Chapeau de Paille RPG

Un forum en jeu de rôle basé sur l'univers du célèbre manga One Piece.
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Asashi D. Sophy
.ø. Modérateur .ø.
Pirate des Purple Beer
.ø. Modérateur .ø. Pirate des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 722
Equipage : Purple Beer
Prime : 115. 000. 000
Inscrit le : 29/10/2008

Feuille de personnage
Niveau:
55/100  (55/100)
Fruit du Démon : Vibro Vibro No Mi
Expérience:
1580/600  (1580/600)
MessageSujet: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Ven 08 Jan 2010, 23:38

Instalée confortablement a la proue du navire en laissant Kamakiri a la barre, Sophy n'y croyait toujours pas. Ils l'avaient fait. Elle avait réussit son pari. Elle était entrée a Marin Ford, avait parcourut cette gigantesque base en long et en large, s'était frottée à tout types de marines et surtout, surtout, elle avait réalisé son voeu. Emmener Millia avec elle. Cela la rendait euphorique. Elle en avait enfin finit avec toutes ses galères. Car en y repensant, la jeune femme avait compris une chose.

Il n'y avait rien de pire que d'être seul dans la vie. Malgré qu'il y avait Kamakiri à l'Ashura, elle s'était vraiment sentie seule sans ses amis. Davy, Yun, Millia. Evidement, il manquait Saya a l'apelle, et Fye aussi. Mais lui, personne ne l'avait vu depuis longtemps apparement. Davy. Elle tourna la tête vers lui. Lui qui était toujours souriant et apte a dire un tas de grosses conneries... L'amazone se demandait comment il avait fait pour rester éloigné aussi longtemps avant qu'elle ne vienne l'envoyer bouler dans une salle de bain. Détournant la tête pour regarder la mer et ses horizons, elle avait compris ce qu'avait vraiment dur ressentir Davy, et ça expliquait diverses choses. Mais tout irait mieux maintenant. Pour pas mal de monde.

Soudainement, légèrement à tribord, elle discerna l'Archipel Shabondy. Etant la seule, avec Kamakiri, à savoir guider correctement un navire, et se souvenant également de plusieurs choses élémentaires pour survivre en mer, elle proposa aux autres d'accoster a shabondy histoire de se trouver a manger, des habits propres et d'autres trucs. Et surtout, surtout, elle intima Kamakiri de se rhabiller! (^^) Et il fallait aussi savoir si Lence était rétablis ou si il lui fallait de gros soins. Quoi? je ne vous avait pas dit...? Bon bah allez, un p'tit flash back!

[Flash Back]

Leur entrevue avec Aka Inu s'était terminée et il fonçaient à présent vers le port le plus proche. Vous savez, c'était juste avant que Kamakiri, Millia et Sophy ne se déchaînent en détruisant la moitié du port! Bref, tous courraient et assez vite même. Mais au millieu de bruit du carnages qu'ils faisaient, car des idiots de marines continuaient a essayer d eles stopper, sans succès, Sophy décernait de plus en en plus les bruits d'un combat violent un peu plus loin. Et l'espace d'une fraction de seconde, elle aperçut une étoile filer vers le ciel. Et la, Sophy eut un sourire. La voie était dégagée pour pouvoir s'échapper. Quelques seconde splus tard, ils trouvèrent Lence allongé sur le sol. Sophy était un brin étonnée, elle ne pensait pas que cet homme puisse tenir si longtemps face à la combattante aérienne.

Mais il avait dégagé la voie, et ça ne semblait pas plus déranger Saya que cela, d'autant plus qu'elle était partie sans les attendre. Comme si Sophy s'acharnerait à l'attaquer, elle! Enfin bref, sachant que, bizarrement, les femmes étaient les trois plus bourrines du groupe, ce fut Yun qui s'occupa de porter Lence, Davy ayant trop la flemme pour cela, comme d'habitude. Le suite, vous la connaissez déja, avec la supeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerbe attaque combinée des trois folles!

[ Fin du Flash Back]

La décision fut prise, une escale à Shabondy était nécéssaire. Le temps leur était compté avant d'avoir la marine aux fesses, mais ils avaient tout de même le temps de s'amuser un tantinet. Et de soigner les blessures de Lence et Svetlana qui avait été retrouvé étale dans une cabine du navire, inconsciente et serieusement blessée. Et oui, même si Aka Inu les avait laissé partir en échange de leur prochain job, il fallait tout d emême que tous soient considérés comme des hors la loi, d'autant plus que Sophy et Kamakiri étaient déja des hors la lois confirmé, avec une jolie mise à prix sur leurs belles bouilles.

Le navire se dirigea donc tranquilement vers l'archipel, avant d'accoster paisiblement aux abord d'un groove isolé, histoire de ne pas attirer l'attention. S'occupant de jeter l'encre, la jeune femme se retourner vers Davy, Yun et Kamakiri. Elle semblait hésitante.

- Euh... Je sais qu'on est un groupe de hors la loi et qu'on devrais rester ensemble si jamais des marines nous tombent sur la courge... Mais... Vous pourriez vous occuper des provisions et de tout le reste, et aussi d'aller au parc d'attractions, hein Davy?

Elle s'approcha de de ses trois ams et leur dit tout bas, faisant en sorte que Millia n'entende rien:

- Je dois vous laisser car je lui ai pas encore acheté son cadeau... Vous savez... Pour le mariage... Et tout et tout.

Sophy descendit alors du navire en sautant, réatérissant souplement. Ses vêtements étaient sales, tachés de sang, déchirés par endroit, mais cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Elle se mit donc à marcher en direction du centre de l'archipel en faisant un signe de la main à ses amis. Elle était partie seule pour deux raisons: La première était qu'elle devait être discrète car sans argent, la seule chose qu'elle pouvait faire, c'était voler. Et voler en groupe, c'était vite se faire griller. Ensuite, la seule personne avec qui elle aurait voulut être à cet instant précis était Millia, mais cette dernière soignait Lence et Svetlana. Cette fille était carrément géniale.

Et Sophy était aussi géniale: tous étaient dans la merde et elle ne pensait qu'a une chose: le mariage.

[HRP: j'ai rajouté Lence dans le RP, car dans son combat contre Saya, cette dernière l'a laissé sur notre chemin^^ Et il se peut aussi qu'on recueille Svetlana en passant, mais c'est pas sur, à voir avec la concernée. si ça dérange quelqu'un, faites moi signe. Oh et après shabondy, on fera surement une rencontre avec Shanks, donc si on pouvait vite boucler le sujet ce serait... Fun^^ (la encore, si y a des réclamations, faites les moi savoir^^ d'ailleurs on déposera Lence et Svet' sur l'ile ou on verra Shanks^^)]

_________________


Dernière édition par Asashi D. Sophy le Dim 10 Jan 2010, 19:16, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Davy Arashi
Capitaine des Purple Beer
Capitaine des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 273
Equipage : The Purple Beer
Prime : 165. 000. 000
Inscrit le : 04/06/2008

Feuille de personnage
Niveau:
70/100  (70/100)
Fruit du Démon : Fruit Tama Tama
Expérience:
1260/1100  (1260/1100)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Sam 09 Jan 2010, 00:43

Eh bien eh bien, visiblement, les aventures reprenaient pour Davy. S'étirant en baillant paresseusement, il sortit lentement de son hamac. Il se murmura ceci pour lui même tandis qu'il relevait son chapeau de ses yeux, histoire de voir un peu où ils étaient. Du bleu partout, il était de suite vachement avancé. Il avait du dormir bien plus que toute la nuit, mais pour lui qui s'était reclus dans une vie tranquille, ces dernières péripéties avaient été particulièrement éprouvantes. Surtout qu'il avait rien demandé lui, son arrivée sur cette foutue terre sainte était due au hasard, de même que sa présence sur ce bateau donc. Enfin le hasard, presque : s'il y avait pas eu ce foutu crevard de Saito... Mais bon, il estimait qu'au final, il avait eu de la chance. Durant ces interminables journées où il avait été enfermé par Spandam, Davy avait plus regretté le bon vieux temps du commando Arashi que sa vie de détective-clodo à North Blue. Il était heureux de revoir cette bande de joyeux lurons. C'aurait été mieux bien sûr, si les autres anciens de son équipe étaient là, mais bon, on y pouvait rien. Et puis, si certains n'étaient plus là, il y avait de nouvelles têtes. Comme cette femme qui se baladait tout le temps à poil. A ce propos, Davy sortit de sa poche une grosse boule de coton, et en arracha deux gros bouts pour les fourrer dans ses narines. Sophy, sur la proue, croisa son regard à ce moment, il la salua et, reniflant sans le faire exprès, manqua s'étouffer avec le coton.

Quelques minutes plus tard, après s'être frappé le diaphragme jusqu'à recracher le coton meurtrier, Davy le ramassa et le replongea dans sa narine. S'étouffer était un risque, mais pas aussi grand que de risquer une grave hémorragie. Étrangement en effet, depuis qu'ils avaient pris la mer, Davy souffrait fréquemment de saignements nasaux. Lorsqu'il en fit part à Yun, celui-ci lui proposa d'aller demander à Kamakiri de s'habiller d'avantage, mais Davy, sûr que ce n'était pas cela la cause, et conscient qu'après tout il faisait très chaud, et qu'aussi qui il était lui pour entraver la liberté d'autrui de se balader fesses au vent, refusa modestement.

Ainsi donc, ils voguaient, laissant loin derrière la Marine et ses échafauds. Il soupira bruyamment. Désormais, c'était officiel : ils allaient être recherchés par le Gouvernement. Raaaaaah qu'est-ce que ça pouvait être chiant. Davy allait traîner des pieds jusqu'à la chambre de Yun pour bien lui faire comprendre qu'il râlait pendant une heure ou deux, lorsqu'un éclair traversa sa cervelle atrophiée. Ils étaient chacun hors-la-loi, tous sur le même navire, et par conséquent, allant tous dans la même direction... Trottinant jusqu'à la cale, Davy y descendit et farfouilla dans les caisses. De la peinture, un drap, on put entendre des ricanements de scientifique fou pendant quelques minutes.

Lorsqu'il en sortit gaiement, il trouva les autres rassemblés. Il se précipita, son œuvre à la main pour la montrer à tout le monde, comme un gosse qui aurait fait un collier en macaronis.

"Euh... Je sais qu'on est un groupe de hors la loi et qu'on devrais rester ensemble si jamais des marines nous tombent sur la courge... Mais... Vous pourriez vous occuper des provisions et de tout le reste, et aussi d'aller au parc d'attractions, hein Davy ?
-Parc d'attractions ! Wouhou ! Et provisions ? Ca veut dire bières ! Double wouhou !"


Oubliant complètement son torchon, il le balança derrière lui. L'étendard noir comportant un crâne aux cheveux violets entouré de deux bières tomba mollement derrière deux tonneaux vides. Laissant alors Millia et Sophy partir faire leur shopping de noce, Kamakiri, Yun et un Davy trépignant restèrent sur le pont faisant face à la gigantesque mangrove de l'archipel. Les étoiles dans les yeux, Davy se tourna vers eux et trembla d'excitation.

"On va se saouler sur la grande-roue ?"


Dernière édition par Davy Arashi le Dim 17 Jan 2010, 03:26, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kamakiri Raishigami
.ø. Administratrice .ø.
Pirate des Purple Beer
.ø. Administratrice .ø.Pirate des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 335
Equipage : Purple Beer / Ex-Ashura
Prime : 80. 000. 000
Inscrit le : 01/05/2009

Feuille de personnage
Niveau:
55/100  (55/100)
Fruit du Démon : Pas de fruit, pas de soucis !
Expérience:
700/600  (700/600)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Sam 16 Jan 2010, 21:13

[HRP : Veuillez excuser le sonnet en début de RP, ça m'a pris d'un coup xD... J'ai tenté de faire des décasyllabes mais bon xD !]


Après s'être échappée de Marine Ford,
Et présentement dans la tenue d'Ève,
Kamakiri, habile, aux commandes,
Regarde fréquemment Davy qu'elle achève...

De ses narines coulait un liquide rouge
Qui assez vite a été absorbé.
Kamakiri dont la poitrine bouge,
Les fesses à l'air, mais très concentrée,

Manie la barre avec dextérité,
Alors que Davy semble s'exciter !
Ce dernier agite follement un drapeau :

Violet, noir et bières le composent.
Puis, Sophy la situation expose :
Provisions, mariage en cadeau !


