Et comme j'étais une imbécile, je parlais bien haut, bien fort. Je criais presque. Avec ça, il y avait tout de même beaucoup de chance qu'on se fasse repérer rapidement, mais j'étais peut-être un peu trop paumée pour m'en rendre compte. Je dois avouer que je n'ai jamais brillé par mon intelligence, mais bon, là, c'est vrai que j'allais loin. Et puis j'aurais bien voulu le zigouiller un peu aussi ce type bizarre aux gros sourcils moches. Je tapai dans un mur de l'entrepôt, énervée pour une raison impossible à comprendre, alors que l'on pouvait entendre des pas à l'extérieur. Le bruit du coup résonna assez fort, pas de chance, pile au moment où on pouvait deviner qu'il y avait du monde pas loin. Il n'y avait plus qu'à invoquer les dieux et prier pour mourir sans aucune souffrance.

    « Et merde. »
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Flint Lesthat
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MessageSujet: Re: Une tarée et un piaf à l'abordage. [Pv Flint]   Lun 02 Nov 2009, 20:06

Depuis que j'avais tranché en deux ce scaphandrier acariâtre, je ne pouvais m'empêcher de ressentir une certaine anxiété tout en trimballant la gamine avec moi. Chaque cellule de mon corps me répétait de m'enfuir rapidement, de ne pas rester là et de trouver un moyen de me tirer d'ici même si cela impliquait de devoir regagner la prochaine île à la nage. Évidemment, la petite voix que j'avais dans la tête ne me disait guère cela... elle me répétait plutôt que j'étais un crétin fini d'avoir commis un tel acte. Déjà ne serait-ce que toucher un noble de Mariejoa était un grave crime, alors si en plus on se mettait à les découper. Tandis que je courais, j'entendis alors la demoiselle que je portais tant bien que mal me poser une question qui, je l'avoue volontiers, brisa toute l'angoisse du moment. S'il était mort ? Ma foi, poser la question aux deux parties de son corps pourrait peut-être élucider ce mystère. Oui, avec de la chance, il était juste égratigné. Si j'allais le voir et recoller le bas de son ventre avec son torse, il se remettrait vite d'aplomb. Je suis même certain qu'il comprendrait que tout cela n'est qu'un malentendu et nous excuserait de notre maladresse. Nous vivrions alors tous heureux en repartant chacun de notre côté, le tout sans jamais croiser d'Amiral ou d'Officiers Supérieurs de la Marine. Voilà qui méritait réflexion quand on y pense... Mais bien sûr qu'il était mort nom de Dieu ! Je vois mal comment on peut survivre en étant tranché en deux horizontalement au point que si vos pieds le désirent, ils peuvent vous frapper la tête ! Au moins, cette fille avait le don de rendre les situations les plus angoissantes assez... amusantes. Évitant bien entendu de lui rétorquer tout cela, je préférai la laisser faire ses propres constatations. Après tout, soit elle était vraiment un peu bêbête, soit elle avait posé cette question au milieu d'une certaine agitation de ses méninges sans avoir véritablement réalisé ce qui s'était passé.

Par chance, l'entrepôt n'était pas très loin et prendre une légère pause ne serait pas de refus. Si mes estimations étaient justes, il faudrait moins d'une dizaine de minutes pour qu'un Amiral se pointe ici... et environ trois fois moins de temps pour qu'une compagnie de Marines que je me plaisais à appeler "les troufions de base", ne soit présente. Reprenant mon souffle, mes mains étaient posées sur mes genoux, ma tête penchée vers le bas alors que ma respiration était plutôt haletante. Je n'avais pas couru aussi vite depuis la fois où j'avais remplacé le dentifrice de mon frère aîné par du fromage de chèvre alors qu'il avait rendez-vous avec l'amour de sa vie un peu plus tard dans la soirée. Pour faire plus simple : j'avais couru aussi vite que je le pouvais. Ayant posé ma question le plus naturellement du monde à la demoiselle en détresse que j'avais secouru plus par réflexe qu'autre chose, cette dernière commença à... parler. Mais attention ! Pas la petite causette gentille. Non, je parle d'une véritable verve qui ne vous laisse pas le temps d'assimiler la première phrase prononcée qu'elle en est déjà à la sixième. J'avais désormais l'impression d'être face à une gosse de six ans qui demande comment fonctionne la désintégration moléculaire et la surcharge atomique provoquée par les micro-ondes. Restait à ajouter un "dis dis hein aller hein dis dis hein hein aller s'te plait hein dis hein !" en fin de phrase et le tableau aurait été complet. L'envie de lui donner un coup sec derrière la nuque se fit sentir mais par chance, ma patience était grandement renforcée par la peur de voir débarquer un Officier en ce lieu. Peur qui s'intensifia lorsque la charmante demoiselle se mit à parler très fort et à cogner dans le mur.

