Chapeau de Paille RPG

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 [RP Solo] Prélude - La Pêche au Matos [En cours / Ne pas poster]

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MessageSujet: [RP Solo] Prélude - La Pêche au Matos [En cours / Ne pas poster]   Jeu 24 Déc 2009, 07:41

Connerie de ciel. Le monde pouvait être réellement à chier, pour peu qu’il se décide à y mettre un brin de volonté, juste histoire de pouvoir bien rire de la gueule de ceux qu’il emmerdait. C’était bien un trait que tous les aspects de la nature partageaient en commun : le don de foutre la merde dès que possible. On pouvait pas contrôler la nature elle-même, et c’était pas comme si personne avait jamais tenté le coup. Oui, on arrivait à en tirer quelques ressources, le tout en s’épuisant comme des bêtes de somme, ce qui faisait passer l’être humain comme un pauvre con, aux finales. On se donnait la peine de s’étriper à la tâche pour retourner le sol dans les champs, pour labourer le sol dans les champs, pour abattre des foutues forêts histoire d’éviter les engelures une année de plus, on jetait une connerie de filet dans l’eau en espérant remonter de la poiscaille pour se faire un peu de blé…sérieusement, quelle merde. Et le ciel, lui, qu’est-ce qu’il foutait? Qu’est-ce qu’on pouvait en tirer? Bah rien, absolument, définitivement et totalement rien de rien. Le ciel, c’était juste un trou bleu morne et silencieux, qui s’avérait au summum de son intérêt quand les petits nuages qui le parcouraient arrivaient à adopter une forme qui nous rappelle un mouton, un bateau, ou n’importe quoi qui puisse sortir de nos esprits tordus. Connerie de ciel. Et sinon, qu’est-ce qui représentait la pire merde imaginable dans plus de la moitié du temps existant sur cette terre? La mer. Oui bon, cette étendue d’eau si grande qu’on pouvait qu’en imaginer la taille représentait un bien beau défi, une grande traversée, l’aventure en mer, le frisson de l’inconnu, tout ça. Mais il y avait également les jours où elle se révélait être la pire sal*pe existante à travers le monde entier. Juste la mer normale, aujourd’hui, se voyait capable de vous vomir n’importe quoi au visage, en passant majoritairement par les tempêtes aux moments les plus à chier. Ça, c’est la mer commune, la petite broutille qui fait croire aux marins à la con qu’ils sont de vrais hommes, alors qu’ils ne font guère plus que barboter dans la marre au canards alors que la vraie chose les attend ailleurs. Or donc, à côté de cette flaque à têtards que certaines appellent un océan, se trouve la plus grande foutue mer de ce monde. La plus dangereuse. La plus bourrée de cochonneries mangeuses de n’importe quoi. Grand Line.