Kamakiri s'était levée et était présentement en train de fixer Davy qui trépignait d'impatience tel un enfant, des étoiles (ou des bières, trop petit pour voir d'ici) dans les yeux. Pourquoi ? Une histoire de fête foraine... Kamakiri se souvenait très bien de ce genre de fête, ça oui ! Il y avait toujours une bonne ambiance et elle se souvenait également que, Zazae, son ex-compagnonne d'armes, était assez douée pour "chasser" sur ce genre de terrains. Enfin, la chasse n'était pas à l'ordre du jour aujourd'hui ! Quoique...

- Mmh, je t'emprunte ta veste mon Davy. Dit Kamakiri, de sa voix suave, en ôtant lentement la veste de Davy afin de la poser sur ses épaules dénudées.

Elle lui sourit, puis se dirigea vers deux tonneaux vides. Elle se baissa, fesses en direction de l'homme aux cheveux violets (et de Yun, mais il compte pas), et ramassa le drapeau qui avait été envoyé valdinguer. Tournant le dessin -amateur- du côté de sa peau, elle enroula le tissu autour de son corps. Elle se retrouva alors avec un charmant ensemble : une robe noire sans bretelles, lui arrivant à une quinzaine de centimètres au-dessus des genoux et une jolie veste blanche cendrée habillaient Kamakiri.

Yun (mais il compte pas), Davy et Kamakiri étaient à présent descendu du bateau. Les pieds nus de Kamakiri foulaient la terre de Shabondy pour la première fois. Elle avait aperçu cet archipel une seule fois, mais c'était il y a bien longtemps et, à cette époque, elle filait vers Troke avec son ancien équipage. Soudain, il sembla à l'anthropophage qu'elle avait aperçu une femme à la chevelure bleue layette dans la foule ! Zazae ? Zazae et son 95 C ?! Impossible... Ou pas. Mais, au même moment, Yun (celui-qui-ne-compte-pas) informa Davy et Kamakiri qu'il partait explorer les environs, ce qui détourna l'attention de la brune...


- Eh bien, Davy chéri, on dirait bien que nous sommes seuls, tous les deux, maintenant... Elle allait poursuivre sa phrase mais quelque chose de gigantesque attira son attention, une nouvelle fois : une grande roue. Tiens, je suppose que c'est une grande roue, c'est là que tu voulais aller, non ?

N'attendant pas vraiment la réponse du Violet, la brune attrapa ce dernier par la main et le tira à travers la foule, contournant habilement les passants, sans réellement faire gaffe au fait que Davy aurait pu percuter une cinquantaine de personnes... Bah quoi ? Elle l'obligeait un peu à le suivre, certes, mais ça n'était pas dit que, même en le guidant, il sache éviter les gens aussi facilement qu'elle. On s'en fiche ? Bon... Je suppose que c'est parce que c'est de Davy dont on parle...

Enchaînant slalom sur slalom, Kamakiri approchait à grands pas de la fête et plus précisément de la grande roue. Sa main tenait toujours fermement celle de Davy, et quelques fois, elle se retournait pour jeter un coup d'œil à l'homme, histoire de voir s'il suivait. Ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'elle avait dépassé au moins trois ou quatre boutiques qui vendaient de la bière... M'enfin, on avait dit la grande roue, c'était la grande roue, un-point-c'est-tout ! Grande roue qu'ils finirent par atteindre.


- Que faisons-nous maintenant, mon choupinet ? Demanda-t-elle à Davy, en le regardant bien droit dans les yeux, alors que le drapeau qu'elle avait autour du corps en guise de robe, semblait se détacher progressivement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Davy Arashi
Capitaine des Purple Beer
Capitaine des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 273
Equipage : The Purple Beer
Prime : 165. 000. 000
Inscrit le : 04/06/2008

Feuille de personnage
Niveau:
70/100  (70/100)
Fruit du Démon : Fruit Tama Tama
Expérience:
1260/1100  (1260/1100)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Lun 18 Jan 2010, 20:41

Se baladant sur la mangrove titanesque, Davy ne cessait d'être émerveillé par ces arbres aussi gigantesques que zébrés, et surtout, par les bulles qui jaillissaient mollement du sol. C'était comme les hallus qu'il avait quand il était plus bourré que d'habitude, sauf que là c'était vrai ! Et en plus, il ne pouvait même pas se plaindre du manque de compagnie féminine à laquelle il était habitué durant ses rêves éthyliques, puisque Kamakiri se révélait être d'une compagnie tout à fait intéressante. Il lui glissait régulièrement de coulants regards en haussant un sourcil. Cette femme semblait afficher un trait de caractère imposant -mais ô combien sympathique, mais impossible de soupçonner ce qui pouvait se cacher là dessous. Lui souriant, Davy reporta son attention sur les numéros qu'affichaient les troncs. Ceux-ci allaient en diminuant, et il se rapprochaient de la mangrove sur laquelle était installée le parc d'attractions.

"Davy, je... Je vais partir en éclaireur, voir les différentes issues, les endroits fréquentés par les Marines...
-Quoi ! Putain tu fais chier ! Et les manèges ! Tu vas pas faire un seul manège ?
-Je te rappelles qu'on est recherchés maintenant, on ne peut pas se conduire n'importe comment. N'importe qui pourrait vous reconnaître et...
-Blaaaaablablabla... Ouais bon ok tires-toi, y aura plus de barbe à papa et de bibines pour nous. Quand t'auras finis, cries notre mot de passe "Saito est un travelot impuissant.
-Eh bien, Davy chéri, on dirait bien que nous sommes seuls, tous les deux, maintenant... Tiens, je suppose que c'est une grande roue, c'est là que tu voulais aller, non ?"

Sans lui laisser le temps de lui répondre ou même de percuter la présence de la Grande roue un peu plus loin, elle lui attrapa la main et il fut aussitôt happé à travers une foule dont les membres étaient si serrés que l'espace entre chaque personne était comparable à celui entre Seng et sa chèvre lors d'un calin nocturne. Se mangeant des coudes dans les yeux, des coups de bedaine dans les côtes, Davy se serait bien immatérialisé, mais avec ce monde qui le collait, il craignait d'entraîner avec lui les habits d'un gros lambda en sueur, et ne souhaitait à personne un tel spectacle. De plus, il risquerait de perdre Kamakiri, ce qui serait bien emmerdant. Après donc avoir enduré la foule, ils se retrouvèrent tous deux au pied de l'immense grande roue.

"Que faisons-nous maintenant, mon choupinet ?
-Aaaaaaarf... Ouais c'est sûr, j'avais dit la grande roue, mais j'avais surtout dit "se saouler sur la grande roue" ! Et sans alcool, ben bon ça va être plutôt tendu... Mmh, y a pas une buvette dans l'coin...? Ah si, là-bas ! Chiiieeer, on va pas retraverser c'te putain de foule... Attends, on va faire un truc cool."

Davy tendit alors ses bras et les glissa derrière sa veste accaparée par Kama, l'attrapant par la taille, et la rapprochant lentement vers lui. Un instant pour profiter du moment, et ils chutèrent tous deux soudainement dans le sol. A peine une poignée de petites secondes plus tard, ils en jaillissaient un peu plus loin, juste au comptoir bondé d'une buvette. A la vérité, Davy n'avait pas vraiment besoin de tenir Kama de cette manière là, un simple contact suffisant, mais il aurait été quand même con de ne pas profiter de l'occasion

"Hep ! Deux tonnelets d'bière siouplaît !"

Pianotant des doigts sur le comptoir, Davy attendait impatiemment que le seul serveur pour cinquante clients croise son regard. Comme ce moment capital ne venait pas, il sifflota, tritura des trucs qui traînaient... et posa son regard sur deux bibines à côté de lui, appartenant à un gars trop captivé dans sa discussion pour s'en occuper. Soupirant devant une telle négligence indigne de qui achetait une bière, Davy passa en mode "je-vais-faire-une-connerie-et-y-a-que-moi-qui-crois-que-personne-me-voit" et attrapa les deux gobelets, avant de faire signe à Kama de se tirer discrètement. Traversant rapido la foule en protégeant les verres de bière comme s'il s'agissait de nouveaux nés, ils parvinrent enfin à s'en extraire, et se retrouvèrent à nouveau au pied de la grande roue. Tendant une des bières à Kama, Davy jaugea la quantité de la sienne avec tristesse mais décida de lui faire tout de même honneur. Malheureusement, il ne l'avait même pas finie quand...

"Eh le p'tit comique ! T'as plutôt interêt à m'les rembourser ces bières !
-Nyaaaah ! Cours !"

Attrapant Kama, Davy s'élança tambours battant au milieu de le file qui faisait la queue pour monter dans la grande roue. Gesticulant comme il faisant d'habitude lorsqu'il paniquait, Davy bondit sur la plate forme devant laquelle les nacelles s'arrêtaient momentanément pour prendre de nouveaux passagers. Devant celle qui venait de se stopper, un gus attendait avec son grand père. Éjectant ceux-ci d'un bon coup de pied, Davy attrapa Kama et sauta dans la nacelle avant que la porte de celle-ci ne se referme. Haletant, il regarda depuis la vitre les badauds qui pestaient contre eux, et se foutu de leur gueule un bon coup. Tout content de lui, il se retourna et aussitôt ses joues gonflèrent de surprise. Visiblement, dans l'affaire, le drapeau robe n'avait pas tenu le coup...

"Alors fiston, content que papa et maman t'aient enfin emmené dans la grande roue ?
-Ouaaaaiiis c'trop bien ! On peut voir plein de trucs ! Waaah ça là-bas c'est quoi !
-C'est Red Line, la ceinture terrestre.
-Waaaaaaah et les types là-bas ils font quoi ?
-Il s'agit sûrement d'esclaves qu'on emmène au marché.
-Waaaaaaah et le monsieur la madame dans la nacelle devant, ils font quoi ?
-Eh bien ils... euh..."

Les yeux sortant de leurs orbites, aussi surpris que choqués, les deux parents observaient, hagards, les deux silhouettes emmêlées derrière la vitre embuée de leur nacelle. Une main féminine vint percuter celle-ci, puis descendit lentement.

"Bon ! Et si nous regardions plutôt de l'autre côté pour voir le paysage ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kamakiri Raishigami
.ø. Administratrice .ø.
Pirate des Purple Beer
.ø. Administratrice .ø.Pirate des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 335
Equipage : Purple Beer / Ex-Ashura
Prime : 80. 000. 000
Inscrit le : 01/05/2009

Feuille de personnage
Niveau:
55/100  (55/100)
Fruit du Démon : Pas de fruit, pas de soucis !
Expérience:
700/600  (700/600)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Lun 18 Jan 2010, 23:53

[HRP : Il y a quelques propos qui peuvent choquer bien qu'étant présents en tant qu'euphémismes. Je prierai donc les âmes sensibles et/ou les personnes n'aimant pas les sous-entendus de ne pas lire certains passages. Vous êtes prévenus Razz]

______

"Aaaaaaarf... Ouais c'est sûr, j'avais dit la grande roue, mais j'avais surtout dit "se saouler sur la grande roue" ! Et sans alcool, ben bon ça va être plutôt tendu... Mmh, y a pas une buvette dans l'coin...? Ah si, là-bas ! Chiiieeer, on va pas retraverser c'te putain de foule... Attends, on va faire un truc cool." A cet instant, Kamakiri, un peu pensive, tourna la tête vers ladite buvette.

…Bon, déjà, il faut dire que le concept de "se saouler" et d'alcool était totalement, ou presque, inconnu à Kamakiri. Certes, elle savait que ça existait et que ça rendait les hommes -et les femmes- un peu "déglingués" mais jamais, elle n'avait goûté à ce genre de boisson. Non pas parce qu'elle ne voulait pas mais simplement parce que son instinct le lui interdisait. Enfin, il semblait que Davy avait une idée derrière la tê--…


- Ouh ! Kamakiri n'avait pas eu le temps d'interroger Davy sur ce qu'il entendait par "on va faire un truc cool", qu'aussitôt, ses bras passèrent derrière la taille de Kama. Ça devait être ça, "un truc cool." Et ouais, c'était vachement "cool" pour le coup, bien que ce concept échappe totalement à la cannibale.

Son regard vert foncé dans le regard ébène de Davy, Kamakiri sentait naître en elle ce qu'on pourrait chimiquement qualifier de "désir" ou d'excitation. Oui, en effet, sur le plan hormonal, Kamakiri pouvait facilement être qualifiée de "sujet hautement productif en phéromones". Vous savez, certains papillons de nuit, le Bombyx en fait, peuvent détecter leur partenaire dans un rayon de plus de quatre kilomètres ? Bah Kamakiri c'était pareil, enfin, quelques fois. Pour le moment, les vapeurs d'alcool que dégageait Davy l'empêchaient de détecter un autre mâle que lui. Mais en même temps, c'était très bien ainsi : Davy avait une odeur assez agréable au final, quelque part, sous l'alcool.