Ni une, ni deux, n'attendant guère qu'elle en fasse plus, je lui sautais dessus en la plaquant à terre, mains sur la bouche pour l'empêcher de parler, ou plutôt de signaler notre position d'une telle manière. Tant pis si elle me mordait ou quoi, mieux valait une cicatrice de dentition sur la main que de finir dans le même état que le Tenryuubito. Non seulement elle ne semblait pas avoir conscience de ce qui venait de se passer, mais elle n'avait pas en plus conscience du danger qui menaçait de se pointer pour nous faire regretter le jour de notre naissance. Gardant la main sur sa bouche, je me lançais alors dans une explication on ne peut plus rapide de la chose. En gros, scaphandrier égal noble, égal intouchable, égal amiral-dont-la-force-peut-nous-envoyer-embrasser-la-face-cachée-de-la-lune-d'un-coup-de-pied-au-derche qui vient pour le venger, égal nous être dans le boudin le plus total et donc nous devoir nous faire oublier et rester silencieux ! Si avec une description aussi simple elle n'avait toujours rien bitté, restait plus qu'à lui attacher un boulet au pied et à la balancer à la mer. En somme, j'espérais qu'elle avait compris la partie qui se résumait à "ferme ton clapet si tu ne veux pas finir en dés de jambon Herta" ! Mais à peine venais-je de lui expliquer tout cela que des bruits de pas résonnèrent non loin de l'entrée de l'entrepôt. Pris d'une envie de lui lâcher un "Bien joué sale gosse !", je me retins cependant avec tout mon tact juste pour lui faire signe de se taire en posant mon index devant ma bouche et en retirant ma main de devant la sienne.

Me collant au mur, en portant ma main sur la poignée de Spirit, je demeurai silencieux pour entendre de quoi il s'agissait. Visiblement, deux Marines semblaient avoir entendu quelques bruits incongrus que la charmante demoiselle avait produit. Ils se dirigeaient lentement vers l'entrée en se tenant néanmoins sur leurs gardes. Bien sûr, le renforcement de l'entrée de l'entrepôt étant plongé dans la pénombre, j'étais caché dans l'obscurité, attendant qu'ils s'enfoncent un peu plus dans ce repaire de fortune. Une fois qu'ils furent hors de vue des quelques autres Marines situés un peu plus loin sur le lieu du crime, ils pouvaient apercevoir Chame. Maintenant, quant à savoir s'ils ont compris ce qui leur est arrivé... c'est une autre histoire. A peine eurent-ils le temps d'observer la jeune fille qu'un léger "poc" se fit entendre, suivi très rapidement d'un second. Comme dit précédemment, un coup sec derrière la nuque et le tour est joué ! Seulement, cela ne m'avançait à rien d'assommer ainsi deux Marines. Il fallait réfléchir et vite sinon l'étau allait se refermer sur moi et la gamine intenable. En y réfléchissant, je n'étais pas vraiment ce que l'on pouvait appeler un criminel reconnu. Bon okay, j'étais plus souvent un messager qu'autre chose, portant bien souvent les propositions aux dirigeants des pays comme Alabasta de la part de l'Armée, mais je doutais sérieusement d'avoir ma photo en première page du journal. En ce sens, la seule chose sur laquelle pourraient se baser la Marine pour me retrouver serait le signalement qu'en donneraient les témoins de la scène. Cela se résumait pas un "grand type châtain aux yeux marrons et aux vêtements bizarres". Suffisait de changer cela et j'avais à ma disposition de quoi faire.

Sans ajouter un mot à l'attention de la gosse, je fini par poser ma main droite contre mon œil où se trouvait ma lentille de contact. Déjà, le fait d'être quelqu'un avec deux yeux différents ne collait pas du tout à la description que l'on pourrait donner de moi à la Marine. D'un simple geste, je fis brûler l'objet par un coup d'épée incandescente en me dirigeant au fond de l'entrepôt, histoire que tout cela ne puisse se voir. A dire vrai, le plus dur fut de traîner les deux Marines derrière les cargaisons. Suite à cela, les dépouiller de leurs uniformes ne pris qu'un instant. En revanche, j'étais réticent à mettre les fringues d'un type qui transpirait visiblement énormément. Mais bon, changeant ma coiffure en remontant mes cheveux pour les masquer sous la casquette de la Marine, j'avais pour ainsi dire changé du tout au tout. Pas difficile en même temps de passer du type "excentrique" au type "Soldat classique". Restait maintenant quelques soucis qui ne m'enchantaient guère mais auxquels je devais trouver une solution, sachant que celle-ci ne me plairait guère. Me tournant vers Chame, je m'adressai alors à elle d'un ton simple et direct, le sérieux de la situation se ressentant dans le peu de parole que je lui lançais.


-
Ferme les yeux.

Qu'elle le fasse ou non, cela était juste un conseil de ma part en espérant lui éviter une scène assez peu sympathique. D'un geste vif, je mis un coup de katana libérant une gerbe de feu qui fit aussitôt brûler les deux corps. Cuit ou à point, cela ne prit que quelques instants étant donné l'intensité des flammes. Heureusement que cet entrepôt était assez vaste pour pouvoir opérer de la sorte dans le silence et la discrétion. Par contre ça commençait à sentir le mort au sein dudit bâtiment. Demeurant ainsi méconnaissable, restait à savoir comment faire sortir cette gamine d'ici et regagner le Legendary Shadow en toute sécurité sans éveiller les soupçons. L'assommer et la mettre dans une caisse ? La trancher en deux et transporter chaque partie à la fois avant de la recoller à la super-glu ? Rah, le stress ne me donne pas que des bonnes idées il faut croire. Enfin, en y réfléchissant, la Marine n'avait aucune raison de chercher cette gamine. Après tout, elle n'avait rien fait et j'étais le seul qui risquait sa peau dans cette histoire. J'avais jusque là agis sans trop rien dire à la gamine et sans lui donner un véritable rôle à jouer dans le bordel qu'elle avait elle-même créé... bon d'accord, j'avoue l'avoir en partie généré aussi... mais entre être traité de lâche et être traité d'abruti, je préférai nettement la seconde option à la première. Bon, maintenant, il fallait que je lui explique quoi faire le plus simplement du monde possible, vu qu'aux dernières actions qu'elle a faite, elle ne semblait guère être d'une intelligence excessive (peut-être à cause de la faim remarquez).