On ne sait jamais ce qui peut se passer sur une mer aussi fouteuse de merde que Grand Line. Tout comme on a aucun moyen de pouvoir deviner si on arrivera à s’y habituer d’une façon ou d’une autre, un jour ou l’autre. Car avouons-le, le simple concept de s’habituer à Grand Line représente un truc qui n’a que très peu de sens. Autant dire qu’on ne s’habitue pas à Grand Line, on prend tout simplement l’habitude de savoir comment buter les créatures qui vous sautent dans l’arrière train pour vous bouffer. Comment réagir quand une tempête de force maximale vous tombe en plein sur la gueule en cinq minutes au chrono. Comment réagir lorsqu’on est sur un bateau individuel plus fait pour la pêche que la navigation, doté d’une seule voile, un gouvernail aussi nul que laid, et plus de provisions, si ce n’est les quelques poissons morts qui flottent miraculeusement à la surface de l’eau parfois, tout en ayant gardé assez de fraicheur pour ne pas représenter une tentative de suicide à l’ingestion. Cette dernière leçon de vie, Marian avait sans aucun doute sauté le chapitre dans le manuel inné de ‘’La Piraterie en dix étapes faciles’’. De loin, en regardant attentivement, on avait encore du mal à distinguer le fait qu’il s’agisse réellement d’un bateau. À vrai dire, appeler ce truc une ‘’noix renversée’’ aurait sans doute davantage rendu justice à l’apparence de cette immondice flottante. Mais bon, aussi putainement merdique que soit ce truc, il n’en avait pas moins suffisamment d’espace pour une bonne sieste en fin d’après-midi. Ce qui n’aidait pas à être remarqué en soit, pour ce type. Quand on pense que la seule chose à nature humaine pouvant être aperçue, ce sont deux pieds bottés croisés sur le rebord, c’est pas le plus utile pour déterminer que quelqu’un a besoin d’être secouru. Mais c’était pas comme s’il en avait réellement quelque chose à foutre, en fait ; après tout, ça faisait déjà trois jours qu’il dérivait comme un con dans sa coquille de noix. Et au cœur de cet océan de merde aussi capricieux qu’une prostituée mal payée, c’était pas comme si les chances d’être rescapé étaient réellement nombreuses en soi. L’hypothèse principale voudrait sans doute que même si un bateau le trouvait, ce serait soit un vaisseau pirate, soit un vaisseau de la marine. Dans le premier cas, ils se tordraient probablement de sa gueule en beauté avant de repartir en le laissant sur place. Et dans le deuxième cas…bah il serait juste dans la merde, donc hein. Le problème n’était pas tant qu’il n’ait aucune chance d’être secouru, mais plutôt qu’il était apparemment tombé sur un coin paumé où il n’y avait…pas de vent. Pas une foutue miette. Pourtant, il n’était pas entré dans la Calm Belt, il l’aurait remarqué. Il fallait dire que du peu de personnes ayant survécu à un passage dans ce trou aussi plat qu’une planche, la quantité de Seigneurs des Mers avait apparemment tendance à grimper d’une façon qu’on aurait pu qualifier de ‘’drastique’’. À savoir une quantité d’à peu près cinq Seigneurs des Mers pour un rayon de deux cent-mètres carrés. Sachant la taille de ces bestioles, ça résume bien l’attitude d’acceptation de la mort de la majorité qui s’aventurent assez loin pour se retrouver dans ce coin.