Dans une position plus que confortable, ils s'enfouirent dans le sol. Décidément, la vie de la cannibale était assez divertissante ! Une fois elle arrachait les parties sensibles d'un garde sur un rempart, une autre elle courait nue dans la grande fourmilière qu'était Marine Ford, une autre fois encore elle disparaissait dans le sol au bras d'un bel homme alcoolique. Bref ! Elle n'avait pas à se plaindre ! Désormais, les deux hors-la-loi faisaient face à un comptoir bondé, un peu trop bondé d'ailleurs. L'alcool devait être une chose avec un pouvoir extrêmement puissant pour attirer autant de personnes ! Ça aurait plu à Lence, un truc aussi puissant…


"Hep ! Deux tonnelets d'bière siouplaît !"

La brune était d'un naturel patient en général, du moment que ça ne concernait pas la chose et qu'elle avait le contrôle de la situation. Seulement voilà, alors qu'elle posait sa tête tranquillement sur l'épaule de Davy pour regarder par-dessus, celui-ci sembla s'intéresser à de la bière contenue dans deux gobelets. Bizarrement, Kamakiri aurait pu l'empêcher de les prendre, mais ça n'était pas extrêmement divertissant… Alors bon, une chose en entraînant une autre… Kamakiri se retrouva avec un gobelet dans la main ; geste qui lui semblait bizarrement étranger, allez savoir pourquoi…

Quelque chose la poussait à porter ce verre à ses lèvres et à en boire le contenu, en entier, d'une traite, sans prévenir personne. Pourquoi cette action lui semblait-elle lointaine ? Pourquoi ne se sentait-elle pas accoutumée à cette pratique commune chez l'humain ? Sa tête commença à tourner légèrement et son esprit s'engagea dans la brume, c'était assez léger… pour le moment.


"Eh le p'tit comique ! T'as plutôt intérêt à m'les rembourser ces bières !
"Nyaaaah ! Cours !"
- Mmh ? --Aaah !

A peine avait-elle eu le temps de descendre son gobelet d'une traite, que Kamakiri était entraînée à travers la foule à une vitesse fulgurante. Du coup, elle passait de "personne ayant bu cul-sec un verre de bière pour la première fois" à "personne ayant bu cul-sec un verre de bière secoué pour la première fois". Wouhou ! Un milkshake à la bière ! Très bon pour la tête de l'anthropophage tout ça ! Elle se sentait follement allègre ! Si bien qu'elle se mit à rire comme une dératée pendant qu'elle courait, tenue par Davy. Elle en pleurait même. Une chose était sûre maintenant : Kamakiri Raishigami, première du nom, ne tenait pas l'alcool.

Ouuuuh ! La grande-roueeeuh ! C'est qu'il détalait vachement vite le Violet à bières ! Alors ils étaient si proche que ça de la grande roue ? Ah bah fallait croire qu'oui, vu que Davy prenait son "envol" vers une nacelle, en virant au passage ceux qui y logeaient avec un style très… Comment dire… "Bouge de là du con ! Et SCHBAM ! Dans ta gueule !". Là, Kamakiri se sentit partir vers l'avant alors qu'un "Clak !" bien sonore se fit entendre derrière elle. Youhouuu ! Ils avaient évité les ennuis ! Du moins, jusqu'à ce que la grande-roue fasse un tour complet. Mais pour ça on avait le temps, premièrement car la robe-drapeau était tombée sur le type qui se chargeait de manœuvrer la roue touristique. Et deuxièmement parce que le serveur de bières, le type à qui appartenaient les gobelets dérobés et l'acolyte du machiniste se prenait le chou pour savoir s'il fallait arrêter la roue. En somme… BASTOOOON ! Cela ne concernait donc plus les deux protagonistes.

Enivrée, Kamakiri fixait Davy dont les joues ressemblaient étrangement à celle d'un
diodon , les piquants en moins. Elle lui sourit franchement cette fois-ci, ce qui dévoila des dents étrangement bien alignées et assez blanches. Le genre de sourire auquel on ne pouvait résister, paraît-il. Un sourire qui illumina brièvement le visage de la brune et des fossettes se dessinèrent sur ce dernier. Pourquoi son visage était-il brièvement illuminé ? Car, figurez-vous, que le temps d'écrire ces quelques lignes, Kamakiri était déjà passée à la suite. A présent, elle se retrouvait sur Davy, vêtue simplement de la veste blanc cendré.

Le souffle encore saccadé, la brune embrassait (et, sans doute, embrasait également) Davy et ce, d'une manière très passionnée. Les vitres s'embuaient très rapidement. Depuis combien de temps n'avait-elle pas fait ça ? Bonne question. De toute manière, ce qui comptait, c'était le moment présent. Et présentement, Kamakiri appliquait à merveille ce qu'on nommait le "Carpe Diem". Elle cueillait les roses de la vie comme Davy buvait des bières.


Spoiler:
 

La main de la cannibale glissa doucement sur la vitre de la nacelle pour finir sa course sur le torse de Davy. Cannibale qui semblait avoir oublié totalement qui elle était. Enfin, disons plutôt qu'elle avait endormi son instinct de survie qui avait tendance à être un peu trop présent. Car oui, c'était cet instinct qui la poussait à tuer et à… manger. Davy Arashi s'en sortirait-il vivant ? Vous le saurez, en regardant lisant le prochain épisode.

Dans le prochain épisode ! Kamakiri sent une étrange chaleur l'envahir et elle semble de plus en plus forte ! Elle mord alors le lobe d'oreille de Davy ! Kamakiri continuera-t-elle de mordiller cet endroit tranquillement ou l'arrachera-t-elle sauvagement, choquant ainsi les touristes des nacelles alentours ?! Mais que va-t-il se passer ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Davy Arashi
Capitaine des Purple Beer
Capitaine des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 273
Equipage : The Purple Beer
Prime : 165. 000. 000
Inscrit le : 04/06/2008

Feuille de personnage
Niveau:
70/100  (70/100)
Fruit du Démon : Fruit Tama Tama
Expérience:
1260/1100  (1260/1100)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Mer 20 Jan 2010, 23:32

Davy n'avait pas vraiment ça en tête lorsqu'il parlait d'aller sur la grande roue... Enfin si, il avait ça en tête, mais un peu plus tard, lorsqu'il avait été hypnotisé par le déhanchement de la démarche de Kama. Mais de toutes façons, la vision panoramique extraordinaire était bien la dernière chose qui intéressait Davy à ce moment précis. Ça faisait un bon moment qu'il s'était pas éclaté de la sorte : les péripéties du QG, avant ça la prison, avant ça, d'autres péripéties au QG... Autant d'occasions d'avoir une aventure ! Indifférents au mouvement du gigantesque manège qui avait repris, Davy enlaçait Kama dans une brûlante étreinte. Partant à la découverte de son physique si captivant, il commençait à en oublier tout ce qui n'avait pas un rapport direct avec l'action présente. Comme si la buée qui emplissait la pièce s'étendait bien plus loin que cela, recouvrant toute sa vie. Une sensation qu'il connaissait par cœur, puisque l'alcool avait un effet similaire. Similaire certes, mais jamais aussi puissant ; et d'ailleurs, il avait cru remarquer que la bière qu'il avait passée à sa partenaire de jeu avait eu un impact non négligeable. Il ne savait cependant pas s'il devait le déplorer ou non, car Kamakiri semblait tout à fait elle même en ce moment.

Toutefois, un léger événement vint perturber cette idée. Alors qu'ils changeaient de position, Kama trouva amusa de glisser son visage contre le sien jusqu'à son oreille, dont elle mordilla le lobe. Surpris, Davy ne repoussa cependant pas l'initiative, bien au contraire. C'était même plutôt agréable. Il songeait à un moyen de lui rendre la pareille, lorsque la pression des dents se fit quelque peu insistante, voire un tantinet douloureuse. Il n'aurait pas relevé, si cette étrange impression que Kama désirait réellement le mordre au sang ne s'insinua pas dans son esprit. Intéressant... Ça faisait donc partie de sa nature ? Afin d'éviter de perdre une oreille mais sans surtout vouloir freiner son élan, Davy roula et parvint au-dessus de Kama. Il resserra son étreinte, lui bloquant les bras, ce afin de stimuler une quelconque réaction. Après tout, discuter était pas forcément la meilleure façon de connaître quelqu'un, et Davy était très curieux de connaître les mécanismes qui faisaient fonctionner l'esprit de Kama.

Malheureusement, le brouhaha grandissant en dehors de la nacelle fit tilter Davy. Rampant jusqu'à la vitre, il scruta les alentours. Une foule au pied de la grande roue, ça n'avait pas changer depuis tout à l'heure. Il ne voyait pas les gus qui voulaient leur peau, mais ça voulait pas dire qu'ils étaient pas là. Rampant toujours, Davy rejoignit Kama, et entre deux patins, lui expliqua sa vision des choses.

« Moi c'que je pense, c'est que quand c'te porte va s'ouvrir, ce s'rait aussi bien si on était pas là. Mais avec la bonne lancée qu'on a pris, ce serait quand même un beau gâchis d'en rester là. Et si on trouvait un endroit plus tranquille ? »

Lorsque la nacelle eut enfin fait son tour complet donc, et qu'elle arriva à nouveau au niveau de la plate forme, personne n'en sortit. Et tout ce que ses nouveaux occupants purent trouver fut une atmosphère fauve. Kama et Davy étaient déjà un peu plus loin, parmi la foule. Le fait que Kama soit nue sous la veste de Davy n'était pas si flagrant que ça. Enfin... Si quand même un peu. Mais Davy la serrait contre lui pour éviter qu'ils attirent trop les regards et parce que, aussi, il aimait pas mal ce contact rapproché. Sautant rapidement d'une mangrove à l'autre, la foule s'amincit très rapidement, jusqu'à ce que l'air devient enfin respirable. La mangrove dans laquelle ils atterrirent comportait une zone urbanisée. Se glissant sous des arcades, Davy testa la première porte qu'il trouva. Verrouillée. C'était très bon signe, car l'endroit était sûrement désert. Ses dons de passe-muraille leur permirent de disparaître comme des ombres. Les rideaux étaient tirés à l'intérieur, mais la clarté du jour permettait d'éclairer juste ce qu'il fallait pour s'apercevoir qu'il s'agissait d'une salle de classe. S'aventurant dedans, s'assurant qu'il n'y ait pas un tit rigolo planqué sous une table, Davy se retourna et poussa Kama sur le bureau du professeur, préalablement vidé de son attirail.

« Nous reprenons ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kamakiri Raishigami
.ø. Administratrice .ø.
Pirate des Purple Beer
.ø. Administratrice .ø.Pirate des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 335
Equipage : Purple Beer / Ex-Ashura
Prime : 80. 000. 000
Inscrit le : 01/05/2009

Feuille de personnage
Niveau:
55/100  (55/100)
Fruit du Démon : Pas de fruit, pas de soucis !
Expérience:
700/600  (700/600)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Jeu 21 Jan 2010, 02:01

[HRP : Début de post un peu gore, désolée.]

______

      Que la grande-roue aie repris sa course, je m'en fiche, tu vas crever. Tu entends, saloperie, tu vas crever. Tu mourras, par ma main tu vas mourir. Je ne veux qu'une chose, exploser ta mignonne petite tête et en manger le contenu, parce que moi je survivrai et pas toi. Ton cœur appartient à ma bouche et à mes crocs, tes tripes appartiennent aux miennes et ta cervelle appartient à l'asphalte que je foulerai de mon pied. Toi, tu n'as pas le droit de survivre, tu es comme les autres, tu cherches simplement à me détruire, à me voler cette étincelle de vie qu'il me reste. Tu ne veux qu'une chose, abuser de moi, abuser de ma confiance et de ma beauté. Tu es comme les autres et pour cela, tu seras châtié. Qui crois-tu être ? Un ami ? Non, tu es mon ennemi et tu mordras la poussière, autant que moi je mordrais ton lobe d'oreille, quitte à ce qu'il se déchire et que tu en saignes et hurles.

      Moi, faible ? Tu veux rire, tu veux rire avoue-le. Je ne cèderai pas la place à mon corps, à ce corps. Je ne veux pas dépérir, je suis plus forte que ça, que la substance qui m'enivre. Crois-tu avoir annihilé ma force, ma résistance, ma soif de survie ? Tu te trompes, tu te trompes, tu te trompes et tu te trompes encore. Tu crois avoir le dessus sur moi, parce que tu maintiens fermement mes mains de chaque côté de la tête, tu te fourvoies mon beau, même si tu es au-dessus de celle qui causera ta perte : moi. Le désir n'est rien face à la force de l'instinct. Je suis cet instinct et tu n'es qu'une bribe de désir, sale prédateur. Je n'ai pas pour habitude de perdre, alors sache que je reviendrai, et tu ne pourras m'oublier, si ce n'est en purgeant ta peine dans les Limbes. Je reviendrai, alors profite de ma bouche et de ma langue une dernière fois dans la sécurité, car je le répète, je reviendrai et par ma propre bouche tu seras châtié.