Un plan simple pour elle et simple pour moi : pendant que je joue le troufion de base de la Marine, je la charge de se rendre au Legendary Shadow. Le reste des hommes avait du entendre la nouvelle et déjà s'y être réfugié, n'ayant rien à se reprocher et aucun lien ne pouvant les relier à moi, c'était d'ailleurs ce qu'il y avait de plus sage à faire pour eux. Bon, lui expliquer où se trouve le navire, ça n'était pas dur non plus... en réalité, il était au quai avoisinant le parc où la tragédie s'était produite, donc à cinq minutes de marche. N'ayant rien à se reprocher, elle pourrait sans doute franchir la garnison toute fraîche de Marine qui venait tout juste de venir en ces lieux. Lui décrire à quoi ressemblait le bateau n'était pas non plus très dur. Des navires aux voiles noires, il n'y en a pas cent... à dire vrai, il n'y en a même qu'un. Restait maintenant à ajouter... la carotte ! Et oui ! Pour optimiser les chances qu'elles ne se paume pas en route comme une noeunoeud, il me fallait la motiver, elle et son ahuri de piaf. Quoi de mieux pour cela que de lui promettre... le repas de sa vie une fois qu'elle sera sur le navire et que je la rejoindrai ! Bon, restait à espérer que ça passe et qu'elle ne commette pas une énième bêtise. Mais comme la partie la plus difficile du plan était pour ma poire, j'espérai qu'elle saurait suivre la partie "facile" de la chose, à savoir se taire et avancer ! Mais intérieurement, je ne pouvais m'empêcher d'émettre des réserves...

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MessageSujet: Re: Une tarée et un piaf à l'abordage. [Pv Flint]   Mar 03 Nov 2009, 15:52

Amiral Ki Saru :
Spoiler:
 

Dans le bureau de Sengoku, un Den Den Mushi d'une couleur étrange se mit alors à s'agiter. Une sonnerie bien particulière était arrivée aux oreilles du Sous-Amiral Readers en charge de la paperasse et des différentes autorisations en l'absence de Sengoku, autrement dit il était le plus qualifié pour lui chiper sa place pour le moment. Rapidement, les instructions arrivèrent, elles étaient claires et nettes. Un nouvel abruti s'en était pris à un Tenryubitô et avait apparemment réussi à lui ôter la vie. A cause de la stupide promesse faîte par le Gouvernement Mondial aux Nobles, une infraction commise envers un de leurs semblables valait l'apparition d'un Amiral sur le lieu du crime. Étant pour le moment le seul disponible parmi les quatre membres de l'État-Major qui occupaient ce rang, c'est sur Ki Saru que s'abattit cette lourde décision. .

Dans sa pièce fétiche où il ne mettait que rarement les pieds, c'est à dire son bureau, l'Amiral reçut un appel provenant directement du bureau de son supérieur. Obligé de répondre à la satanée demande de l'escargot en voyant que l'appel venait directement du bureau de son supérieur direct, le Singe Jaune décrocha.

- J'écoute.
- Un Dragon Céleste a été battu au Grove 17. N'en faîtes pas trop, le tueur est apparemment inconnu. Si vous nous envoyons, c'est juste à cause de la promesse faîte aux Nobles.
- Yare yare. Je vais y aller.

Pas pressé le moins du monde, l'Amiral ouvrit grande sa porte-fenêtre qui lui permettait d'accéder à un balcon bien placé. Ne pouvant se résoudre à partir comme ça sans même laisser de trace, il attendit un petit moment tout en regardant légèrement ce qui se passait au pied de la falaise. Les nuages lui bloquaient la vue et il lui était impossible de suivre un spectacle de ce genre depuis sa haute place. Finalement, et malgré ses réticences, il se devait de bouger. Brillant de milles feux, il allait utiliser son pouvoir et disparut en moins d'une fraction de seconde avant de descendre très rapidement vers le fameux grove où avait été commis l'acte irréparable. Arrivé là-bas une à deux minutes plus tard, il avait eu le temps de faire quelques tours de l'île pour apprécier le fabuleux panorama ainsi que la panique qui s'installait chez les pirates de passage. L'arrivée d'un Amiral n'insinuait rien de bon pour leurs petites têtes. Portant son poignet à sa bouche après s'être posé au milieu de la foule à l'endroit exacte où était entreposé le cadavre quelques secondes plus tôt, l'Amiral clama :


- Sentômaru ? Hého ! Tu m'entends ?