Toujours est-il que malgré tout cela, il y avait une question qui restait de l’ordre du jour. Du quatrième jour, en fait. Combien de jours il saurait encore tenir avant de réellement avoir des problèmes de sous-alimentation? L’idée seule troubla un instant Marian, le faisait remuer ses mains sur son ventre, pour rompre la position croisée de ses doigts et ensuite l’envoyer se reformer sous la tête de leur possesseur. Sans compter que ça faisait plus confortable que de juste s’écraser la tête sur le bois. Bon, la question principale, maintenant. Parce qu’il fallait avouer que tout juste ce matin, le joli petit bruit qu’avait produit son estomac, relevait du domaine de ‘’Oulah, pas certain que j’apprécie ce que j’entends!’’, ou un truc comme ça. En bref, il allait finir par crever la dalle à ce rythme, parce que ses chaînes avaient beau être utiles, il aimait pas trop l’idée de s’en servir comme outil de pêche. Sans compter que si c’était un poisson un peu trop gros qui trouvait le morceau, ça pouvait devenir difficile à remonter. Et encore davantage à trainer. Déjà que cette coquille de noix avait du mal à le trainer juste lui, fallait pas rajouter du boulot. Et puis comment il s’était retrouvé à flotter sur la mer de Grand Line avec une telle merde à peine foutue de tenir à la surface de l’eau, hein? Il était allé sur une île perdue au nom si laid qu’il s’était fait un devoir de l’effacer de sa mémoire, si ses souvenirs étaient bons. Il avait trouvé un bar – ce qui pouvait déjà signifier un tas de raisons – dans la seule ville de ce trou, avait picolé un peu…Qu’est-ce qui s’était passé par la suite? Est-ce que…aaaaah, oui, il avait trouvé un type qui n’arrêtait pas de gueuler et de rire comme un putain de défoncé sur le siège juste à côté du sien au comptoir. Donc, en homme poli et contre l’usage de paroles intempestives et inutiles, s’était fait un devoir de lui demander de cesser son raffut. Oui bon, peut-être qu’il lui avait cassé une bouteille sur la figure pour lui fermer sa gueule, ou un truc du genre, mais c’était en ignorant que le mec faisait partie des gardiens de l’ordre de l’île! Il avait fallu improviser un peu par la suite, à savoir se débarrasser du compère qui tirait son arme de son fourreau. Marian l’aurait bien foutu à terre de la même façon que le premier, mais la bouteille qu’il tenait à ce moment précis, elle était pleine, elle. Et chaque fois qu’on gaspille un bon alcool, y a une prostituée qui se fait mal baiser, c’est bien connu. Il faut pas gaspiller la bibine. Alors en compensation, le mouvement spontané de notre homme l’avait tout simplement porté à prendre la tête de son adversaire potentiel, de lui donner un élan, et de la cogner assez fortement sur le comptoir pour que le type tombe au sol avec une expression de poisson mort à la figure. Une jolie petite sortie en trombe du bar devant une trentaine d’habitants, trois bonnes bouteilles en main, et la jolie course que voici vers les quais. Cependant…la barque qu’il avait jusqu’à présent avait apparemment été réquisitionnée. Réquisitionnée, tu parles. Bah alors, entre un truc à peu près flottant, et la douzaine de gardes beuglant qui descendaient la colline vers lui, la décision est vite prise, hein. Il aurait sans doute pu leur casser la figure, mais se fatiguer inutilement, ça donne rien, sinon des contusions. Et parlant de contusions…

Ce fut exactement ce qu’obtint notre homme lorsqu’un choc vint ébranler le peu de solidité contenue dans ce qui lui servait de moyen de ne pas couler dans l’eau – à peu de choses près, cependant – depuis trois jours. Pour quiconque capable d’entendre et comprendre le langage humain à deux cent mètres aux environs, la série de mots qui jaillit de la bouche du pirate aurait pu représenter une insulte à la décence elle-même. Les oreilles sensibles, attention, parce que les tympans vont mourir de la façon la plus atroce qui soit. En bref, de quoi supposer qu’il venait de se cogner l’arrière du crâne en beauté. Se retournant brusquement en pivotant sur ses genoux, la main sur la future bosse de sa tête et une expression douloureuse au visage, Marian chercha du regard les imbéciles qui venaient de lui causer toute cette connerie. Pour finalement se retrouver face…à un bateau à deux mats, de type standard, arborant comme tant d’autres le drapeau des pirates. Sur le rebord du bastingage se tenait un gros lourdaud souriant à pleine dents à travers sa barbe de clochard en le regardant du haut de sa position.

’’Holà, mon gars! Monte un coup, ta carcasse de tonneau n’en a plus pour longtemps!’’


’’…..Hein?’’


Non mais c’était quoi cette blague? Des pirates qui rescapaient un perdu en mer? Ils devaient prévoir de le détrousser pour ensuite le rejeter à la flotte, un truc du genre. Si c’était bien le cas, ils le prenaient réellement pour un con. Comme s’il allait se donner le mal de monter dans ce truc, cette saloperie de bateau de…la pensée en question fut interrompue par une sensation étrange sur la surface des pieds du penseur. Baissant lentement la tête et les yeux vers la zone concernée, Marian ne tarda pas à remarquer que…sa coquille de noix prenait l’eau. Le tout…grâce au harpon rattaché à une corde que tenait apparemment avec force le gros de l’autre bateau. Le rouquin regarda ses pieds, l’eau, la corde, puis encore l’eau.


Merde.
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