Quelle délicieuse chaleur envahissait Kamakiri ! Elle embrassait Davy fougueusement et cela n'était pas pour lui déplaire. Avait-elle pris autant de plaisir à embrasser quelqu'un auparavant ? Bonne question, elle ne saurait répondre, et de toute manière et elle ne s'en souvenait pas. Elle vivait dans le moment présent et c'est ce qui comptait. Elle avait toujours vécu ainsi, avec pour guide, une petite voix, bien enfouie, qui lui disait quoi faire, et cela lui avait toujours réussi. Cela faisait presque quarante-sept années qu'elle s'en sortait. Presque quarante-sept ans, qu'elle avait bravé certains dangers, qu'elle ressortait toujours en vie de certaines ruelles sombres...

"Moi c'que je pense, c'est que quand c'te porte va s'ouvrir, ce s'rait aussi bien si on était pas là. Mais avec la bonne lancée qu'on a pris, ce serait quand même un beau gâchis d'en rester là. Et si on trouvait un endroit plus tranquille ? "
- Tout à fait d'accord, Davy… Ce serait un trop grand gâchis. Lui répondit-elle après lui avoir longuement sourit. Elle l'embrassa une dernière fois avec toute la fougue du monde puis se redressa afin de préparer sa sortie…

Ils descendirent de la nacelle qui avait abrité l'espace d'un instant le fruit de leur désir mutuel, et ils s'engouffrèrent entre les passants afin d'échapper aux éventuels ennemis qu'ils s'étaient faits tantôt. La quantité de personnes commençait sérieusement à diminuer et Kamakiri se sentait de nouveau respirer, alors qu'elle marchait en étant toute proche de Davy. Façon de marcher qui ne lui était pas familière –autant qu'elle s'en souvienne du moins- et qu'elle appréciait grandement ! Elle laissa même sa main glisser sur les fesses de l'homme aux cheveux violets, telle une adolescente en fleur qui sortait en ville pour la seconde (oui, on ne fait jamais ça la première) fois avec son "petit ami".

Ils avaient changé de mangrove, ils étaient loin du bruit et de l'agitation de la fête foraine et du "souk" qu'ils avaient provoqué près de la grande-roue. Ils étaient donc face à une porte verrouillée. Sans trop réfléchir, Kamakiri posa sa main sur la poignée et la baissa. Mais elle avait oublié que par précaution, les gens normalement constitués fermaient à clef, pour se protéger des dangers extérieurs, vous savez… Heureusement que Davy et son fruit démoniaque étaient là : c'est donc grâce à cela qu'ils traversèrent la porte sans encombres et qu'ils se retrouvèrent dans une salle de classe. Un lieu totalement étranger à Kamakiri qui n'avait jamais bénéficié d'une éducation, quelle qu'elle soit d'ailleurs.

Pourquoi aurait-on besoin d'être éduqué lorsque l'on vit sa vie au jour le jour ? Pour rien, si ce n'est charmer les hommes et les attirer dans son nid –douillet ou non- et présentement, sur le bureau de professeur qui enseignait dans cette classe. C'est donc en riant que Kamakiri atterrit sur le bureau en question, poussée par Davy qui semblait enthousiaste, tout autant qu'elle d'ailleurs ! Elle le rapprocha d'elle en passa ses jambes de chaque côté de son bassin et en les resserrant. Alors qu'elle s'adonnait à présent à un baiser plus que passionné…

"Nous reprenons ?"

      Je t'avais dit que je reviendrai. Laisse moi te mordre les lèvres, Prédateur sans scrupules. Laisse moi survivre. Laisse moi sortir de ma coquille pour t'emprisonner dans la mort. Oh oui, laisse moi faire, laisse moi te…

… Un cliquetis se fit entendre et là, dans la salle, déboulèrent une quinzaine d'élèves avec les yeux ronds comme des trentaines de lunes. Le professeur entra à son tour. Sont débiles ou quoi ? Fermer à clef alors qu'ils comptaient arriver. Vraiment aucun sens logique. Autant faire cours en plein air… Kamakiri poussa –avec une certaine tendresse- Davy afin de se placer à côté de lui, veste entre-ouverte. Elle passa sa main autour de la taille de l'homme puis dit :

- Je suppose qu'on remettra ça à plus tard mon Doux. On fait quoi avec eux ? Son ton semblait refléter une sorte d'amusement certain.

Les deux criminels fuiraient-ils ou bien feraient-ils autre chose ? En tout cas, une chose était sûre, ils allaient remettre ça, jusqu'à réussir à aller jusqu'au bout (quitte à ce que ce soit durant le mariage de Millia et Sophy). Quand on veut, on peut, merde !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Davy Arashi
Capitaine des Purple Beer
Capitaine des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 273
Equipage : The Purple Beer
Prime : 165. 000. 000
Inscrit le : 04/06/2008

Feuille de personnage
Niveau:
70/100  (70/100)
Fruit du Démon : Fruit Tama Tama
Expérience:
1260/1100  (1260/1100)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Ven 22 Jan 2010, 00:11

Dans le silence et la pénombre si reposants de la salle de cours, Davy et Kama étaient paradoxalement tout sauf zen et relaxés. La chaleur montait lentement dans la pièce. Les deux corps enlacés auraient presque pu faire des étincelles, tels deux morceaux de braise. Dans le regard de Kama, Davy plongeait le sien, curieux de ce qu'il était possible d'y trouver. A un moment même, il lui sembla voir quelque chose, comme une ombre fugace. Mais avant qu'il ne puisse aller plus en avant dans ses explorations, de son physique et de sa personnalité, un bruit retentit. Sursautant, Davy n'eut pas le temps de faire quoique ce soit qu'une classe d'une vingtaine de mômes et un professeur étaient entrés, et restaient bloqués en les fixant. Lui en faisait de même, peut être encore plus choqué qu'eux. Kama fut plus vive que lui à réagir et se releva, lui demandant ce qu'ils devaient faire avec ça. Cela eut pour effet de réveiller Davy, dont les lèvres s'agitèrent alors que son cerveau n'avait même pas encore eu d'idée.

"Bien ! Vous voilà enfin ! Nous excuserons votre retard et le mettrons sur le compte d'un trafic pédestre pour le moins gênant. Mr Tiegal je suppose ? Comme vous vous en doutez, nous sommes Alain Digo et Andrée Nudée... Comment ! Je devine à votre mine défaite que vous n'étiez pas du tout au courant de notre venue ? Ah cette administration ! Toujours à pester que nous faisons mal notre travail, nous autres enseignants, mais en retour, ils ne fournissent aucun effort ! Bien, nous sommes donc des auxiliaires venus présenter un cours d'éducation sexuelle. Pardonnez nous notre manque de tenue, nous répétions ! Comme je suis certain que vous avez fort à faire, et qu'il en est de même pour nous, nous allons commencer sans tarder. Bien ! Toi déjà, le petit porcelet, va ouvrir les rideaux, qu'on y voie quelque chose... Alors ! Ma délicieuse collègue va nous servir de schéma, et je vais vous poser quelques questions. Pour commencer, qui veut venir ici pour montrer à ses petits camarades où sont les seins ?"

[...]

Une petite demi-heure plus tard, la porte de l'école s'ouvrait pour laisser ressortir les deux amants. Davy pestait et fulminait contre ces enfoirés de gosses et leurs foutus emplois du temps qui avaient fait qu'ils étaient entrés pile à ce moment. Le visage mauve de rage, il fit un gros effort sur lui même et sortit sans réfléchir une bibine de sa poche pour se laisser gagner par son effet miraculé. Tiens, mais au fait, depuis quand il l'avait cette bière ? Bah, il avait dû l'oublier, c'était pas si terrible.

Une autre chose par contre lui revint en mémoire. Il s'agissait de la raison pour laquelle ils avaient débarqué à Shabondy.

"Kama, on a a oublié les provisions ! J'vais encore me faire engueuler moi... Bon, on achète de la bière, de la bouffe, on revient au navire, et on reprend tout depuis le début !"

Ça n'allait pas être trop dur de faire ça, les galeries commerciales de Shabondy étaient réputées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kamakiri Raishigami
.ø. Administratrice .ø.
Pirate des Purple Beer
.ø. Administratrice .ø.Pirate des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 335
Equipage : Purple Beer / Ex-Ashura
Prime : 80. 000. 000
Inscrit le : 01/05/2009

Feuille de personnage
Niveau:
55/100  (55/100)
Fruit du Démon : Pas de fruit, pas de soucis !
Expérience:
700/600  (700/600)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Ven 22 Jan 2010, 23:45

Kamakiri attendait, dans un calme étrange, une quelconque réaction de la part de n'importe quel parti. Elle regardait alternativement le groupe d'intrus, à savoir le professeur et ses élèves, et Davy, son nouvel amant. Cela faisait bien une vingtaine de secondes que le silence s'était installé, si bien que l'anthropophage aux pulsions refoulées entendait son cœur battre dans ses oreilles. Il battait calmement, mais assez fort tout de même, assez fort pour que Kamakiri le remarque.

La pression se relâcha enfin lorsque l'amant de la cannibale décida de sauver la situation. La brune avait cru comprendre que Davy était un débrouillard de première catégorie lorsqu'elle l'avait vu pour la première fois. Mais, là, il l'avait totalement scotchée, bien qu'elle ne le montra point. Sous l'apparente douceur qui émanait de Kamakiri, se cachait une de ces rares et irrépressibles envies de rire aux éclats, jusqu'à en pleurer.


" Bien ! Vous voilà enfin ! Nous excuserons votre retard et le mettrons sur le compte d'un trafic pédestre pour le moins gênant. Mr Tiegal je suppose ? Comme vous vous en doutez, nous sommes Alain Digo et Andrée Nudée..." Kamakiri se nommait donc à présent Andrée Nudée et Davy, Alain Digo. Ces noms se justifiaient très bien à vrai dire : Davy semblait adorer tout ce qui touchait à la couleur violette et Kamakiri avait un certain penchant pour l'exhibitionnisme et l'indécence. L'exhibitionniste indécente salua d'ailleurs d'un signe de tête les intrus.

Le professeur, Monsieur Tiegal d'après les "dires" de Davy, semblait pour le moins sceptique. Il y avait de quoi en même temps : deux criminels quasiment nus (surtout pour Kamakiri) et bouillonnants de désir semblaient, en effet, prêts à choquer le mobilier de la salle, et pas qu'ça…


" Comment ! Je devine à votre mine défaite que vous n'étiez pas du tout au courant de notre venue ? Ah cette administration ! Toujours à pester que nous faisons mal notre travail, nous autres enseignants, mais en retour, ils ne fournissent aucun effort !" Poursuivait Davy, alors que Kamakiri secouait savamment la tête, faisant ainsi croire qu'elle comprenait parfaitement la situation qui semblait fort embarrassante.

" Bien, nous sommes donc des auxiliaires venus présenter un cours d'éducation sexuelle. Pardonnez-nous notre manque de tenue, nous répétions ! Comme je suis certain que vous avez fort à faire, et qu'il en est de même pour nous, nous allons commencer sans tarder. Bien ! Toi déjà, le petit porcelet, va ouvrir les rideaux, qu'on y voie quelque chose..."

… Hein ? De l'éducation sexuelle ? C'était quoi ça ? Avait-on réellement besoin d'éduquer quelqu'un sur ce plan là ? Kamakiri, n'ayant jamais étudié, commençait à se demander sérieusement si elle devait passer au plan horizontal avec tous ces marmots… La pédophilie n'était pas vraiment sa tasse de thé à vrai dire, bien qu'elle ait déjà mangé quelques nourrissons en temps de crise… Oh, quoi que… Non en fait, tout bien réfléchi, un enfant de dix ou onze ans c'était trop… Étrange. Car oui, elle avait un semblait d'instinct maternel quelques fois. Elle frémit sous la veste de Davy alors que celui-ci poursuivait, le plus naturellement du monde, son petit speech pendant qu'un gamin ouvrait maladroitement les rideaux. Le corps bronzé de la brune tranchait nettement avec le reste des personnes et objets de cette salle de classe à présent.

" Alors ! Ma délicieuse collègue, ici Kamakiri laissa un sourire franc s'installer sur ses lèvres, va nous servir de schéma, et là son sourire décrépit peu à peu, et je vais vous poser quelques questions. "

Kamakiri aussi poserait des questions à Davy, et elles rentreraient dans les anales. Elle ne lui en voulait pas car la situation restait cocasse.