Décidément, l'utilisation d'un Den Den Mushi resterait toujours un mystère pour l'Amiral. Pour dire vrai il n'en avait pas vraiment besoin, les facultés de son fruit du démon lui permettant de se déplacer à vitesse considérable. Il suffisait de l'appeler pour que moins d'une seconde plus tard il se retrouve à vos côtés. Là n'était pas la question, l'Amiral était là et attendait de recevoir de nouvelles instructions. Il savait aussi que quelques pirates étaient là, quelque part sur Shabondy. L'armée avait été déployée à bon escient, elle s'était rendue sur les lieux du crime et avait obtenu quelques informations provenant de diverses témoins. Rien que Ki Saru trouvait nécessaire pour le bon déroulement de la mission. Le Singe Jaune s'avança un peu pour observer la panique provoquée sur Shabondy. L'abondance de troupes n'arrangeait rien, les gens fuyaient espérant ne pas se faire avoir dans le feu de l'action ou par des balles perdues. Les pirates avaient fui dès que la nouvelle s'était répandue, chose relativement aisée. Il serait donc difficile de les coincer, les navires cachés dans les groves les plus reculés et l'Amiral n'ayant pas l'envie ni l'humeur de se résoudre à faire du simple martelage de carcasse.

Avançant à petits pas, l'Amiral espérait trouver le moyen de contacter son neveu. Demandant alors aux premiers venus s'ils ne connaissaient pas un Sentômaru il abandonna vite les recherches en sachant que le gardien de Vegapunk n'avait pas été appelé pour l'occasion. Le meurtre d'un Tenryubitô et il n'était pas présent. Quelle idée plus qu'étrange, si, il allait certainement arriver.

Se décidant finalement à avancer un peu plus rapidement dans sa conquête, le Singe Jaune disparut dans un amas de lumière pour se diriger vers des gros plus lointains et sauvages dans lesquels seraient certainement accommodés quelques pirates. Il repéra donc un groupe d'individus qui espérait lever l'ancre et, apparaissant sur le bateau, il leur fit la plus grande peur de leur vie.

-
Savez-vous où je pourrai trouver Sentômaru ?
-
C'est l'Amiral Ki Saru !!!

Deux balles de pistolet partirent en direction de la tête de l'Amiral qui ne broncha pas. Les projectiles n'avaient fait que le traverser ne lui causant aucune blessure. Se redressant sur toute sa hauteur, il chargea son pied d'un intense rayon de lumière avant d'envoyer un coup de pied d'apparence plutôt lente, mais qui en réalité allait dégager une énergie hors du commun. Une explosion put se faire ressentir sur la plupart des groves de l'archipel. Le navire avait été détruit et les corps avaient volé. L'Amiral Ki Saru s'avança sortant des décombres qui avaient volé sur le sol. Marchant tranquillement, il se mettait véritablement à la recherche du fameux agresseur.

- Tonton ! Tu m'entends ?
- Yoho ! Sentômaru, je n'arrivais pas à te joindre.
- Je suis sur l'archipel, bien accompagné. J'arrive. Tonton tu m'entends ?

Ki Saru avait complètement décroché. N'entendant plus le son émanant de son den den mushi qui semblait avoir été désactivé, il se souciait maintenant de sa mission et allait se remettre tranquillement à chercher sa proie, la guetter et enfin l'abattre. Même si cela ne l'enchantait guère, il y était obligé. Et tout ceci pour le Gouvernement Mondial...


Dernière édition par PNJ le Mer 04 Nov 2009, 00:36, édité 1 fois
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Chame Dokuro
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MessageSujet: Re: Une tarée et un piaf à l'abordage. [Pv Flint]   Mer 04 Nov 2009, 02:03

    Mon explication de la situation, je la voulais et je ne bougerais pas d'ici tant que je ne l'avais pas. Non mais. Même si je devais mourir, je ne voulais pas devoir subir quelque chose dont je ne connais même pas la cause. J'étais bornée, certes, mais ça ne serait pas très gentil non plus de ne pas me mettre au courant de ce qu'il se passait. Et puis tant qu'à faire, je pouvais très bien continuer de taper contre les murs en hurlant comme une dégénérée et lorsque la marine arriverait, je leur dirai que ce vilain monsieur m'a pris en otage ! Non, ce n'était pas mon genre. Je l'avais déjà fait quelques fois dans ma vie, abandonner lâchement quelqu'un qui m'a sauvé au péril de sa propre vie, mais que voulez-vous, c'est chacun pour sa pomme dans ce bas monde. Et au moins, ils ont pu mourir en héros, ils devraient me remercier quoi. Et ben nan, même pas un petit merci, merci Chame de m'avoir offert la mort que je voulais tant, que dalle, rien, nothing, nada ! Et c'était moi la première choquée dans cette histoire. Je me disais donc que celui-là ferait certainement comme les autres, il ne me remercierait même pas pour un tel présent -pour le balancer aux pieds de la marine, ligoté et bâillonné, pour être exacte. Bref, de toute façon j'étais aussi dans une situation délicate, sinon il ne m'aurait pas embarqué avec lui. Ah mais, peut-être qu'il voulait réellement me prendre en otage ! Comme ça, ça lui permettrait de se tirer plus facilement des griffes d'un Amiral... non, franchement, je pense que les Amiraux n'en ont rien à foutre de ma tronche. Si je me fais buter, ça va pas les empêcher de dormir je pense. C'est ça, la Marine. Enfin, malgré toutes ces débilités qui me traversaient l'esprit à une vitesse étonnante, je ne pouvais pas m'empêcher d'apprécier monsieur tête de marron. Oui, monsieur tête de marron, parce que je ne savais pas comment il s'appelait et qu'il fallait bien le nommer d'une manière ou d'une autre.