" Pour commencer, qui veut venir ici pour montrer à ses petits camarades où sont les seins ?

… Bon, d'accord, elle lui en voulait un peu, mais très légèrement. Elle se vengerait un peu plus tard, gentiment, avec retenue et tendresse. (Haha, c'te bonne blague !)
Après une demi-heure de "schématisation intensive", les deux amants criminels ressortirent sains et saufs de l'endroit qui avait failli brûler sous les pulsions de leur ardent désir. Frustrée ? Non. Kamakiri savait pertinemment qu'ils n'en resteraient pas là et elle savait aussi, que de toute manière, si ce n'était pas aujourd'hui, ce serait demain, et après-demain et encore après.

Alors que Davy buvait une bière sortie d'on ne sait où –ce qui n'étonna même pas Kamakiri au passage-, le regard vert foncé de la brune se posa sur un stand, un peu plus loin, qui semblait vendre des oranges. Ce même regard se posa sur une boutique de vêtements lorsque Davy entreprit de rappeler la raison de leur présence sur Shabondy.


" Kama, on a oublié les provisions ! J'vais encore me faire engueuler moi... Bon, on achète de la bière, de la bouffe, on revient au navire, et on reprend tout depuis le début !"
- Oui justement, j'y pensais… Mais il faudrait que je me couvre avant… Tu m'attends là, mon Alain Digo ?" Elle afficha un sourire en coin puis, s'étant approchée de Davy, elle colla ses douces et pulpeuses lèvres dans le cou de ce dernier.

Le contact devint insistant pendant quelques secondes et elle laissa même sa langue adroite parcourir la peau du cou de son amant, alors qu'elle l'amenait doucement à s'appuyer contre un mur pendant ce contact. La bouche de la brune quitta le côté gauche de la gorge du pirate à la chevelure violette, dévoilant ainsi une sorte de petite marque rouge qui tirerait bientôt sur la couleur favorite de Davy. Lui jetant un dernier regard (qui-voulait-tout-dire), elle se dirigea vers la boutique de vêtements de cette démarche chaloupée qui lui était propre, dévoilant et cachant successivement ses fesses au rythme de ses pas.

Kamakiri ressortit de la boutique vêtue d'une nouvelle robe: elle était échancrée dans le dos, taillée dans un tissu qui avait la légèreté et les reflets de la soie et la résistance du coton. C'était une robe de couleur marron et aux reflets vert-bouteille, plus courte que la précédente (pas le drapeau, hein), arrivant sous le genou, qui tombait parfaitement bien sur les courbes de la femme et pourvue d'une fente tentatrice. Une question subsistait cependant : comment avait-elle fait pour payer sans un seul petit Berry ? Simple : elle n'avait pas payé. Pourquoi personne ne pestait à ce propos ? Mieux vaut éviter cette question, ça serait fâcheux de vous apprendre que le vendeur était mort dans la cabine d'essayage, en silence.

Elle rejoignait Davy lorsqu'elle remarqua une affiche placardée sur un mur. Des traits, des bâtons tordus, des cercles aplatis étaient couchés fièrement sur un papier jauni où était également imprimée une photographie et plus exactement, une photographie de Kamakiri Raishigami. Hésitant un moment, elle se décida enfin à l'arracher discrètement et arrivant face à Davy elle la lui montra :


- Tu comprends ce qu'ils me veulent ? Ça sent moyennement bon si tu veux mon avis… T'étais au courant pour ce, elle hésita un instant, truc ? Elle souriait naturellement, en pointant les écrits sous la photo…

Cela pourrait vous sembler étrange mais il fallait préciser que l'anthropophage n'avait jamais dévoré de livres (seulement des hommes), et qui plus est, elle n'avait jamais trop ressenti un quelconque besoin d'être éduquée. Elle avait réussi à survivre jusqu'ici sans lire ni écrire, ça n'avait pas changé sa vie. Enfin bon, elle se retourna vers les stands qui offraient des multiples possibilités d'"achat" et…


- Haa… Kamakiri semblait tout d'un coup défaillir, elle perdit l'équilibre en commença à tomber en arrière…

Un malaise ? Première fois que ça lui arrivait. Elle s'était sentie faible tout d'un coup, elle avait senti ses jambes flancher et elle avait perdu sa stabilité. Est-ce que par hasard elle était malade ? Boh, non, pour quelle raison le serait-elle ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Davy Arashi
Capitaine des Purple Beer
Capitaine des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 273
Equipage : The Purple Beer
Prime : 165. 000. 000
Inscrit le : 04/06/2008

Feuille de personnage
Niveau:
70/100  (70/100)
Fruit du Démon : Fruit Tama Tama
Expérience:
1260/1100  (1260/1100)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Mer 10 Fév 2010, 23:26

Davy regarda Kama partir la tête légèrement penchée sur le côté, ce afin d'optimiser son angle de vue. Complètement désœuvré lorsqu'elle disparut dans une boutique, il entreprit de siffler les dernières gouttes de sa bibine, mais fut à nouveau complètement désœuvré deux secondes plus tard. Maudissant de son poing le sort de l'avoir fait aussi impatient, et aussi Seng pour avoir des moustaches aussi hideuses, il chercha du regard un endroit où se débarrasser de sa bière. Malheureusement, la seule poubelle se trouvait à trente mètres de là l'angle d'une rue. Mais aussitôt un petit sourire taquin se dessina lentement sur ses lèvres, tandis que son imagination passait plusieurs vitesses d'un coup.

« Eh nous voilà réunis aujourd'hui pour célébrer un nouveau miracle du Magnifique, du plus cool d'entre les plus cools, de celui dont on dit que les dieux de l'orge et du malt se sont penchés sur son berceau, inondant de grâce ce futur époustouflant personnage ! Vainqueur de l'Hydre de Bronenkourg, massacreur de la Manticore Hoedaargen, seize-cent soixante-quatre fois élu Buveur de l'année par les magazines Les dessous coquins d'Aka Inu & co, voiciiiiiiii... Davy Arashi ! »

En maillot de sportif, Davy apparaissait sur la scène, faisant subtilement voltiger sa chatoyante chevelure. Montrant fièrement du doigt sa cible, l'exécrable et diabolique poubelle du bout de la rue, et eut même l'honorable geste d'avertir cette dernière qu'il allait lui jeter son mortel projectile. La foule, retint son souffle, les yeux pleins d'étoiles, devant ce geste héroïque. La bouteille vide tournoya dans les airs, brillant de mille feux sous les rayons du soleil. La poubelle, elle, tenta vainement de s'échapper, mais la peur la paralysait. Bien que voyant l'objet vengeur s'approcher en même temps que sa mort, elle refusa d'expier ses pêchés par un « Davy je t'aime », parce qu'elle était méchante. La bouteille donc, n'était qu'à quelques centimètres de sa cible, elle en percuta le rebord, et finit sa folle course sur le crâne d'un jeune sous-officier de la Marine qui venait d'apparaître au croisement de la rue.

Fin du délire, le soldat resta un instant hébété par le choc et la surprise, puis commença à laisser échapper de la fumée par les oreilles, à rougir, et à chercher frénétiquement autour de lui le responsable de ce détestable forfait très peu citoyen. Malheureusement, dans les parages, il n'y avait qu'un vieillard sénile tremblotant reposant ses guibolles fatiguées sur un banc, une jeune mère transportant son chérubin adoré dans un landau, et un gus en costume blanc, la tête prudemment enfouie sous son chapeau, occupé à siffloter innocemment et semblant être captivé par l'observation d'oiseaux inexistants. Merde, impossible d'être sûr de la culpabilité ou de l'innocence d'aucun d'entre eux. Bien qu'il ait la bizarre impression d'avoir déjà vu ce type (le type en blanc qui sifflote hein, pas le vieillard... Ah et le type en blanc c'est Davy au cas où vous auriez pas... huh ? Mais non j'vous prend pas pour des cons, j'explique juste ! J'essaie d'être clair, des fois que Saito lirait, le pauvre...) auparavant... Cependant, impossible de savoir où et à quelle occasion. C'était comme cette femme qui sortait de cette boutique, il avait cette même et inexplicable impression de déjà-vu. Tout en réfléchissant, le bleusaille reculait vers le mur, sur lequel était affiché un avis de recherche concernant Kamakiri Raishigami. Le soldat allait se retourner et poser les yeux dessus quand la femme en question vint passer juste derrière lui et l'arracha. Pivotant au même moment, il ne la vit pas et posa simplement les yeux sur quatre petits coins de papier. Haussant les épaules, il jeta un dernier coup d'œil au type à l'amateur d'ornithologie invisible, que la femme brune avait rejoint, et ouvrit soudain de grands yeux ronds, sous l'effet d'une puissante révélation. Ces deux-là... Il savait qui ils étaient... Il s'agissait de ce couple qui avait fait un peu de bazar au parc d'attractions ! Ha ! Comme si on allait la lui faire à lui. Souriant en coin, il soupira. Bah, il n'avait pas le cœur à pourrir l'amour innocent de ces deux là. Il avait eu ce qu'il désirait, la vérité, grâce à ses incroyables facultés et pouvait repartir patrouiller. Après tout, il se targuait d'être un fan inconsidéré de Sengoku le Bouddha, et se vantait même d'être doué d'exactement le même niveau d'intelligence que ce dernier. Une prétention tout à fait juste, certainement.

« Oooouuuh Kama, t'es magnifique ! Mmh, c'est quoi ça ? Oh ton avis de recherche ! Hu hu, sympa la photo. … Quaaaaaaaaaatre-vingt millions de berrys pour ta tête !? Mais... Wouw ! Ha ha... Ca fait quand même un peu beaucoup non ? Boah un 'tit peu... Quatre-vingt millions de berrys !!! C'est de la pure folie ! Mais t'étais pas déjà primée à soixante-sept millions ? Et t'as encore été augmentée ! Mais qu'est-ce que t'as bien pu faire pour valoir une somme pareille pour le Gouvernement ! Pwaaaaaah... J'me demande bien combien de bibines ça peut représenter ! Suffisamment pour boire toute ma vie sans bosser j'imagine ? Hu hu hu... Oh là ! Ça va pas ? »

Tout en étant à fond dans son délire mélangeant surprise et panique, Davy vit du coin de l'œil que Kama se sentait mal, ayant comme un malaise. Ses réflexes d'alcolo étant un peu ralentis par le manque de bière, il tenta d'accourir pour la rattraper, mais trébucha et s'étala au sol. Par chance, il glissa quelque peu par terre et amortit la chute de son amante. Tout en récupérant son souffle, il l'aide à se relever et l'assit sur un banc.

« Eh ben ? Ça va mieux ? Ben alors, faut pas se mettre dans des états pareils, j'ai eu peur. Mais bon je comprend que ça puisse effrayer d'avoir une prime pareille sur le pif. J'aurais ne serait-ce la moitié, j'resterais enfermé toute la journée en suçant mon pouce et en pleurant à chaudes larmes. Parce que t'imagines un peu le nombre de p'tits salopiauds, prétendus chasseurs de primes, que ça va motiver ? Et pareil pour ces cons d'Marines... Mais bon ! C'est pas si grave hein, et puis...
-Ah, vous voilà enfin ! »

Se tournant vers le gars qui les apostrophait, Davy reconnut Yun qui accourrait. Il allait l'accueillir en rigolant comme un idiot et en lui donnant de grandes tapes inutiles dans le dos, lorsqu'un détail percuta son oeil avec force et vélocité, si bien qu'il se le frotta de douleur avant de demander :

« Yun ? Pourquoi t'as un bouton de chemise défait ?
-De ? Oh, il aura dû s'ouvrir pendant que je courrais.
-Je vois. Et ta braguette, elle s'est aussi ouverte pendant que tu courrais ?
-Euh... Hé hé, c'est rien, une petite négligence de ma part.
-Et cette putain de marque de rouge à lèvres au coin de ta bouche, c'est aussi une petite négligence ? Bordel, ça veut dire quoi ça ! Alors pendant qu'on trime à essayer de remplir les cales de notre navire de bouffe et de bière, mÔssieur Yun se paie du bon temps ! Et avec qui d'ailleurs ?
-Bon, aucune importance, tu la connais pas de toutes façons. Et à propos des provisions, vous en êtes où ?
-Ça avance pas mal, regardes : Kama s'est acheté une robe.
-Je vois... Bref. Je sais pas si t'y as songé -sûrement pas- mais on a aucun argent.
-Bah et alors ? On est des pirates non ?
-Oui oui bien sûr... Mais tu te vois partir en courant avec sous ton bras une charrette de vivres ?
-T'es peut être malin, Yun, mais t'as toujours pas compris que les sarcasmes pouvaient blesser les gens... Snirf... Bon bref et alors, t'as une idée ?
-Ben en fait, la robe de Kamakiri vient de m'en donner une... »

Afin de ménager nos effets, il convient maintenant de nous intéresser à ce jeune Marine que nous avons laisse plus haut. Vous savez bien, celui qui s'est prit la bouteille dans la gueule. Eh bien peu après et incident, il est reparti faire sa ronde ennuyeuse de bleu. Le pauvre n'avait pour seule motivation l'espoir d'une promotion en faisant les corvées, et pour distraction les quelques passants qui s'arrêtaient pour lui demander leur chemin. Ce fut ainsi le cas pour une charmante aristocrate qui, vêtue de sa robe à large armature, de son ombrelle, de sa haute perruque blanche ridicule et avec sa tronche fardée et maquillée à outrance, s'adressa au bonhomme quelques minutes avant de reprendre sa route de sa démarche de cabri snobinard. Toutefois, ce que le petit sous-officier ingnorait, c'était que quelques mètres plus loin, la nenette se faisait mysterieusement et soudainement happer dans le sol, y disparaissant sans un bruit. Un quart d'heure plus tard, en bas de la façade plane d'un immeuble inoccupé, ce fut au tour de l'alter-ego masculin de la nana précedente de demander des renseignements à l'agent. Cette fois-ci, ce fut non seulement au tour du gars de disparaître, mais également du fonctionnaire. Deux mains apparurent en effet de la bâtisse et les y enfoncèrent au travers. Quelques minutes plus tard, ces trois personnages réapparurent, sortant du bâtiment désaffecté, s'époussetant. Naturellement, et vous l'aurez facilement compris, ô lecteur adoré, il s'agissait de Kama, Yun et Davy, déguisés respectivement en demoiselle de la haute, en Marine, et en riche aristocrate.

Encore un peu plus tard, et un peu plus loin ; dans un centre commercial, chez un grossiste en vivres.

« Que puis-je pour vous, soldat ?
-Monsieur, je suis ici à la demande de Madame et Monsieur, qui, paraît-il, attendent maintenant depuis quelques temps la commande qu'ils ont passé ici.
-Comment ? Mais voyons, c'est la première fois que je vois ces gens de ma vie !
-Ah gneugneu ? Gneugneugneugneuh, gneugneuh ?
-Qu'il ne vous a jamais vu auparavant, Monsieur.
-Gneeeeeuuuuh ?! Ah gneugneugneugneugneu ! Gneugneu... Et gneeuugneuh ! Gneeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuuugneuh ! Gneugeuh ? Gneuh ! Gneuh.
-Qu'a-t-il dit ?
-Que ce misérable gueux (vous), n'était qu'un fiéffé menteur. Monsieur affirme que Monsieur et Madame ont effectivement passé commande ici même, à vous ou à un autre, la commande de plusieurs chariots de vivres destinés à alimenter le bal qu'ils organisent dans deux jours. Inutile de préciser qu'à ce bal sont conviés les plus hautes strates de notre monde. Comptes, ducs, archiducs, Tenryuubitos... Serait-il par hasard dans votre intention de saboter ce bal, pour le voir échouer ?
-Des Tenryuubitos...? Moi, mais non voyons ! Enfin, écoutez... Avec tout le respect que je vous dois... Peut être vous êtes vous trompés de commerçant ? Nous sommes nombreux ici et...
-Oh je vois ! Alors maintenant, c'est moi qui fais mal mon travail ? Vous allez loin mon vieux : tentative de trahison, agression envers un représentant de la loi... Ça peut aller très loin tout ça : confiscation de licence, enfermement pour une durée de temps indéterminée... Peut être même un petit séjour à Impel Down...
-De...! Mais je... Bon attendez, écoutez... Voilà ce que je vous propose : je prend maintenant, et en priorité absolue, la commande de ces monsieur dame, et gratuitement. C'est la maison qui offre, ça me fait plaisir. Cela vous conviendrait ? »

Peu après, Yun escortait une caravane d'une demi douzaine de gus, poussant chacun une brouette chargée d'une montagne de vivres en tous genre. Deux d'entre eux transportaient uniquement de la bière. Pendant ce temps, Kama et Davy étaient retournés au bâtiment désert, où reposaient sagement leurs fringues, ainsi que leurs trois prisonniers ligotés, baillonés, et inconscients.

« Et hop, voilà une bonne chose de faite ! On a un peu de temps avant qu'on doive libérer ces débiles. J'propose qu'on garde nos déguisements, ça s'ra plus marrant ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kamakiri Raishigami
.ø. Administratrice .ø.
Pirate des Purple Beer
.ø. Administratrice .ø.Pirate des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 335
Equipage : Purple Beer / Ex-Ashura
Prime : 80. 000. 000
Inscrit le : 01/05/2009

Feuille de personnage
Niveau:
55/100  (55/100)
Fruit du Démon : Pas de fruit, pas de soucis !
Expérience:
700/600  (700/600)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Mer 10 Mar 2010, 22:48

[HRP : Alors oui, désolée, mais vraiment totalement désolée du retard ignoble et impardonnable. J'ai, hélas, mes raisons… Donc voilà, dans un souci de remords intenses, je me suis remise à ce poste (qui a hanté quelques unes de mes nuits, d'où mon malaise u_u)… Alors bon, encore pardon T_T… J'espère que Davy, mon choupinet, me pardonneras, sinon bah… J'peux l'comprendre ._. … Voilà, j'espère que la réponse sera à la hauteur et qu'on ne m'en voudra pas d'avoir fait avancer la chose jusque sur le bateau… >_>]

______


Ouais, bon, certes Kamakiri avait fait un petit malaise, pas de quoi en faire tout un One Piece (aha-aha). Et puis, le type en violet l'avait rattrapé. C'était quoi déjà son nom... Lavy, Mavy... Damy... Mamie ? Bizarre, Kamakiri n'arrivait pas du tout à se rappeler, pourtant, elle le fixait bien droit dans les yeux, son visage et son odeur lui disaient quelque chose mais alors son nom... Ah si ! Davy ! Pourquoi l'avait-elle oublié l'espace d'un instant ? Oh, ça ne devait pas être si important !


L'important par contre c'était la position dans laquelle se trouvaient les amants après la chute de la demois... dame. Heureusement qu'il était tombé ainsi : cela donnait des idées à la belle. Oh oui, un petit baiser là, dans le cou... Mais, trop tard ! Davy l'avait reposé sur un banc juste à côté. Délicate attention, mais elle aurait préféré le prendre là, en plein milieu du chemin, c'était bien plus excitant ! Comment ça elle n'avait que ça à l'esprit ?! Mais pas du tout ! Pas du tout, du tout même ! Elle en avait juste marre qu'on lui coupe ses élans : d'abord une visite de grande roue foireuse, ensuite un élevage d'élèves même pas pubères, et bientôt quoi ? Hein ? Non, je vous l'demande ! Un type en costume, dont le bouton de la chemise serait ouvert, du rouge à lèvre au coin de la bouche et avec la braguette défaite qui viendrait les aborder ?!


- Ah, vous voilà enfin !

… Et bientôt Yun, celui qui ne comptait pas, vous vous rappelez ? Mais que voulait-il encore à la fin ? Kamakiri se leva et resta un peu en retrait, derrière Davy, prête à suivre la conversation qui s'annonçait…

- Yun ? Pourquoi t'as un bouton de chemise défait ?
- De ? Oh, il aura dû s'ouvrir pendant que je courrais.
- Je vois. Et ta braguette, elle s'est aussi ouverte pendant que tu courrais ?
- Euh... Hé hé, c'est rien, une petite négligence de ma part.
- Et cette putain de marque de rouge à lèvres au coin de ta bouche, c'est aussi une petite négligence ? Bordel, ça veut dire quoi ça ! Alors pendant qu'on trime à essayer de remplir les cales de notre navire de bouffe et de bière, mÔssieur Yun se paie du bon temps ! Et avec qui d'ailleurs ?
- Bon, aucune importance, tu la connais pas de toutes façons. Et à propos des provisions, vous en êtes où ?

Kamakiri afficha un petit sourire en coin tout en dévisageant Yun. Ce rouge à lèvre, elle le reconnaîtrait même dans le brouillard, les yeux bandés, dans une boîte enfermée dans un coffre fort, enterrée sous une épaisse couche de terre dans la plus profonde des forêts. Ce rouge à lèvre était celui de Zazae Kuroigumo ! Sans aucun doute même ! Elle s'empresserait de faire la réflexion à Yun une fois sur le bateau, lors du retour… Enfin, sûrement.

- Ça avance pas mal, regarde : Kama s'est acheté une robe.

La belle brune fit une petite révérence, accompagnée d'un sourire, ne manquant pas de se pencher assez bas pour que l'on puisse tout distinguer après que le tissu ample se soit décollé de sa peau.

- Je vois... Bref. Je sais pas si t'y as songé -sûrement pas- mais on a aucun argent.
- Bah et alors ? On est des pirates non ?
- Oui oui bien sûr... Mais tu te vois partir en courant avec sous ton bras une charrette de vivres ?

L'image amusa Kamakiri car, à vrai dire, par le passé, elle l'avait déjà fait. Certes ça n'était pas tout à fait une charrette, mais plutôt un diable chargé dangereusement comme les bras d'un rat de bibliothèque l'étaient de livres poussiéreux et, soyons honnêtes, très peu intéressants. Belle époque ; à quand la Renaissance ?

- T'es peut être malin, Yun, mais t'as toujours pas compris que les sarcasmes pouvaient blesser les gens... Snirf... Bon bref et alors, t'as une idée ?
- Ben en fait, la robe de Kamakiri vient de m'en donner une...

La tête de ladite Kamakiri s'inclina de vingt degrés exactement, signe de son intérêt soudain pour cette fameuse idée. Yun comptait-il, au final, peut-être un peu plus que ce qu'elle imaginait ? Si tel était le cas, un plan à trois s'imposait. Non, pas ce genre de plans… Tout de suite, on voit du "X" partout… Le plan, à trois, était en fait un plan à six. Non, ça n'évoluait pas en orgie, bien que l'idée ne soit pas détestable pour autant ! Plus sérieusement, le plan consistait à se déguiser après avoir trouvé les bonnes personnes à déshabiller. (Je vous jure que les sous-entendus que vous voyez ne sont que pure coïncidence).

Kamakiri se laissa entraîner par ses coéquipiers dans le sous-sol d'un immeuble abandonné. Oui, je sais, en temps normal, on est tenté de rappeler qu'il ne faut pas suivre deux hommes dans un immeuble abandonné quand on ne porte pas de culotte et que l'on est une femme, mais, on fera une exception pour cette fois ci ! La cannibale s'assit tranquillement sur le sol humide du sous-sol, regardant tomber les personnes qu'happait Davy dans le sol avec son pouvoir. Quelques fois, cette femme qui avait eu tant d'amants, avait des airs enfantins et de la candeur dans les yeux. A moins que ce fût une sorte d'absence… Allez savoir ! Quoiqu'il en soit, elle observait ses futurs vêtements sur une aristocrate pétulante à la coiffe poudrée.

Alors qu'elle se levait pour aller ôter la robe à la femme qui venait de descendre du plafond (j'ai toujours rêvé de descendre du plafond), elle perdit un instant ses repères et s'écrasa au sol, la bouche en plein sur un champignon qui poussait là sans raisons apparentes. Elle en cracha un bout et en avala l'autre par mégarde. Mais, ça ne devait pas être si important ! Ce qui était important par contre, c'était le goût hideux qu'avait eu cette bourgeoise : sa perruque ressemblait plus à une serpillière plongée dans du talc pour fesses irritées qu'à une perruque de goût… C'est donc avec meilleur goût que Kamakiri préféra arranger sa propre chevelure brune en un chignon, duquel s'échappaient quelques mèches bouclées.

S'en suivit une séance de ligotage toujours dans le sous-sol, et bien-sûr, il n'y a toujours pas de sous-entendus… pas encore. Les trois personnages maintenant parfaitement pouponnés sortirent de la bâtisse, nouvellement vêtus. Kamakiri se laissa guider, une fois de plus. C'est dans un centre commercial qu'ils se retrouvèrent. Très bel endroit, très divertissant, mais une question subsistait : "comment qu'on fait pour chopper ce dont on a besoin ?" Très simple, on se dirige vers un type qui vend de quoi manger. Enfin, pour le commun des mortels du moins, on imagine mal un vendeur de viande humaine ou alors, c'est un vendeur d'esclaves… Bref ! Le commerçant semblait prêt à les servir. Yun était un fort bon comédien, tout comme Davy d'ailleurs ! Kamakiri adorait les déguisements, c'était toujours une belle source de divertissement ! Et ce, quelque soit la situation où ils étaient utilisés (oui, là, il y a un sous-entendu).