    Après que j'aie fait divers bruitages épouvantables pour que nos ennemis puissent distinguer clairement notre cachette, tête de marron se jeta sur moi et plaqua ses deux mains sur ma bouche. Rha, pourquoi fallait-il se cacher, ce sont les gentils les marines après tout. Et puis, je considérais que nous n'avions rien fait de mal et dans ce cas, qu'ils n'allaient rien nous faire de mal en retour. Tuer un scaphandrier, c'était pas bien grave tout de même, ce n'est pas parce qu'il est mort que le monde arrêtera de tourner. Moi je pigeais rien. Je gesticulai, donnai des coups de griffes à tout va, lui mordant la main jusqu'au sang. Mais c'est là qu'il me fit un topo de la situation que j'écoutai sans le moindre enthousiasme en mordillant toujours ses doigts. Si j'ai bien compris, le monsieur avec un scaphandre était un oeuf en chocolat, que si on le tuait, c'était comme un kinder surprise, un Amiral sortait de lui comme par magie pour euh... je ne compris pas vraiment ce que faisait l'Amiral dans tout ça, mais je crois que j'avais très bien compris le reste. Oui, je fis un grand sourire fier pour faire signe que j'avais tout pigé, même si j'étais complètement à côté de la plaque. Au moins, j'avais compris qu'on risquerait d'y laisser notre peau, bref j'avais percuté le principal, c'était déjà ça de gagné. Puis tête de marron me fit signe de me taire en plaçant son index devant ses lèvres, et comme une idiote, je fis la même chose en lâchant un "chuuuut" absolument pas discret.

    Les marines arrivaient, nous étions bien caché mais on pouvait très bien les apercevoir. Très bonne cachette, tout de même. Deux marines vinrent vers moi, je pense qu'ils avaient facilement deviné que les bruits étranges venaient de moi. Haha. Pas dur, ma foi. Je leur fis un petit coucou de la main suivit d'un "bye-bye" avec mon plus beau sourire, avant que mon nouveau pote ne les assomme d'un coup sec. On formait une sacrée bonne équipe quand même, on avait beau être dans la mouise absolue, j'étais contente de l'avoir connu. C'était rigolo tout ça, à vrai dire, je considérais notre situation plus comme un jeu qu'autre chose, même si je savais pertinemment que j'allais peut-être mourir dans d'atroces souffrances dans les minutes à venir. Mais je m'amusais bien. Il en faut peu pour être heureux, on va dire. Après avoir trainé les deux marines dans un coin de l'entrepôt, tête de marron récupéra leur uniforme pour l'enfiler. À la fin, je ne le reconnaissais même plus, je faillis demander où était parti tête de marron, mais après quelques minutes de réflexion, je compris que c'était lui. Très inspirée, je piquai également la casquette de l'autre marine mais en ce qui me concerne, c'était plus difficile de cacher tous mes cheveux là-dedans. Non, ça frôlait l'impossible, pour ne pas dire que c'était en plein dedans. J'étais déçue mais je la gardai quand même, comme souvenir de cette petit excursion faite dans la joie et dans la bonne humeur ! Et en passant, moi aussi je pris les vêtements de l'autre marine. On ne sait jamais, mieux vaut prendre quelques précautions après tout. Bref, après ça, tête de marron me demanda de fermer les yeux, ce que je ne fis pas. Je me contentai de mettre mes mains devant mes yeux, mais avec de grands écarts entres mes doigts, en somme, ça ne me servait strictement à rien, mais c'était juste pour faire comme si je lui obéissais. Il brûla les deux corps vifs, car oui, ils avaient beau être assommés, ils étaient toujours vivants ces pauvres malheureux. Je m'exclamai, ravie de savoir ce que je croyais.


    « Cool! À table! »

    J'étais persuadé qu'il les avait carbonisé pour faire mon petit casse-croûte. Et je me surprenais moi-même à avoir des tendances cannibales. Mais apparemment, je me trompais légèrement sur l'intention qu'il avait eu en faisant ça. De toute façon, ça puait le cramé, et je n'aime pas la viande brûlée. Tant pis. Il fallait avant tout trouver un moyen de se tirer d'ici sans encombres, et ça ne serait peut-être pas difficile pour lui, mais pour moi, si. Ma barque était zigouillée, j'avais fait tomber mon log pose dans la mer par mégarde et de toute façon, je crois que je ne réussirais pas à rejoindre un quelconque bateau, au vu de mon très surprenant et médiocre sens de l'orientation. Et j'avais la dalle, or, quand mon estomac était vide, j'échouais dans absolument tout ce que j'entreprenais sans exception possible. Enfin, ma mission n'était pas compliqué, je devais rejoindre un bateau qui portait un nom que j'eus oublié une seconde après l'avoir entendu. Mais bon, c'était un bateau avec des voiles noires, okay, je crois que ça, ça allait beaucoup m'aider. Et puis, les bateaux pirates à voiles noires devaient s'être tous tirés à l'anglaise en apprenant la nouvelle, donc bon. Mais ce qui me chamboula, ce fut lorsqu'il me dit que... que... que... que j'allais avoir le repas de ma vie... j'eus une illumination et mes yeux se remplirent de paillettes, tellement que je ne parvenais plus à voir distinctement la réalité. C'était la plus belle annonce qu'on ait pu me faire depuis le début de mon existence. Motivée comme jamais, je partis sans rien dire et au pas de course ! La bouffe c'est sacré et ça n'attend pas.

    Je songeais à toutes les merveilles que j'allais pouvoir avaler, c'était le plus beau jour de ma vie, oh joie intense... je ne pouvais même pas contenir ma joie. Alors au lieu de me faire un minimum discrète, je préférais gambader joyeusement -en trébuchant à plusieurs reprises, manquant de me casser la gueule par terre- jusqu'au bateau que m'avait indiqué tête de marron. À vrai dire, j'étais tellement obnubilée par cette pensée que je m'imaginais presque le bateau en forme d'assiette de bouffe. Une assiette de bouffe de la taille d'un voilier... j'en bavais déjà. Mon dieu mon dieu mon dieu mon dieu mon dieu mon dieu. Mais pour mon plus grand dégoût, j'entrai en collision avec un obstacle que je n'allais pas tarder à étrangler. C'était un homme de la marine. Non, deux. Non, trois. Ils étaient je ne sais combien, armés, et sur le moment, je crus que ma fin était arrivée. Tellement que j'en oubliais que j'avais fauché l'uniforme d'un marine. Bon, il était dix fois trop grand, certes... ils me regardèrent comme si de rien n'était, mais ils n'avaient visiblement pas l'intention de bouger du passage. Mon dieu, je commençais à comprendre ce qu'avait pu ressentir le scaphandrier lorsque je m'étais trouvée sur son passage... bref, j'attrapai le manche de ma hache qui était soigneusement attachée dans mon dos et la dégainai pour faire un peu le ménage dans tout ça.



    « Barrez-vous ou j'vous bouffe! »

    C'était dans ces moments-là que mon côté psychopathe ressortait. Oui, ma deuxième personnalité était particulière étant donné qu'elle était le strict opposé de ce que j'étais en temps normal. Enfin, on peut dire que j'étais également assez particulière même dans ma phase "normale". Bref, il y eut des têtes tranchées, et moi je continuai de courir comme une dégénérée avec le sourire assorti, donnant des coups dans tous les sens pour éjecter les gens de mon chemin. J'AVAIS LES CROCS NON DE DIEU. Bientôt, ma course s'arrêta net lorsque je me cognai en plein dans la coque d'un bateau qui ne m'avait rien fait de mal -le pauvre. En revanche, ce n'était pas le bateau que je recherchais. Bref, je fis une chute pour tomber dans la mer. Heureusement pour ma pomme que j'étais une reine de la natation, tiens. Je remontai rapidement à la surface de l'eau, agitant légèrement les pieds pour y rester, et je regardai tous les bateau amarrés. Je n'en voyais aucun à voiles noires... c'était déprimant... je replongeai et je partis vers une autre direction pour chercher le fameux bateau-assiette-de-bouffe-à-voiles-noires. Je le vis, bien sûr, avec l'aide de Morris qui volait toujours à ma suite. Peut-être que je n'aurais pas réussi à le trouver sans lui. Décidément, les autres me sont indispensables dans la vie... enfin... ledit bateau était bien là, il n'avait pas une forme d'assiette de bouffe donc je doutais un peu, mais de toute façon, je n'en avais pas vu d'autre... c'était donc sûrement celui-là. J'étais juste un peu déçue qu'il ne réponde pas à mes critères de sélection, mais bon, on fera avec. J'agrippai l'ancre du bateau et je montai à son bord avec une vivacité incroyable. Une vraie petite pile électrique, quand il s'agissait de bouffe, j'étais increvable. Surtout quand mon estomac était vide depuis deux longues journées et que j'étais passée à côté d'un fabuleux barbecue voué à devenir encore plus fabuleux si tête de marron m'avait accordé de manger les deux marines brûlés. Mais en y réfléchissant, la viande humaine, ça devait pas être bon... enfin peut-être que si... bref, ça change rien, je n'en aurais peut-être plus l'occasion de toute façon. En tout cas, les hommes qui étaient à bord du bateau tirèrent des tronches d'hallucinés comme s'ils venaient de voir débarquer un monstre. Une fois agitée, on pouvait considérer que j'étais un monstre, oui. Je leur fis un immense sourire rayonnant, sortant des couverts de nulle part.

    « MANGER! »

    Il ne me restait plus qu'à attendre tête de marron... je crois... sauf si je me faisais éjecter du bateau par les marins qui y étaient, ce qui ne m'étonnerait que moyennement.
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Flint Lesthat
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MessageSujet: Re: Une tarée et un piaf à l'abordage. [Pv Flint]   Mer 04 Nov 2009, 23:03

Je venais d'expliquer le plan à cette gamine mais pour une raison que j'ignore, voilà qu'elle se mit à revêtir aussi l'uniforme de Marine. Voilà qui risquait de poser problème. Une fillette qui file vers un navire est une chose normale... une Marine qui décide d'embarquer sur un autre bateau que celui de son unité, c'en était une autre. Sans parler du terrible manque de discrétion de la fillette. Voilà qu'elle se précipitait dehors à toute hâte avec une expression différente, fonçant droit vers le bataillon de soldats. J'aurai pu la stopper si je n'avais pas eu moi-même quelques prérogatives vitales à terminer dans l'entrepôt. Tandis qu'elle se faisait passer pour une soldat plutôt hystérique, je me chargeais de mon côté de finir les préparatif de ma propre mort... ou du moins du maquillage de celle-ci. Après tout, nous étions dans un entrepôt qui servait à l'Armée Révolutionnaire. J'allais sûrement me faire tabasser par Dragon, mais dans de telles circonstances pas le choix : tout faire sauter était sans nul doute la meilleure option que j'avais. J'étais à la base venue ici pour tout remettre en ordre et arriver à de telles extrémités était assez rageant. Traçant un chemin de poudre très léger avec l'un des nombreux barils, je finis par cacher Sogyo no Kurayami dans mon dos, ne portant alors que Spirit sur mon flanc droit. Les Marines cherchaient un individu châtain, les yeux marrons avec une épée noire. A moins d'être un être omniscient, qui verrait en un marine aux yeux vairons avec une épée de style traditionnel, un terrible criminel assoiffé de sang ayant tué un noble mondial. D'ailleurs, cette image de malade mental allait me servir plus rapidement que je ne le croyais. Allumant la poudre qui commença aussitôt à brûler en faisant son petit bout de chemin jusqu'aux barils situés près des corps, je me mis à courir rapidement vers le bataillon de Marine avec un air aussi urgent et effrayé qu'il m'était permis de faire.

Un gros "Tous à terre" suffit à les prévenir avant que l'explosion ne les fasse se coucher par pur réflexe alors que j'en fis de même. Bien entendu, le premier entrepôt volant littéralement en éclat entraîna l'explosion de celui juste à côté, provoquant ce que l'on pouvait justement nommer "un bordel monstre". Cet évènement avait tout lieu de laisser penser que les divagations de la sale morveuse pas discrète pour deux sous demeuraient inaperçues. Une chance en soi. Cette sale morveuse agissait comme une dégénérée, ne comprenant pas la situation dans laquelle elle se trouvait et risquant à tout moment de se faire botter le train par un Amiral si ce dernier découvrait la supercherie... entraînant un bottage de fesses encore plus ennuyeux étant donné qu'il s'agirait sûrement des miennes si cela venait à se découvrir. Me relevant lentement et m'essuyant les bras, je regardais autour de moi. Visiblement, pas de blessé, et encore moins de morts. La fumée soulevée par l'explosion était assez dense, mais tout de même pas assez pour masquer la vision de dizaines de navires s'enfuyant au loin. Sans doute des pirates dont la perspective de la venue d'un Amiral ne paraissait pas compatible avec la notion de rester en vie. Bonne chose, la fumée aurait sans doute empêchée de voir où se dirigeait cette foutue morveuse ! Se balader avec des coups de haches, j'aurai mieux fait de lui mettre un coup sec derrière la nuque comme je l'avais pensé précédemment. Peut-être même de la faire cramer dans le bâtiment histoire que cela soit encore plus réaliste. Beaucoup de Marines autours de moi toussotaient et j'en fis de même, la fumée n'étant pas ce qu'il y avait de mieux pour les poumons. J'avançais alors en direction du chef de l'unité avant de lui exposer ce qui, je l'espérais, serait la "version officielle" de l'incident. Bien entendu, pour ne pas éveiller de soupçons, je préférai attendre que ce soit lui qui me demande ce qui venait d'arriver.


-
J'avais aperçu deux individus suspects se diriger vers ces entrepôts et les ai suivi avec ma collègue. Il s'agissait bien du type correspondant aux descriptions des témoins : un air sanguinaire et effrayant avec deux yeux marrons et des vêtements d'excentriques ! Avant que je n'ai le temps de comprendre, il a fait un truc bizarre avec son épée et ma coéquipière s'est comportée bizarrement.

Ouai... mieux valait mettre la débilité profonde de la mioche sur le compte des pouvoirs de l'épée. Après tout, j'avais utilisé un Saki sur la moitié de la population présente sur les lieux du crime, je pouvais bien faire croire que si elle se comportait aussi bizarrement, c'était principalement à cause de ce même pouvoir. Reprenant alors mon souffle, comme si j'avais réellement été secoué, je finis par continuer mon récit tout en gardant la pose, au garde à vous, face à mon supérieur. Après avoir croisé des centaines et des centaines de Marine, imiter leur manière de faire n'avait rien de véritablement difficile. Si comme le disait la rumeur, un équipage de benêts été parvenu à investir le fort de Navaronne, aucune raison que des soupçons ne s'éveillent à mon sujet. Après tout, il n'existait en ce bas monde aucun gradé qui connaisse par cœur les effectifs totaux de leurs troupes. Continuant de parler de manière claire à la militaire, je mettais toute ma sincérité dans mes mots.

-
Quand j'ai quitté du regard ma collègue, le suspect a commencé à s'immoler et a levé sa torche. Il m'a juste dit un "Pour la Révolution" avant de se diriger vers la poudre. J'ai tout juste eu le temps de partir avant qu'il ne fasse tout sauter.

Clair, net et précis ! Voilà ce qu'il fallait en retenir : un extrémiste révolutionnaire tue un Tenryuubitô avant de se faire sauter avec son complice. Rien de bien extraordinaire si l'on substituait le fait de porter la main sur un noble de Mariejoa. On se dirait qu'un disciple de Dragon a voulu porter un coup dur en faisant un acte fort face au Gouvernement Mondial et puis basta... du moins je l'espérais. L'air de mon supérieur me laissa penser qu'une telle finalité ne lui plaisait pas énormément. Avec toute l'autorité dont il pouvait faire preuve (enfin, s'il pouvait en faire preuve), il donna rapidement quelques ordres en hurlant comme un perdu pour que l'on se mette à éteindre l'incendie. Faisant un nouveau salut militaire des plus corrects en même temps que mes "coéquipiers de fortune", je m'attelais à la tâche, me fondant parmi la masse, allant chercher tout le nécessaire pour éteindre le feu. Ou était cette morveuse et ce qu'elle faisait, je m'en tamponnais l'oreille avec une babouche ! J'évitais de garder tout contact avec une telle emmerdeuse qui risquait de tout faire foirer en ne sachant pas se contrôler. Cette fois j'avais compris la leçon : laisse les fillettes psychotiques se démerder toutes seules ! Avec un peu de chances, elle était déjà à bord du Legendary Shadow, auquel cas, les quelques six ou sept marins à bord sachant quoi faire, à savoir filer rapidement. Je pus d'ailleurs constater qu'ils avaient parfaitement compris la chose lorsque les voiles noires du navire se déployèrent et que l'embarcation se mit à avancer rapidement pour quitter le quai, le tout en compagnie de la vingtaine d'autres bateaux transportant des équipages visiblement apeurés. Si la majeure partie des quelques bateaux étaient en fait des navires pirates, il demeurait parmi cette floppé de barques géantes, des navires de transport de marchandises, touristiques et j'en passe. Le Legendary Shadow, lui, n'arborait pas de pavillon pirate, ce qui rendait les chances qu'il se fasse intercepter plutôt minces, voir même inexistantes.

Mais bon, voir son navire se faire la malle sans soi, c'est tout de même un coup dur. Continuant cependant mon ouvrage le plus rapidement possible comme si je faisais véritablement parti de la Marine, je portais les tuyaux, pompait pour la drainer tout comme le faisaient les autres. Finalement, la vie en tant que Marine n'avait rien de bien palpitant et difficile, mais feindre l'effort n'était pas une mince affaire. Transpirer n'était pas trop difficile étant donné la chaleur que provoquaient les flammes. Avoir la respiration haletante non plus à dire vrai. Bref, alors qu'une bonne centaine de soldats s'attelaient, on pouvait prédire que ce feu serait rapidement maîtrisé, à savoir d'ici une quinzaine de minutes, sauf si un baril qui n'avait pas explosé ne se mette à le faire. Et moi ? Et bien ma foi, je faisais de mon mieux pour me fondre dans la masse de cette centaine d'individus, exécutant mes tâches comme un bon petit soldat. Avec en plus de cela les troupes de renfort qui approchaient, nous n'allions pas tarder à être plusieurs centaines et je serais, comme on pouvait le dire, une aiguille dans une meule de foin. Déjà que cela risquait de rendre la tâche ardue pour me trouver, l'idée même que j'ai pu me livrer à une telle manœuvre était assez difficile à penser, ce qui ajoutait à mon confort. Il ne me restait alors qu'une chose à faire : jouer les parfaits Marines et attendre l'opportunité pour moi de partir d'ici rapidement.

Je pouvais cependant imaginer ce qui se passait sur le Legendary Shadow : sans doute les quelques hommes présents avaient-il reconnus la fillette que j'avais traîné avec moi une fois que tout le monde fut parti, et s'étaient-ils empressés de lui apporter à manger pour qu'elle leur raconte ce qui venait de se passer et, éventuellement, des ordres que je leur aurai transmis, le tout dans la cale du bâtiment tout en se dirigeant vers l'île la plus proche pour faire escale. Après tout, ils n'avaient rien de guerriers, n'étant que de simples marins. J'espérais quand même que cette morveuse n'allait pas les faire stresser autant qu'elle pouvait ME faire stresser. Sans tout le tintouin provoqué par l'explosion, je n'ose pas imaginer ce que cela aurait donné. Si je la revoyais, la première chose que je ferai serait de lui écraser mon point sur la figure, fillette ou non ! Ma galanterie dispose de certaines limites, à même titre que ma patience, alors que mes nerfs ont tendance à être en papier dans ce genre de cas. Continuant de lutter contre l'incendie, je vis l'arrivée des troupes de renfort, munis de citernes sur roue, pour aider à éteindre tout ça avant que le feu ne se propage. Tout s'annonçait sous de meilleures auspices, et à dire vrai, cela m'aurait navré que tout cela cesse.


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