-Ah gneugneu ? Gneugneugneugneuh, gneugneuh ?
- Ah fufufu ! Fufu, fuhuhu, fuhu, hu. Kamakiri s'éventait furieusement avec un éventail à plumes.
- Qu'il ne vous a jamais vu auparavant, Monsieur.

- Et Madame s'en offusque tout autant, sachez-le. Ajouta une femme bien habillée. Si bien qu'on l'eu prise pour une accompagnatrice de ces faux aristocrates : Zazae aussi avait des ressources et étant bonne comédienne, elle avait décidé de se joindre à la troupe.

- Gneeeeeuuuuh ?! Ah gneugneugneugneugneu ! Gneugneu... Et gneeuugneuh ! Gneeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuuugneuh ! Gneugeuh ? Gneuh ! Gneuh.
- Fufu, hu, fu. La brune ferma les yeux en signe d'un accord des plus parfaits avec son mari aristo.

- Qu'a-t-il dit ?
- Que ce misérable gueux (vous), n'était qu'un fieffé menteur. Monsieur affirme que Monsieur et Madame ont effectivement passé commande ici même, à vous ou à un autre, la commande de plusieurs chariots de vivres destinés à alimenter le bal qu'ils organisent dans deux jours. Inutile de préciser qu'à ce bal sont conviées les plus hautes strates de notre monde. Comptes, ducs, archiducs, Tenryuubitos... Serait-il par hasard dans votre intention de saboter ce bal, pour le voir échouer ?

- Des Tenryuubitos...? Moi, mais non voyons ! Enfin, écoutez... Avec tout le respect que je vous dois... Peut être vous êtes vous trompés de commerçant ? Nous sommes nombreux ici et...
- Oh je vois ! Alors maintenant, c'est moi qui fais mal mon travail ? Vous allez loin mon vieux : tentative de trahison, agression envers un représentant de la loi... Ça peut aller très loin tout ça : confiscation de licence, enfermement pour une durée de temps indéterminée... Peut être même un petit séjour à Impel Down...

- De...! Mais je... Bon attendez, écoutez... Voilà ce que je vous propose : je prends maintenant, et en priorité absolue, la commande de ces monsieur dame, et gratuitement. C'est la maison qui offre, ça me fait plaisir. Cela vous conviendrait ?
- Parfaitement mon brave. Répliqua posément Zazae.

La troupe était victorieuse et serait probablement rassasiée pendant un bon bout de temps. Kamakiri aurait aimé s'entretenir avec sa chère Zazae, mais un seul regard était suffisant pour faire comprendre à son ancienne camarade que cela se ferait plus tard, car… Car l'appel de la satisfaction vitale primaire devenait trop fort. Qu'appelle-t-on satisfaction vitale primaire ? La faim ? Peut-être… Le besoin de, euh, comment dire cela, procréer pour de faux ? La question se posait de toute manière, car c'était de Kamakiri dont il s'agissait et non pas d'une vulgaire pécore bourgeoise ou aristocratique. Sans doute que Zazae ne s'attendait pas à voir Davy revenir…

Ce dernier et la femme brune se rendaient d'ailleurs dans le sous-sol qu'ils avaient délaissé trente minutes plus tôt. Kamakiri sentait sa tête devenir lourde mais une délicieuse ivresse l'envahissait : pas comme la bière, c'était plus fort encore. Face à Davy, parmi trois personnes inconscientes et bâillonnées, elle allait se livrer à ce moment tant attendu de débauche. On aurait bien dit "Hallelujah" ou "Amen", mais cela serait sans doute déplacé dans un contexte tel que celui-ci, tant il dégradait la religion.


- Et hop, voilà une bonne chose de faite ! On a un peu de temps avant qu'on doive libérer ces débiles. J'propose qu'on garde nos déguisements, ça s'ra plus marrant ?

- Délicieuse idée… Toute aussi délicieuse que tes lèvres mon Davy. Elle s'empressa de l'embrasser, vêtue de sa robe victorienne dont le corset rehaussait sa belle poitrine.

Les mains de Kamakiri se posèrent sur les joues de Davy puis elles glissèrent sur son cou et s'égarèrent encore plus bas et plus bas et… Non pas trop bas, on arrive aux genoux sinon. Puisqu'elle était presque assise, elle entraîna son amant avec elle afin qu'ils s'allongent. C'est fou ce qu'un sous-sol peut devenir érotique avec les bonnes personnes à l'intérieur ! Enfin, la libération, le moment où les sens s'exaltent et se perdent dans ceux de l'autre. La satisfaction d'un tel moment ne pouvait être agrémentée que d'un fantôme omniprésent…


      Cette fois-ci, c'est la bonne. Cette fois-ci mes dents vont t'arracher tes attributs et cette fois-ci, tu vas enfin te livrer à mon désir pour me satisfaire pleinement. Cette-fois-ci… Oh, c'est un beau pigeon tout joli, pirouette pouet, pouet… Je suis un tournesol, avec des dents, et je vais te croquouter les miiiiches. Un jour, je serai capitaine d'un bateau rose et je l'appelerai… Peu importe… Savaaaate aux fruiiits, jolie jolie jolie, en dix-seeeeept leeeettres ! Bah chaussons aux pommes !


Kamakiri riait aux éclats… Les champignons hallucinogènes ça n'était pas bon pour la santé, surtout lorsque l'on n'aime pas les champignons, ou plutôt, lorsque l'organisme les rejette… Oui, Kamakiri était en plein délire psychédélique et les couleurs étaient jolies, il fallait bien le dire.

Fort heureusement pour Davy, l'instinct en plein délire de l'anthropophage était donc bercé par ces tourbillons de couleurs et de formes originales. Cela ne dérangeait en presque rien la démarche érotique de la femme qui jouait avec le buveur de bière d'une manière si peu catholique, que l'on serait tenté de flouter la scène si elle était projetée sur un écran de toile. Allongée sur le dos, le corset complètement explosé et des mèches de ses cheveux auburn s'échappant gracieusement de son chignon, elle allait enfin pouvoir accéder au plaisir, bien que la situation soit déjà extrêmement plaisante.


Puisque ce moment est terriblement torride et déconseillé à la plupart des personnes ici présentes, nous avons choisi de vous divertir avec un rapport, plus ou moins détaillé, sur les cnidaires, plus communément nommées méduses. Ainsi, sachez que l'anatomie d'une méduse est composée d'une ombrelle : un peu comme l'ombrelle qu'avait jeté Kamakiri au loin en entrant dans le sous-sol ; d'un corpuscule sensoriel : sachant qu'un corpuscule est le terme qui désigne toute masse, corps ou particule de très petite taille, on pouvait affirmer que Davy n'avait pas un corpuscule de quelque nature que ce soit ; d'une épaulette de manubrium ainsi que de son extrémité. Voilà pour la morphologie, mais sachez que l'anatomie interne d'une méduse est bien différente (de celle de Kamakiri en tout cas, ça c'est totalement sûr !) : l'endoderme protège l'estomac de ce mollusque, tout comme les champignons hallucinogènes protégeaient Davy de celui de son amante.
Ce petit rapport distrayant est maintenant terminé, et nous allons donc reprendre le cours de notre émission habituelle.

- Ouh… Tu m'as épuisée mon Davy… Elle marqua une pause tout en essuyant son front, humecté par la sueur de son désir. Non, je te taquine, on recommencera ce soir, sur le bateau. Pars devant, je te rejoins mon beau. Sa dernière phrase avait été prononcée sur un ton plus étrange et suave que d'habitude.

Le "bad trip" était fini et l'Instinct devait se rassasier à sa manière. Kamakiri laissa Davy partir, tout en en profitant pour lui donner une petite tape sur les fesses qui, tantôt, avaient vu les ongles de la belle s'enfoncer dans leur chair. A présent elle était seule, et là… Ce fût le drame. La cannibale ôta cet habit victorien qui venait de passer de costume agréable et divertissant à un fardeau d'habit à la noix qui vous gêne pour bouger correctement. De sa démarche chaloupée, elle s'assit en face des trois prisonniers, nue, les jambes croisées. Elle attendait patiemment un retour à la réalité qui n'allait pas tarder à arriver. Mais, contre toute attente, ce fût la femme qui se réveilla.

Vêtue uniquement d'un jupon blanc que l'on mettait sous les robes et d'un débardeur blanc en satin, elle venait probablement de tilter qu'elle était éventuellement en danger. Oui, presque à poil dans une cave avec une femme nue, dont les jambes étaient tâchées de sang, ça annonçait un peu la couleur, fallait-il le rappeler. Elle commença à gigoter et donna un coup d'épaule à son aristocrate de mari, puis encore un. Kamakiri semblait s'en amuser, tout simplement. Cette dernière se leva mais resta à la même place, posant simplement son pied contre le mur, attendant de voir la situation évoluer.

Ce fût au tour du mari, puis du Marine de s'éveiller. Dans leurs yeux semblaient s'afficher un soupçon de peur mais également un intense questionnement. Eh bien, quoi, ne savaient-ils pas ce qui allait se passer ? Si, bien-sûr que si, ils devaient savoir, tout le monde savait. Tout le monde sauf l'auteur, évidemment. L'écriture d'un livre morbide s'annonçait, ou plutôt, un nouveau chapitre de cette glauque épopée déjà bien entamée. L'encre se trouvait, contrairement à d'habitude, au bout des doigts de Kamakiri. D'ordinaire, elle écrivait avec le métal de ses armes, aujourd'hui, elle retournait à ses débuts.

Des bougonnements se firent entendre derrière les bâillons alors que Kamakiri avançait lentement. Lentement, si lentement, tout comme les battements de son cœur. Alors que d'un côté les victimes sentaient la pompe centrale de l'organisme battre jusque dans leurs tempes, le cœur de Kamakiri restait silencieux, tout comme son souffle régulier et menaçant. Elle s'accroupit au niveau de l'aristocrate masculin, saisit son menton et fit lentement tourner sa tête afin de voir sa bouche pulpeuse face à l'oreille de ce dernier. Il ferma les yeux, tremblant. De ses soupirs s'échappait de temps en temps le son d'une voix aiguë qui ne devait pas être loin de l'originale, aussi snob soit-elle.

L'oreille fut arrachée, sans questions. La réponse fût un unique cri étouffé par le bout de tissu empestant l'alcool qui était logé dans la bouche de cette victime. Hélas, ce que Kamakiri n'avait point calculé, était le marine qui derrière elle, s'était relevé. Elle était plus agile, pour la bonne et simple raison qu'elle n'était pas ligotée contrairement à l'adversaire qui se tenait, médiocrement, face à elle.

- Mhhgh mmghghgmmgggpff ! Mmhmh !

"Parlementer" ne servait à rien. Kamakiri n'avait qu'à s'écarter lorsqu'il fonçait sur elle. Ce qui impressionnait le plus la belle était le fait que la femme ne fasse que pleurer, sangloter, et tout ce qui allait avec. Certes, son mari perdait du sang à cause d'une légère blessure à l'oreille, mais elle, elle ne souffrait pas : pourquoi pleurer ? C'était sûrement un mariage arrangé en plus, alors… Enfin, le marine logea sa tête dans le ventre de Kamakiri dont la respiration fut coupée pendant un instant. Elle s'était pliée en deux et le marine en avait profité pour lui donner un coup de genoux dans le nez.

Kamakiri au sol, le soldat en profita pour tenter de détacher comme il pouvait la femme. Pas de chance pour lui, en ayant la tête trop près du mur, il n'avait pas vu venir le pied de la brune se loger dans son crâne, par l'arrière. Un bruit d'os brisé retentit et on pouvait aisément remarquer le sang brillant qui dégoulinait sur la brique. Essoufflée, la cannibale cherchait un objet contondant : son regard vert fatigué se posa sur un clou rouillé qui était incrusté dans le mur effrité. Elle tira dessus, le bougea de droite à gauche et réussit finalement à s'en emparer ; c'était un clou assez gros, il tenait dans la main et on pouvait facilement refermer sa main dessus, comme si ce fut un poignard.

La femme nue fit en sorte de retourner le corps du marine vers elle, afin d'en finir. Le clou entre les mains, sa main gauche autour de la droite pour se donner plus de force, Kamakiri enfonça le clou dans la poitrine de l'homme qui n'était pas tout à fait mort. Ah bah, maintenant, il l'était.


- Vous… Hurlez… Comme s'il y avait… Mort d'homme. Détendez-vous... Cynique ? Non, bien-sûr que non. Une part d'elle-même ne voyait pas ça comme un meurtre de toute manière, alors…

La suite resta dans l'ordre logique des choses : bien que très fatiguée, elle se laissa aller, une fois de plus, dans les bras du plaisir, d'un plaisir malsain, devant la femme de celui dont elle se satisfaisait jusqu'à ce qu'il expire. Il n'y a rien à ajouter, chacun imaginera la fin de cette histoire comme il l'entend. On pourrait uniquement renseigner les gens sur le sort de la femme : assommée par la peur et le dégoût, elle s'était tout bonnement évanouie. Elle se réveillerait bien un jour, certes, mais elle finirait par mourir de faim au bout d'un moment dans ce sous-sol abandonné.

Kamakiri laissa derrière elle deux cadavres et cette aristocrate inconsciente après qu'elle se soit rhabillée. Elle avait remis la robe qu'elle avait volée tantôt et ses cheveux masquaient de nouveau ses épaules et la moitié de son front, après qu'elle les ait détachés. A présent, elle se dirigeait vers le bateau, tête baissée. Ses longs cheveux cachaient une bouche, des joues et un cou tâchés de sang qui n'était pas le sien. Pourquoi marchait-elle tête baissée ? S'était-elle rendue compte de son crime ? Non, bien-sûr que non. Elle arriva sur le bateau, face à Davy, l'esprit clair et prêt à tout.


- Me revoilà ! Elle ne savait même pas d'où elle revenait et semblait ne pas réaliser qu'elle était pleine de sang. As-tu vu la chère et tendre de ton Yun ? Figure-toi que je la connais, c'est une très bonne amie, et de longue date ! Un comble que je la trouve ici, non ? Elle aurait bien voulu continuer à discuter, mais elle sentait comme un poids sur l'estomac, un truc gênait et… Il fallait évacuer.

"Vomir sur le pont", une vieille chanson que chantaient certains prisonniers lorsqu'elle était en prison, voilà la seule chose qui lui était venue en tête alors qu'elle-même, vomissait sur le pont ! Bile, bouts de champignon, bouts de… D'oreille ? Et ça, là c'était un doigt...? Non, non, pourquoi un doigt et d'autres "trucs humains" sortiraient de l'estomac de Kamakiri Raishigami ?


- Pfyuu… Je me sens comme un peu barbouillée moi… ... Non… Sans blague..? Ça devait être les champignons… Ou la bière… Ou les deux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Davy Arashi
Capitaine des Purple Beer
Capitaine des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 273
Equipage : The Purple Beer
Prime : 165. 000. 000
Inscrit le : 04/06/2008

Feuille de personnage
Niveau:
70/100  (70/100)
Fruit du Démon : Fruit Tama Tama
Expérience:
1260/1100  (1260/1100)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Sam 27 Mar 2010, 00:26

Davy se rhabillait prestement en se demandant quelle heure il pouvait bien être. Les autres gugusses devaient les attendre sur le navire. Époussetant son chapeau, donnant quelques coups à sa veste pour en chasser la poussière, Davy, tout de classe vêtu, marqua une pause "Owh yeah" et se tourna vers Kama pour vérifier si elle avait bien vu sa pause et si ses yeux étaient bien remplis d'étoiles scintillantes. Malheureusement, elle dut être distraite, car elle ne semblait pas s'en être aperçue. Contrit, il leva un sourcil de surprise alors qu'elle lui disait de partir en avant et qu'elle le rejoindrait plus tard. Mais il se contenta de hausser les épaules et acquiescer. Tonton Arashi avait toujours dit que c'était très malpoli, et par conséquent pas du tout stratégique, de questionner les ladies. Lui jetant un signe de la main par dessus son épaule, le pirate sortit du bâtiment sans même adresser un regard aux prisonniers. Bah, on viendrait tôt ou tard les chercher, et puis faire un p'tit dodo dans un vieux hangar était excellent pour retarder les douleurs du lumbago.

Ses derniers ébats avec Kama l'avaient mis en forme et il se sentait d'humeur disco. En prouva la chorégraphie qu'il effectua d'un coup et sans prévenir au milieu de la rue, faisant sursauter tous ceux autour de lui. Fredonnant d'une voix suraiguë des mélodies assez chiantes pour rester dans la tête une semaine durant. Il ne passait pas forcément pas très inaperçu, mais bon, Davy avait pas très envie de se soucier des emmerdes. Ça avait été une excellente journée, comme il n'en avait plus eu depuis belle lurette. Oh bien sûr, il n'avait d'habitude pas à se plaindre : glander toute la journée, trouver une ou deux conneries à faire pour pas risquer de mourir d'inactivité... Mais là il se sentait ravivé et en pleine forme, toute sa paresse s'était tirée et il pétait le feu. Alors qu'il y vienne le p'tit débile avec sa casquette bleue lui montrer les menottes.

C'était avec cet état d'esprit enflammé, prompt à l'aventure, que Davy rappliqua au navire. Ce dernier avait été repeint à la va-vite pour ne pas que l'on distingue les emblèmes de la Marine, ainsi que la couleur de coque caractéristique. S'éclatant à avancer en crabe, Davy monta sur le pont et gueula à la peuplade de rappliquer. Il avait une furieuse envie de déconner, de raconter des blagues et de mettre un poisson vivant dans les décolletés de Millia et Sophy. Mais personne ne répondit, et personne n'apparut non plus d'un bout à l'autre du bateau.

"Mah eh oh, et z'êtes où les copains ?"

Mais Davy comprit très vite, comme toujorus : ils voulaient jouer à cache-cache, les petits taquins ! Ha ! Jouer à cache-cache avec lui, Davy le Prince des fantômes qu'on l'appelait ! Enfin on l'appelait comme ça des fois, en le confondant avec un autre... Lâchant un "Shaaahaaazam" mystérieux et mystique, Purple man agita les bras et s'enfonça dans le sol.

Il en ressortit dix minutes plus tard, boudeur. Personne était là. M'enfin où est-ce qu'ils s'étaient barrés ? S'ils avaient eu des ennuis, vu de qui on parlait, on verrait des façades maison voler, alors qu'est-ce qui se passait ? Une fête à laquelle il était pas invité ? Si tel était le cas, il se sentirait blessé et son petit cœur volerait en morceaux.

Fort heureusement, ce fut à ce moment que Kama revint. Il allait l'accueillir en agitant les bras, les yeux baignant de larmes, lorsqu'il vit les larges tâches de sang qui coloraient ses bras et une partie de son visage. Mais elle fit comme si de rien n'était, parlant d'il ne savait quoi à propos de Yun et de la nana qu'il avait rencontré.

"Kama, qu'est-ce qui s'est passé ?"

Jamais Davy n'eut de réponse plus pertinente que celle que Kama lui donna, tandis qu'elle étalait devant lui tout ce qu'elle avait mangé ses dernières heures. Se précipitant pour la soutenir, Davy la conduisit aux transat' qu'ils avaient installés sur le pont.

"Sûrement l'effet d'la bibine. Ca va mieux ? Bon alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Ca a un rapport avec le fait que tous les autres soient absents ? On t'as attaqué ? On est repéré ? Il faut que je panique plus que ce que je fais actuellement ? 'Tends j'vais t'chercher de l'eau."

Le buveur invétéré se dirigea vers la porte des cuisines, devant laquelle Kama s'était vidé le bide. Contournant prudemment la flaque -Yun nettoierait plus tard- il tenta d'ouvrir la porte, mais sans succès. Quelque chose était coincé en dessous. La main en spectre, Davy ramassa l'objet en question, à savoir un gros orteil partiellement digéré et encore recouvert de sucs gastriques. Là, Davy bugua quelques secondes devant le truc. Puis ses yeux glissèrent, presque malgré eux, sur le contenu de l'estomac de Kama. Des oreilles, des doigts, des morceaux de viande crue, dont il redoutait de connaître l'origine. Alors ça, c'était comme une bombe qui explosait.

"Tiens, ton verre. J'comprend pas pourquoi, mais cette saloperie de flotte fait du bien à certaines personnes, alors essaies toujours."

Davy ne comptait pas lui demander de comptes, ou même lui signifier qu'il avait remarqué qu'elle avait ingéré des morceaux de bonshommes. C'était pas le moment, et Davy aimait bien faire des dossiers sur les gens avant de les questionner ; l'influence de Yun certainement. Pour l'heure, fallait surtout savoir ce que foutait le reste de l'équipage. Davy espérait seulement que l'orteil qu'il avait remis par terre n'appartenait à aucun d'entre eux...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kamakiri Raishigami
.ø. Administratrice .ø.
Pirate des Purple Beer
.ø. Administratrice .ø.Pirate des Purple Beer
avatar

Nbre de messages : 335
Equipage : Purple Beer / Ex-Ashura
Prime : 80. 000. 000
Inscrit le : 01/05/2009

Feuille de personnage
Niveau:
55/100  (55/100)
Fruit du Démon : Pas de fruit, pas de soucis !
Expérience:
700/600  (700/600)
MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   Sam 27 Mar 2010, 21:41

[HRP : Post pas très long, mais je pense avoir dit ce que j'avais à dire alors... Au moins, ça stressera pas pour faire aussi long que l'autre et tout u_u...]

______
Ambiance


"Sûrement l'effet d'la bibine. Ça va mieux ? Bon alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Ça a un rapport avec le fait que tous les autres soient absents ? On t'a attaqué ? On est repéré ? Il faut que je panique plus que ce que je fais actuellement ? 'Tends j'vais t'chercher de l'eau." Avait dit Davy après avoir conduit la brune sur un transat' très confortable.

- Du calme mon chou, ça arrive à tout le monde de vomir. Et comme tu dis, sûrement "la bibine". Jamais compris comment ça agissait ces choses là. Elle lui sourit avec franchise. Et je ne pense pas qu'on soit repérés, donc évite de paniquer, sinon tu vas mouiller ton pantalon. Il n'y avait pas du tout de quoi paniquer, il n'y avait pas du tout mort d'homme après tout ! Si ? Nooon.

Elle le regarda s'éloigner après qu'il se soit lui-même désigné pour lui porter un verre d'eau. Ses yeux verts se posèrent sur ces jolies paires de fesses qu'elle avait tantôt griffées sous l'emprise du désir ; un sourire s'esquissa sur ses lèvres et un petit soupir. Il fallait bien le dire, ne pas "consommer le mariage" ça va du bon quelques fois, et par "consommation" vous voyez ce qui est sous-entendu. Le regard de la brune se déplaçait vers le haut à présent, se posant donc sur le ciel bleu et sur quelques mouettes qui volaient.

Kamakiri passa sa main dans ses cheveux mais le mouvement se vit stoppé lorsque la femme crut distinguer une marque rougeâtre. Effectivement, il y en avait bien une. En regardant son autre main, elle vit également du sang. Puis, ce fût sa robe qui fût soumise à une inspection minutieuse : là aussi, des taches de sang qui semblait frais. Elle n'avait pas le souvenir de s'être battue pourtant. L'hémoglobine ne la choquait pas, mais sa présence éveilla sa curiosité. Elle jeta un coup d'oeil à Davy qui revenait : lui, il était propre (enfin, caleçon mis à part, mais Yun nettoiera).


"Tiens, ton verre. J'comprend pas pourquoi, mais cette saloperie de flotte fait du bien à certaines personnes, alors essaies toujours."

- Merci mon Davy. Elle bu le verre entièrement et se lécha la lèvre supérieure comme pour récupérer l'eau qui s'y était déposée. Elle fixait son amant avec une douceur taquine. Tu es sûr que ça va ? Tu as l'air moins décontracté que d'habitude. Elle posa sa main derrière le crâne de Davy et amena cette jolie tête violette jusqu'à son entre-seins.

Un peu de sang se déposait sur le front de Davy, puisque l'entre-seins de Kamakiri avait été lui-même souillé par ce dernier ; le sang hein, pas Davy... quoique... Ah que c'était bon ! La brune se sentait plus légère ! En même temps, avec ce qu'elle avait vomi, il y avait de quoi. Elle repoussa légèrement l'homme afin qu'il puisse respirer un peu, bien que sa poitrine ne soit pas particulièrement étouffante.


Allez, dis-moi tout, j'ai jamais mangé personne tu sais. Le pire, c'est qu'elle était sincère, ou tout du moins, une partie d'elle l'était.

Kama & Davy > 25 XP, Sophy > 10 XP
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!   

Revenir en haut Aller en bas
 
Enfin des vac's! Après Marin Ford, une petite sortie a Shabondy!
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les Américains ne pourront pas changer la donne à Cuba après Castro.
» Renom et Wanted du tigre marin !
» Perte des points en dextérité après Up
» Le rôle du Canada dans l’Haïti de l’après-Aristide :
» Deux semaines après le séisme, elle est retrouvé vivante sous les décombres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chapeau de Paille RPG :: La Route de tous les Périls [RP] :: Archipel Shabondy-
Sauter vers: