Chapeau de Paille RPG

Un forum en jeu de rôle basé sur l'univers du célèbre manga One Piece.
 
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 Easton Roy change d'avis et reste lui-même pour le moment -_-" [Présentation annulée]

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Easton Roy
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MessageSujet: Easton Roy change d'avis et reste lui-même pour le moment -_-" [Présentation annulée]   Jeu 17 Juin 2010, 16:32


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MALIK SHARAM


PRESENTATION


Surnom:
Ormazd
Age:
22 ans
Sexe:
Masculin
Race:
Anshanais
Classe:
Révolutionnaire
Métier:
Archer/ Guerrier
Groupe:
Ordre d’Ahura Mazda
Région et ville d’origine:
Grand Line, archipel d’Anshan

---------------------------------------------------------------------------------

PRESENTATION ANSHAN


Présentation d’Anshan:

L’archipel se divise entre trois grandes îles :

- L’île principale nommée île d’Anshan : C’est une île couverte par un désert appelé Sahel sur laquelle s’étendent 2 royaumes :

o Le royaume de Madunuccia : Madunuccia est une cité qui selon la culture populaire serait bâtit sur les ruines d’une ancienne civilisation. Les légendes de la région disent que sur ces terres se trouvait la cité des dieux. C’est aujourd’hui une ville sainte réputée pour la beauté de ses femmes et ses commerces. C’est le lieu d’amarrage des étrangers. Ce royaume est particulièrement avancé grâce au savoir de la tablette mais est pacifique.




o ]Le royaume de Bab- El :

Ce royaume se trouve au nord ouest de l’île par delà les monts Al’Magus. Cependant peu d’étrangers se sont rendu là-bas car la proximité de Madunuccia est préférée. Cela fait maintenant plus de cent ans, soit trois générations que le royaume est sous la dictature. Babel domine la majorité de l’île principale.




- L’île secondaire baptisée Achménia : c’est une île deux fois plus petite que Anshan qui appartient au Royaume de Madunuccia. Le climat y est plus tempéré et possède forêts et lacs.

- L’île tertiaire ou Médès, est une île servant de Quartier Générale de la Marine.
On dénombre une dizaine d’îlots servant autrefois pour le trafic de contrebande et de base de pirate. On y trouve depuis l’implantation de la Marine, des petits villages vivant d’agriculture, de pêche et de chasses.


Culture:
[color=darkgreen]Bab-El, est une ville dont la religion à une part importante. Elle est plutôt tournée vers une croyance Polythéiste dont les divinités principales sont Ehzen la lumière créatrice, sont fils Ieos, Salvia le ténèbres et son fils Séan le destructeur. Les divinités secondaires sont les Malakh, équivalent des archanges et les Uron (ou l’armée céleste) équivalent des anges.
Madunuccia pratique une religion qui affirme l’existence d’un Dieu unique nommé Ormazd. Contrairement à l’idée des Babeliens, la religion Ormazienne ne soumet pas la femme à l’homme mais bien au contraire place la femme dans un statue très important. De ce fait, la prostitution n’est pas proscrite, mais tout simplement inconcevable dans leur culture. On dit que la cité renferme une tablette gravée dans une langue oubliée et que seule la grande prêtresse qui est l’une des filles du monarque actuel (soit la benjamine du roi Aram, Mara) peut la lire. Elle renfermerait des connaissances exceptionnelles qui aurait servit par exemple à l’extraction du vibranium du CV (voir ci-dessous)

Ressources:
La ressource principale d’Anshan est le vibranium : un minerai appelé le carbonate de vibranium (CV), minerai extrait puis transformé, que le peuple de Anshan utilise pour la confection de leur vibranium, un métal très résistant et très léger. Sa solidité serait comparable au métal dans lequel à été gravé les ponéglyphes. Il serait même possible que ce métal en soit la matière et que la cité en ruines fut celle de la civilisation mentionnée dans les ponéglyphes
Madunuccia travaille également à l’élaboration d’armes pour la Marine à base de vibranium.


Dernière édition par Easton Roy le Dim 20 Juin 2010, 11:58, édité 4 fois
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Easton Roy
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MessageSujet: Re: Easton Roy change d'avis et reste lui-même pour le moment -_-" [Présentation annulée]   Jeu 17 Juin 2010, 17:03

Physique


  • Cheveux:
    La chevelure du jeune prince possède des caractéristiques étonnantes comparé à celle de la population générale. En effet, cette particularité ne se situe pas dans la coupe en elle-même qui est classique, mais dans la couleur elle-même. Pour commencer, estimons le nombre qu’il possède autour de 110 000 soit entre 200 et 300 cheveux aux centimètres carrés. Mais là n’est pas l’intérêt. Le royaume dont est issus Malik étant assez avancé dans la recherche, les scientifiques de Anshan, à la suite de quelques études ont pu trouver la réponse à cette particularité qui touchait le corps des Anshanais. Concentrons-nous sur le cheveu. Il a donc été établit que le cheveu, possède la « faculté » de s’imprégner, d’absorbant les polluants présent dans l’air d’un lieu. Non pas qu’il s’agisse d’un polluant mais plus exactement d’un minerai appelé le carbonate de vibranium (CV), minerai extrait puis transformé, que le peuple de Anshan utilise pour la confection de leur vibranium, un métal très résistant et très léger. Ainsi, les cheveux des Anshanais ont été imprégnés par ce minerai prenant ses coloris. De ce fait, le prince possède une teinte entre le brun et le marron. Une couleur donc comparable aux dunes de sables d’Anshan dont le sable est majoritairement en CV. Mais l’ironie de cette différence semble que cette nuance de couleur tend à changer en fonction de l’environnement dans lequel évolue le jeune homme. Donc, en présence de végétation, sa chevelure aurait tendance à virer vers un vert conservant des attributs bruns.
    D’une manière plus générale, sa coiffure reste traditionnelle. Il les a laissé pousser jusqu’à une longueur raisonnable où les fines pointes de ceux-ci effleurent les épaules du prince. Rarement ornés d’une coiffe, il à toutefois recours à un tissu pour qui couvre ses yeux et ses cheveux pour les protéger des tempêtes de sable fréquentes aux alentours de Bab-El.

  • Yeux: :
    Qu’est-ce qu’un œil. Je ne vais pas vous faire une cours de biologie, mais simplement expliquer en quoi ses attributs et ceux du vibranium entre en union pour lui donner une couleur aussi particulière que celle de ses cheveux. Donc, l’oeil est l'organe de la vision, sens qui permet à un être vivant de capter la lumière pour ensuite l'analyser et interagir avec son environnement (merci à kaizokupédia). Le minerai produit d’abord un coloris dont les nuances varient autour du violet, allant à l’extrême à un violet clair à un bleu aux couleurs d’un ciel orageux. Mais le minerai ne produit pas seulement un contraste de couleurs, mais à également une perception particulière à ceux de son peuple. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il possède une super vue pour voir jusqu’à 150 kilomètres, mais simplement que le minerai agit comme une couche de cellules de la rétine qui fait un miroir et grossissant et renvoie la lumière perçue et les informations, ce qui la fait passer une seconde fois dans la rétine et multiplie son acuité visuelle dans l’obscurité et de loin. Sans pour autant voir dans le noir complet il pourra comme les chats voir dans la pénombre mais également avoir une vision plus perçante qu’un homme moyen.
    D’une manière général, ses yeux on une forme assez commune, sont fins, en amende, et sont un point important de son charme et de identification..

  • Visage:
    Le visage a bien évidement la particularité d’être unique et est un élément essentiel dans l’identification d’une personne. C’est donc la partie la plus importante et la plus riche en détails du corps humain. Il sert tant bien à différencier deux personnes qu’à découvrir quelques facettes de la personnalité de l’individu puisqu’il est le vecteur principal de la communication non-verbale et notamment de l’expression des sentiments. Il est le point culminant de l’attention que porte un individu à son corps du fait qu’il servira de première idée sur la façon d’agir de la personne. Ayant déjà traités de la chevelure et de la vue, intéressons nous d’abord au nez. Saillie médiane du visage est le segment supérieur des voies respiratoires. Malik ne possède pas de caractéristiques particulières sur cette cavité des plus banales. Raide ni gros ni fin aux narines fines La bouche est un élément majeur du visage, si ce n’est la partie la plus importante puisqu’elle est le prolongement directe des émotions de l’individu. Elle sert également d’attribut séducteur non négligeable et de communication directe et indirect. La lèvre supérieure du prince est légèrement plus fine et plus petite que la lèvre inférieure et possède une couleur plus beige que rose. Il possède une dentition quelque peu décolorée par le minerai d’Anshan qui attaque l’émail et écarte quelque ses dents. Ayant décris les points majeurs de son visage dans une vision globale, celui-ci est plutôt allongé, anguleux, sérieux, impassible mais énergique. La peau du Anshanais à une couleur métissée propre au climat chaud, désertique de l’île.

  • Taille:
    Comme pour la plupart des jeunes hommes de son âge, il a quasiment atteint sa taille maximum. Les Anshanais ont une taille légèrement supérieure à celle des hommes moyens sur les quatre mers entourant Grand Line. Certaines suppositions laissent à penser que c’est un nouveau changement qui s’est opéré par l’exposition très prolongée au vibranium ce qui expliquerai également les dépôts de minerai sur les os qui ont eut pour effet d’augmenter leur résistance. D’autre pense que cela n’est qu’une évolution des plus ordinaire de leur organisme. Le fait est que les plus grands des hommes de l’île atteignent facilement les 2m80 et l’on parle même d’un homme ayant dépassé les 3 mètres. Pour Malik, rien d’extraordinaire même s’il dépasse de quinze centimètres la moyenne Anshanienne masculine, il n’a rien d’anormal donc dans cette taille d’environs 2m20

  • Corps:
    En règle général, le jeune prince n’a subi aucune séquelle, aucune carence alimentaire qui serait la signification d’un état physique apparent et inquiétant. L’alimentation des habitants d’Anshan est bien équilibrée du fait d’une grande consommation de fruits dont la plupart des protéines si trouvent. La viande est également très appréciée surtout dans la famille royale qui se nourrit d’aliments importés des îles aux alentours de Anshan alors que la population doit s’il veut vraiment de la viande soit manger celle des caprinés, une espèce de mouton à viande noire dont le goût n’est pas appréciable, ou dans le cas de viandes avec plus de goût, les villageois et chasseurs doivent se rendre dans le royaume voisin dont le souverain est encore moins accueillent que le roi Teispès.
    Donc, Malik à le privilège de part son appartenance au trône d’apprécier les mets les plus agréables des environs.
    Même si sont appétit est remarquable, sa forme physique n’en est pas affectée en raison d’une passion marquée pour la course à pieds et les acrobaties ; ce qui le maintient sur un poids qui le met à l’abris de l’excès ou de l’insuffisance. De plus, ses randonnées dans la citée et ses paysages environnants ont permis au jeune homme de développer une musculature bien dessinée mais pas non plus exagérée. En règle général, il a quelques cicatrices peu voyantes mais bien présente qui sont le résultat de l’entraînement d’enfer du colonel Gins et de ses affrontements avec son cousin et les bêtes qui rodent à l’extérieur de l’enceinte de la citée.

  • Distinction: :
    Il est difficile pour les Anshanais d’ignorer sont existence. Etant une personne charismatique et attractive qui cherche à attirer l’attention de la gente féminine aussi bien de sa tranche d’âge que de celle de sa tante, il est donc peu probable qu’une femme du royaume ne sachent parler de lui. Certaines le mépriseront pour sa préférence à courir les jupons mais admettront son charme, d’autres quelques hystériques vous diront espérer ouvertement qu’il demande l’une d’elles en mariage pour en faire la princesse. L’on dit même qu’il aurait une longue aventure avec la princesse Marah du royaume, ennemi d’Anshan, de Madunuccia, fille du roi Aram.
    Il possède un tatouage sur les omoplates représentant un symbole religieux de son peuple qu’il s’est fait en témoignage de sa foi. Il ne porte pas de marque de distinction comme des piercings, des tatouages excentriques, ni de bouteille d’alcool dans la main ou cigarette au bec, on utilisera plus ses yeux pour pénétrant et séducteur dans son royaume ; sa chevelure et sa taille seront une manière plus répandue de l’identifier lorsqu’il quittera Anshan pour Grand Line, mais peu de gens connaissent ce peuple qui vit presque en autarcie ou en contact avec les deux îles les plus proches.

  • Tenue Il revêt un plastron couvrant uniquement son torse, marron parfaitement forgé dans un alliage de vibranium que l’on trouve uniquement dans le royaume d’Anshan sous forme de minerai transformé en un métal léger mais dont la solidité est de l’ordre de cent fois plus résistant que l’acier, lui octroyant une protection contre les armes blanches traditionnelles et contre les munitions de petits calibres et de calibres moyens. Ses mains et avant-bras des gants surmontés de lanières de cuirs faisant office de protections. Il porte une pantalon marron ainsi qu’une étoffe rouge enroulée autour de ses hanches et enfin, une paire de bottes couvrant aussi bien ses mollets que ses genoux dont l’alliage de vibranium absorbe l’énergie du sol pour atténuer le bruit des pas. Il porte parfois une cape le protégeant du vent surmontée d’une capuche pour dissimuler son visage. Voilà donc l’utilité première du vibranium lorsqu’il est travaillé par les ingénieurs d’Anshan.



Caractère:


  • Qualités/ Défauts: Malik à hérité de son père un assez bon talent de dirigeant. Il est capable de prendre les décisions qui s’impose avec intelligence et tiens du côté de sa mère et laisser la raison s’exprimer plutôt que la superstition. Contrairement à sa famille paternelle, il se refuse à la tentation de gouverner par la terreur au travers de décisions brutales ou arbitraires. Il ne possède pas une intelligence qui se distingue des autres, mais résonne avec logique et discernement. Dans ses premiers âges, le prince Malik avait une arrogance marqué dans son comportement ; arrogance qu’il n’a d’ailleurs pas perdue mais qui est plus humble qu’auparavant. Impulsif, fonçant vers les ennuis tête baissée, il a avec l’éducation de son précepteur, remplacée par un esprit réfléchit et stratégique mais assez impatient.
    Son comportement face à autrui hargneux, arrogant, hautain et égocentrique mais courtois, bienveillant, confiant et aimable. Malik n’a jamais été colérique, il exerce toujours un contrôle sur sa rage et a su canaliser toutes ses émotions quel quelles soient et les transformer en un mur quasi-impénétrable. Il arbore un sourire quelques fois moqueur et surtout charmeur ainsi qu’un regard séducteur, mystérieux et provocateur. Peu loquace, le prince agit plus qu’il ne parle.
    Lors d’un combat, l’homme revêt un masque sous lequel les traits de caractère dominants sont un sérieux et une impassibilité là où les émotions n’ont pas leur place et encore moins les paroles. Fini les enfantillages et les distraction, il occulte ce qui l’entoure pour se concentre pleinement sur le combat. Il étudie l’adversaire, testant ses réactions, anticipant ses mouvements et ses actions.

  • Passions: Il à une passion marqué pour l’art, la peinture, la musique … En règle générale tous ce qui est source de beauté (selon ses critères ) dont il peut être capable de fixer une œuvre longtemps sans jamais s’en lasser. Intéressé par l’histoire du monde, il se fascine pour les travaux qui abordent le mythe du siècle perdu et les poneglyphes. Ce qui lui vaux quelques menus talents d’archéologue amateur. Il est amoureux du voyage, de l’exploration, de l’aventure, de l’escalade, toutes les épreuves qu’offre la nature. Doué d’un talent exceptionnel pour les acrobaties, il possède une agilité qui lui permet de se tirer de situations critiques. Appréciant peu l’application des sciences, il n’est pourtant pas désintéressé par la technologie mais préfèrera recourir à des méthodes classiques mais efficaces. Ainsi, il ne recours pas aux armes à feu et gadgets qui tournent autour mais utilise bien plus des armes blanches et autres accessoires moins développés

  • Phobies:
    Malik n’est pas vraiment une personne qui épreuve de la peur. Certes, certaines situations ne le rassureront pas, mais aimant le risque et le danger, il n’a pas beaucoup de phobies. De plus, son éducation militaire dont le seul but était plus de faire de lui un tyran qu’un saint, a plutôt inhibé toutes craintes en lui. Loin de là bien sûr de lui ôter toutes peurs ou sentiments, ont peut toutefois lui attribuer une certaine répugnance pour les insectes et arachnides.

  • Idiosyncrasie:
    Malik à un tic prononcé concernant ses cheveux. Il s’assure constamment qu’ils sont lisses, qu’une mèche ne sorte du rang. Il agite souvent machinalement la tête pour écarter les mèches qui obstruent sa vue. Ensuite, il a souvent la manie de prendre la pièce d’or qu’il à toujours dans l’une de ses poches et de la faire rouler sur ses phalanges, répétant régulièrement se mouvement pour s’occuper. Dans le cas contraire, il fait bouger entre son pouce et son index, l’anneau en fer qu’il porte à l’auriculaire gauche.
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Easton Roy
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MessageSujet: Re: Easton Roy change d'avis et reste lui-même pour le moment -_-" [Présentation annulée]   Jeu 17 Juin 2010, 17:09

Histoire


Chapitre I :
Là où la mère de Malik est enlevée pour devenir la nouvelle femme du roi


Sur les vastes étendues d’eau de Grand Line, existe une île parmi tant d’autres dont la plupart des paysages couvre la terre de sable et de montagnes. C’est sur l’île d’Anshan dans le Royaume du roi Arsès que débute l’épopée du prince Malik.

A l’aube d’une fête qui n’avait que pour but de célébrer la magnificence du monarque, les préparatifs pour l’événements mobilisèrent l’ensemble de la citée de Bab-El. A l’occasion, certaines réparations qui tardaient à être effectuée et rapidement faite car tous pour le souverain devait être parfait L’esprit perfectionniste du roi était tel que chaque répartition des tâches devait contenir un nombre précis d’esclaves dont le groupe aurait la charge exclusive de s’assurer de la préparation d’une zone précise. Cette mission, les esclaves la prenaient terriblement au sérieux, car la moindre inattention leur valaient de goûter à la hache du bourreau. Pour l’heure, sur leurs supports parés d’or fin, scintillant au moindre effet lumineux, reflétant à la perfection les choses qui les entouraient ; les torches du palais avaient toutes été changées pour que toutes brûlent de la même intensité, sans qu’une ne vienne à s’éteindre au moment où le roi passerait. Une armée de serviteurs avait à charge de les entretenir et veillaient donc à ce qu’elles projettent une lumière vacillant le long des parois. Dans l’air immobile, l’odeur de la fumée se mêlait au parfum des roses blanches. Renouvelées chaque matins depuis ces vingt dernières années, les fleurs reposaient soigneusement dans les cinquante-sept vases de l’étage où se trouvait le chambre du roi, sous les cinquante-sept torches en bois de chêne qui symbolisaient les victoires du souverain. Le sol était en marbre blanc, de manière qu’aucun pétale tombé des bouquets n’attire l’œil. Les serviteurs devaient s’assurer que les pétales soit promptement enlevés. Ils devaient également s’assuré que les tableaux représentant le roi soit parfaitement droit, encore plus ceux représentant le père du roi ou le roi lui-même, aucune fissure ne devait être visible sur les statues, la présence de poussières était encore moins appréciée. Ainsi, les serviteurs se relayaient continuellement pour satisfaire se caprice où chaque meuble, chaque recoin, était minutieusement nettoyé de part en part. Les cuisines, avaient des allures de ruche bourdonnante d’activité, à l’atmosphère saturée d’odeur, de vapeur et de fumée. Le chef beuglait des ordres dans tous les sens aux cuisiniers qui en hurlaient d’autres aux assistants. Les plats s’entre choquaient, les cuillères raclaient le fond des casseroles et des marmites, tournaient en rythme Les marmitons dansaient habillement et frénétiquement un ballet, en essayant de ne pas se renverser. Chargés de gros sac, de marmites, de casseroles, de couteaux et autres ustensiles, d’aliments, d’assaisonnements de toutes sortes et de toutes origines ou de plateaux brûlant, pas un des marmitons ne venait à perturber cette cadence au risque de ralentir la préparation. Ils taillaient, coupaient ou épluchaient les ingrédients qu’un autre leurs plaçaient sous les yeux avant de les donner à un troisième. Les cris des uns, couvraient les cris des autres. Tel un orchestre, chacun produisait son lot de bruits accompagnés pas une série de mouvements tout aussi précis.
Ici, la tâche était tout aussi ardu car, les aliments devaient être parfaitement cuis, justement assaisonnés et au goût et envies du moment du roi. Une erreur ou écart, et la sentence et la tête des fautifs tombaient.
Tous les préparatifs de la citée fut fait et refais et enfin achevés. Les musiciens prirent leur luth ou leur guiterne, leur lyre ou leur viole et encore leur chalemie ou leur flûte. Et d’une inspiration commune, les chanteurs de tout octave élevèrent leur voix qui s’accommoda aux mélodies et autres rythmes ainsi qu’aux pas lent ou vif des meilleurs danseurs, qu’aux balles et quilles qui s’agitaient entre les mains des jongleurs.
Et quand enfin le Soleil déclina, les portes s’ouvrirent. De tout le royaume et les royaumes voisins, des foules s’amassaient entre les remparts de la ville. Pour l’occasion, même le plus grand ennemi de la couronne avait été invité en ces récents temps de paix. Ainsi, le Roi Aram du royaume de Madunuccia accompagné de son épouse la reine Cénira et de leurs enfants, le prince aîné Ninyas, la princesse Amasis et la dernière récemment née la princesse Marah . Venu du royaume de Milathéa, le roi Belus et la reine Verna. Et du royaume Rakshasas la Reine Denna, ses filles, Cara, Jennsen, Sara, Eywa et Neyti.
Le roi Arsès quitta sa résidence et alla saluer de bonnes grâces, ses invités de marques. Pour l’événement des tables occupaient l’espace de la cour extérieure où l’on y avait déposés divers hors-d’œuvre destinés aux petites gens. Les musiciens avaient formés deux groupes installé sur un estrade de chaque côté de la place et jouaient en réponse à l’autre groupe dans une explosion lancinante de notes allant crescendo. Les enfants couraient en tous sens, excités comme des puces par ce festin nocturne qui leur avait été promis de pouvoir s’amuser jusqu’à très tard s’ils restaient calmes et laissaient leurs parents accomplir leurs tâches préparatifs. Des jeunes femmes d’une beauté accablante, parmi lesquelles ont retrouvaient en majorité, les favorites du roi et celles qui s’offrait en spectacle dans le seul but d’obtenir les faveurs nuptiales du monarque.
Et cela, dura toute la nuit. Durant tout ce temps, la reine Kalila, ne cessa de remarquer l’attention que portait son époux pour l’une des servantes qui allaient et venaient à la table et que celui-ci courtisait sans retenue devant sa femme. D’abord folle de rage qu’il s’entiche d’une nouvelle putain, elle consentit tout de même qu’il ne pouvait en être autrement car elle ne pouvait le satisfaire de lui offrir un fils. Ainsi, Arsès s’unit à la jeune fille. Même si celle-là ne consentait pas à pénétrer dans la couche du suzerain, elle ne pouvait prendre le risque qu’en punition de sa réticence, il fasse exécuter sa famille.


Chapitre II :[/b]
Là où la mère de Malik tente de s’enfuir avec lui.



Arsès II régnait sur Anshan depuis vingt années lorsque l’une de ses femmes lui donna enfin un fils. Souverain connu et craint pour sa violence et son amour de la guerre, la jeune Tamara alors âgée de dix-sept ans tenta de fuir le palais pour regagner la ville de Bab-El. Ayant pas moins de treize femmes, le monarque ne pouvait toujours se trouver en présence de chaque femme ainsi, elle réussit pendant plusieurs semaines à dissimuler sa grossesse. Cependant, lorsque celle-ci devint trop visible, elle ne su comment la cacher plus longtemps. Sa sœur Hannah qui lui ressemblait énormément au simple détail d’avoir une couleur de cheveux différent, dupa le suzerain jusqu’à ce que la grossesse arrive pratiquement à terme. Néanmoins, l’intendant Benhahim dit le serpent, surprit un jour la supercherie et dénonça les traîtresses qui tentaient de cacher l’enfant. Arsès fit décapiter sur le champ la jeune Hannah et laissa le reste du corps à la famille. Il assigna des gardes devant la chambre de Tamara et la força à y rester. Mais Dunstan, le frère de la jeune fille qui travaillait dans l’armée du roi réussi à se faire assigner à la garde de sa sœur. Ainsi, ils purent mettre en place un plan d’invasion. L’enfant vit le jour et fut cacher dans la chambre. La nuit de la fuite, elle s’assura de son sommeil puis s’allongea sous les draps.
La porte s’ouvrit, le roi entra discrètement et se faufila jusqu’au lit de la jeune femme. Lorsque Tamara sentit les draps se soulever et le lit se plier sous le poids du monarque, elle frissonna d’angoisse et serra contre sa poitrine, la dague que lui avait donné son frère. Une main robuste s’accrocha à son bras droit. Elle sentit avec répugnance, la main d’Arsès se glisser sous sa chemise de nuit et remonter rapidement jusqu’à sa poitrine avant de la malaxer avec une brutalité qui arracha un gémissement de douleur à la jeune femme. Elle tenta de le repousser, mais elle ne faisait pas le poids. D’une main le roi saisit ses petits poignets et les leva au-dessus de sa tête et de l’autre, il tira sur le tissu qui la couvrait jusqu’à ce qu’il se déchire et la révèle nue. La bouche d’Arsès se posa brusquement contre les lèvres pincées de la jeune femme qui essayait de résister. Il se redressa enfin lui laissant un peu de liberté de mouvement, défit sa ceinture et déboutonna son pantalon. Il tira Tamara par les cheveux la forçant à lever la tête au niveau de son pénis. Tandis que des larmes ruisselaient sur ses joues et qu’elle était condamnée à satisfaire les envies du monarque, elle chercha à l’aveugle, dans le pénombre de la pièce, la dague de son frère et la saisit. Prétextant vouloir masturber le colosse, elle prit le pénis d’une main et la dague de l’autre et lui sectionna son appareil génital. Du sang macula le lit et gicla sur la jeune femme. Le souverain vacilla et tomba sur le côté fasse à la douleur. La jeune femme sauta hors du lit, attrapa ses vêtements et les enfila. Elle s’avança vers la pièce secrète où était dissimulé le nouveau, lorsque des bras la soulevèrent et la jetèrent contre le mur, l’assommant sous le choc. Le roi qui avait réussi à se lever malgré sa souffrance l’avait envoyé contre le mur. Il hurla à la garde d’entrer dans la chambre. Cependant, Dunstan s’était chargé de tuer ses deux camarades auparavant. Il s’introduit dans la chambre sur les ordres du suzerain tandis que celui-ci soulevait la jeune femme d’une main sur sa gorge et tenait la dague qui lui avait coupé la verge prêt à la plonger dans l’estomac de la jeune femme qui se débattait en vain. Le soldat tira son sabre et embrocha le roi. Il fit volte-face tituba et frappa du poing son guerrier qui bloqua le coup puis enfonça sa lance dans la gorge d’Arsès qui s’effondra sur le sol, mort. Dunstan aida Tamara qui avait glissé le long du mur à se remettre debout avant de se poster à l’entrée pendant qu’elle récupérait le bébé.
Ils quittèrent rapidement le château, alors que l’alerte venait d’être déclenchée à la recherche de l’assassin.
Ils traversèrent rapidement la citée et atteignirent ses portes closent. Une dizaine de soldats gardaient la sortie. L’officier supérieur reconnu Dunstan et l’interpella. Ne pouvant fuir, l’homme dit à sa sœur de rester à sa place et avança jusqu’au capitaine de la garde.


"Sergent Dunstan pour quelle raison n’êtes vous pas à votre post ?"

L’homme jeta un œil par-dessus son épaule en direction de Tamara puis répondit :

"Ma sœur cadette, viens de mettre au monde son fils je ne pouvais pas laisser rentrer à Bab-El alors qu’un assassin rôde dans les parages."

Le capitaine demanda à son officier de faire approcher la jeune femme qui s’exécuta. Il lui demanda de soulever sa capuche, intriguer de voir à quoi ressemblait la sœur de son soldat. Il la reconnue alors comme l’une des femmes du roi, plus précisément celle contrainte de rester dans sa chambre car elle portait l’enfant du monarque. Les hommes du capitaine se jetèrent sur le couple. Dunstan chercha à tâtons son sabre mais ne trouva qu’une place vide. Il se souvint alors que l’arme se trouvait dans les entrailles de Arsès. Il bondit les poings en avant et tua deux gardes mais fut maîtrisé par le capitaine qui l’écrasa au sol, un pied sous la gorge. Trois des soldats saisirent la fugitive. Les traîtres furent alors conduits vers Teispès le frère cadet du roi qui ordonna leur exécution publique.
Teispès en tant que frère du roi prit la place de défunt sur le trône et confia le nouveau-né à sa femme qui avait déjà une fille et un fils. L’enfant fut appelé Malik.


Malik fut instruit à l’écriture, à l’art et aux sciences puis au maniement des armes et aux arts martiaux. Destiné à être le bras droit Xerxès, le fils aîné de Teispès ses précepteurs et le roi furent très exigeants envers lui, malgré que le jeune homme désirait faire ses acrobaties et séduire les femmes, ils devaient la plupart du temps envoyer des soldats le poursuivrent pour réussir à lui faire assister à ses cours. En dépit des antécédents de son père à la violence et à la guerre, le jeune homme bien qu’arrogant et assez proche de son père au niveau physique, ne lui ressemblait en rien au niveau du comportement.
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MessageSujet: Re: Easton Roy change d'avis et reste lui-même pour le moment -_-" [Présentation annulée]   Jeu 17 Juin 2010, 17:35

Chapitre III :
Là où le Roi confie à Malik la mission d’enlever la princesse Marah


Partie 1 : Les rues de Bab-El


Entre odeurs et tintamarres des marchands qui tentaient d’attirés l’attention de nouveaux clients, les activités de la citée royale battaient à leur pleine intensité. Sous ce soleil ardent qui dominait de son zénith la place du marché de Bab-El et cela, comme près de sept mois par ans dans les environs d’Anshan, des foules de citoyens arpentaient les rues de la ville. Ils étaient issus de tous les milieux sociaux, de tout âge, et de toute origine bien que majoritairement des environs. Mais, parmi ce panel d’homme de tout rang, un seul sortait du lot. A quelques pas entre le temple et la place public, au milieu de la foule et des commerçants, un jeune d’une vingtaine d’année se promenait guilleret au sein de cette communauté urbaine. Il aurait voulut passer inaperçu dans cette citée qu’il n’aurait réussie qu’à se faire bien plus remarquer. Il ne se distinguait guère de sa taille commune et respectable pour un Anshanais, mais plus particulièrement par son apparence. Brun, les cheveux mi-long, les yeux d’une couleur différente à chaque changement de position du soleil, il portait des vêtements d’une qualité, d’un raffinement et d’une élégance qui ne pouvait le confondre avec un autre homme pas même son cousin qui lui ressemblait pourtant beaucoup. Le prince Malik avait un comportement qui dérivait souvent vers une arrogance attisée par une estime de lui trop marquée et d’un léger narcissisme. Ainsi, il était difficile pour une femme de ne pas tourner le regard sur son passage non seulement pour sa beauté, mais aussi pour son rang d’héritier à la couronne du Royaume d’Anshan.
Ainsi, il sillonnait les alentours de la ville à la recherche d’objets de valeur ou de nouvelles conquêtes féminine. Des marchands et autres dames de joies l’appelait de tout coin des rues dans lesquels ils passaient, afin de lui faire une démonstration de la marchandise qu’ils ou elles vendaient. Au passage, alors qu’il passait l’angle d’une des rues commerçantes, il passa devant un étalage de fruits et légumes provenant d’en-dehors du royaume. Son regard fut attiré par un fruit jaune, rond tacheté de point marron ou décoloré vert un vert clair ou centre supérieur duquel sortait du fruit une tige ou une queue marron. Il en saisit une, inspecta le moindre recoin puis après hésitation enfonça ses dents dans la chair du fruit. Du jus coula le long de son menton qu’il essuya d’un revers de la main. Lorsque le marchand qui s’occupait de régler la demande d’une cliente se tourna vers lui, il fut d’abord irrité de voir qu’une personne avait dérobé un fruit sans le payer mais en plus qu’il mangeait devant lui l’air de rien.


"Eh gamin, te gênes pas surtout voles-moi mais fruit. T’as intérêt à payer, ou j’appelle la garde."

Le marchand menaçait le prince avec un long et fin doigt qu’il pointait sous la pomme. Malik qui se délectait de cette nouvelle saveur écarta le fruit de sa bouche et poussa une mèche qui tombait sur son nez. Le commerçant écarquilla les yeux, bégaya et manqua de tomber en arrière.

"Ve… Veuillez m’ex…m’excuser mon Prince, Je ne… vous avais pas reconnu…. Pitié, ne dites rien à votre oncle le Roi, je ferais tout ce que vous voulez !"

Le commerçant enfonça la main dans sa poche et sortie une bourse qu’il posa sur la table, devant Malik.

"Allons, calmez-vous, je ne vous veux aucun mal, gardez votre argent, j’aillais payer pour votre fruit. Qu’est-ce donc comme fruit ?"

"Vous êtes trop bon mon seigneur. J’appelle ce fruit malum, mais dans la région où je l’ai acheté ils appellent cela une pomme."

"Pas mal comme fruit."

Le prince fouilla dans ses poches et jeta une pièce de bronze. Il tourna les talons puis reprit sa route.
Alors qu’il allait passer l’angle d’une rue, une troupe de soldats lui bloqua le passage. L’un des guerriers s’avança effectua le salut militaire puis prit la parole :


"Votre altesse, sa majesté le Roi désire vous voir sur le champ."

Le prince n’avait guère envie de voir son oncle il détestait son caractère et sa personne. Il voulait certainement le sermonner ou l’obliger à s’entraîner. Il réfléchit un instant, jeta un regard en biais vers une pile de caisses qui donnaient accès à un toit puis poussa le militaire. Il sauta sur les caisses, atteignit une poutre en bois et grimpa sur le toit. Les soldats reçurent l’ordre du supérieur de le poursuivre de crainte de représailles de la part du roi.
Malik avait déjà une bonne minute d’avance. Il bondissait de toit en toit sans s’inquiéter de la distance, jetant de temps en temps des regards par-dessus son épaule. Le message fut passé parmi les soldats, tous devaient ce mobiliser pour l’arrêter. Un homme apparut de nulle part sur un toit devant lui, bandant un arc vers lui en criant de s’arrêter. Le jeune homme prit appui sur le rebord pour couvrir la distance d’un saut. Il passa d’une vrille au-dessus de son poursuivant. Les toits étaient plats pour certains ou inclinés vers le bas pour d’autres. Ainsi, il n’était pas rare qu’il dû se glisser entre du linge ou marcher en équilibre sur le sommet du toit. Il fut toutefois obligé de descendre dans la foule, lorsque le seul toit se trouva trop éloigné. Cependant, un soldat lui bloqua la seule route. Il couru vers lui alors qu’il pointait sa lance vers lui. Il évita une série d’assaut sans problème, le désarma et glissa la pointe d’une manche vers l’autre bloquant en croix ses bras. Il le déséquilibra puis reprit sa course. Là encore, il fut ralentit par un groupe mais sauta entre deux façades pour atteindre à nouveaux les toits.
La course dura un bon quart d’heure, sans qu’il ne se rende compte qu’il se dirigeait vers le palais. Il se retrouva finalement devant là où les soldats autour d’un général l’y attendait près à le forcer à entrer. Il ne put prendre une fois de plus la fuite puisqu’il fut encerclé. Il avait alors l’assurance excessive de penser pouvoir vaincre le général. Il se jeta sur lui et enchaîna un combo que l’adversaire para sans difficultés. Alors, le poing du militaire tripla de volume, devint noir et couvert de poils. Malik plaça de justesse un sabre entre lui et le bras mais fut projeté contre le mur puis il perdit connaissance.

L'esprit égaré et embrumé, Malik réussit à émerger lentement de son état d'inconscience. Les yeux plissés, il n'avait encore la force de les ouvrirent. La brume qui retenait ses souvenirs se dissipa lentement et lui permis de les rassembler. Il déplaça ses bras sur la surface solide et glacée qui l'entourait et supposa qu'il était allongé à plat ventre sur un sol fait de dalles de pierres, qu'il distingua par les contours marqués des dalles. Il tenta de déglutir, mais ne trouva la salive à avaler. Un goût de cuivre répugnant persistait dans sa bouche, il comprit que c'était son propre sang mélangé à la sueur. Il poussa sur son bras droit et dans un effort surhumain parvint à se mettre sur le dos. Les bras en croix, il resta ainsi quelques secondes supplémentaire à émerger. Une douleur le tira au flanc gauche, puis une autre dans sa poitrine à mesure que celle-ci se soulevait pour se remplir d'air et l'expulser. D'autres douleurs firent surface se changeant en un flot de souffrance qui lui arracha une grimace et un faible son sortit de sa gorge.
Pour quelles raisons était-il dans cet état ? Les images qui se dessinaient petit à petit dans son esprit égaré, firent resurgir de sa mémoire, les événements qui l'avaient conduit à cette situation.
On lui jeta de l’eau au visage le forçant à se redresser subitement. Il vit alors son oncle assit sur son trône le toisant de toute sa hauteur
.

"Il y a des fois où j’aimerai oublier que tu es le fils de mon frère ! Par chance pour toi, cela m’est impossible puisque tu es l’un des héritiers au trône."

Le prince se redressa et répondit

"Ne perdons pas de temps avec de vaines paroles ! Dites-moi ce que vous attendez de moi."

Le roi esquissa un sourire nerveux.

"Tu as hérité de l’insolence de ta catin de mère !"

Le sang du prince bouillonna en lui. Il laissa libre cours à sa fureur. Il tira l’une des lames qui pendait entre ses omoplates, se jeta vers le trône et bondit l’arme au poing en direction du monarque. Celui-ci ne broncha pas. Deux hommes vêtus de noir, de la tête au pied apparut entre les deux hommes l’un se plaça dans la trajectoire du prince, le désarma et le colla la tête contre le sol. L’autre vint se poster près du roi par mesure de sécurité.

"Voilà un comportement plus digne des Sharam"

Des larmes de rages coulaient le long du visage du jeune homme. Il se pinça les lèvres jusqu’au sang et serra les poings.

"Bien, le temps est venu pour toi de faire valoir ta place entant qu’héritier au trône, tu as pour mission de t’infiltrer dans le château du roi Aram et me rapporter la tablette d’Ahura Mazda. Je veux également que tu enlèves la grande prêtresse qui est la seule à pouvoir traduire les inscriptions de la tablette."

Le garde personnel du roi s’écarta laissant le prince se relever et quitter la salle du trône. Le souverain ne quitta pas du regard son neveu. Il ne supportait pas ce déchet, et il allait enfin s’en débarrasser sans crainte de jugement de la part du Conseil de Succession.

Partie 2 : A travers les Mont Al’Magus.


Autour du prince Malik, le sentier se rétrécissait forçant la colonne à marcher en file indienne.
Le jeune homme avait réuni une dizaine d’hommes pour le suivre. Bien que n’étant pas de vrai militaire mais des va-nu-pieds ayant vécu dans les rues, ils étaient de meilleurs combattants que les troupes de son oncle. Le soleil avait choisit ce moment pour arracher le monde à l’emprise de la nuit. Les ombres de rochers entourant la colonne s’étendaient sur le sol, et la lune s’effaçait lentement sous l’astre diurne grandissant. Sous les pieds de la troupe les petits cailloux un concert de crissements sous leurs bottes et répercutaient leur écho à l’infini.
Il n’y avait pas le moindre végétal dans le coin, seuls cailloux et grains de sable forgeaient ce paysage aride et désertique. Le vent se fit rare au début du voyage mais se montra un peu plus fort à mesure qu’il gravissait les monts Al’Magus.
La chaîne de montagne Al’Magus, était une immense chaîne de montagne séparant du nord au sud l’île d’Anshan en deux terres. A l’ouest, sur l’étendu de terres désertiques, entre dunes et oasis, la ville de Bab-El qui était la citée royale d’Anshan. On dénombraient quelques grandes villes aux alentour de la citée, ainsi que des villages et bon nombre de camps de nomades qui élisaient domiciles un peu partout sur le vaste désert du Sahel. A l’est de la frontière naturelle, la citée de Madunuccia pays du roi Aram, ennemi juré du royaume de Bab-El. Mais quelles étaient les origines de cette guerre tantôt de front tantôt morale ? Cela remonte à il y a bon nombre de siècles, lorsque les royaumes furent bâtit dans toute leur splendeur, à l’époque, l’Anshanais apprenait à utiliser les faibles ressources naturel qu’offrait cette terre. Et de là, l’homme apprit à extraire le vibranium de la terre. Hors, la concentration la plus pure ce trouvait dans les méandres des monts Al’Magus. Les deux royaumes qui jusqu’alors ignoraient l’existence de l’autre ou seuls quelques hommes le savaient ; vinrent à livrer bataille pour décider à qui de droit revenait cette mine. Il s’avéra plus tard, qu’un gisement moins abondant et pur existait au sud du Sahel. Les conflits prirent alors envergure de guerre qui ne se limita plus aux Al’Magus et à la mine, mais s’étendit à des conflits historiques, religieux, philosophiques ou tout simplement comme prétexte pour resserrer les rangs derrière le destin supérieur de la patrie en cherchant l'union sacrée, la cohésion sociale.
A présent, tout était prétexte de guerre comme par exemple la situation dans laquelle évoluait le prince contraint par son oncle d’aller au conflit en volant le roi Aram et en lui enlevant sa fille.
Aux dernières lueurs du jour, lorsque les êtres vivants des montagnes se réveillèrent pour se lancer à la chasse, Malik ordonna de monter le camps.


"Ne prenons pas de risques inutiles, la chaîne de Montagnes est trop dangereuse la nuit. Al-Ma, trouve nous une cave voyageuse."

Al-Ma était le meilleur chasseur de la citée et connaissait les moindres créatures ou recoin d’Anshan. Sa taille aussi peu commune que sa force physique en faisait un Anshanais redoutable dont on déconseillait d’avoir comme ennemi. Il quitta la formation de voyageurs et partit à la recherche d’une cave voyageuse. Les caves, étaient une cavité naturelle que l’ont trouvaient un peu partout dans Al’Magus lorsqu’on savait quoi chercher. Elle offrait l’abri le plus sûr qui existait dans les environs, pour se protéger de créatures qui sortaient chasser la nuit.
Al-Ma revint quelques temps après que les ténèbres eurent envahit le ciel et que la lune brilla d’intensité. Autour d’eux, des mouvements et des sons monstrueux troublaient le calme de cette nature. Le colosse conduit la troupe vers la paroi de la montagne, en dehors du sentier. Il laissa courir ses doigts sur la roche qui se rétracta et dévoila une petite ouverture qui les contraints à ramper. Les racines rocheuses se redéployèrent et obstruèrent l’entrée. Il faisait noir à l’intérieur de la nuit, mais l’obscurité n’était pas total et permettait aux yeux des anshanais de voir presque comme en plein jour. Au dessus de leur tête, une étroite cheminée cette creusée naturellement dans la roche et s’ouvrait sur le ciel offrant air et chemin pour faire sortir la fumée d’un feu de camps. Les nuits dans le désert du Sahel faisaient tomber la température au dessous du zéro.
Khalif, laissa tomber le bois qu’il avait prit avec lui avant de quitter la citée, le disposa méthodiquement avant de l’embraser avec son silex. Al-Ma qui empruntait souvent ce sentier avait aménagé la cave avec quelques équipements, armes et accessoires. Il tira donc une étoffe de tissu qui contenait des outils de cuisine. Il apporta également des tapis d’herbes séchées qui servaient à couvrir le sol froid et de lit.
Les autres membres du groupe s’assirent en tailleur devant le feu et profitèrent de cette niche pour se détendre et abandonner le poids de leur équipement. Khalif prit plusieurs casseroles du chasseur, fit bouillir de l’eau et sortit des sachets de légumes séchés qu’il vida dans l’eau bouillante. Il attrapa dans son sac un torchon où étaient enveloppés de grosses saucisses qu’il débita en morceaux avant de les ajouter à la soupe.
Les hommes parlèrent entre eux de leurs femmes, du roi –sans crainte de représailles du prince- et toutes autres anecdotes. L’un d’eux lança enfin le sujet au quel tous pensaient :


"Quel est le but réel de cette mission ? Nous n’allons pas seulement espionner Madunuccia"

Malik ne répondit pas tout de suite. Il jouait avec une pomme de terre qu’il faisait tourner dans son bol

"Teispès veut que je vole la tablette d’Ahura Mazda… et que j’enlève la grande prêtresse."

Un silence pesa sur le groupe mais le crépitement du feu et le bruit des cuillères cognant contre les bols ne le laissa pas durer

"La réputation de la beauté des filles d’Aram n’est plus à prouver. Pourtant, personne à Bab-El n’a vu la grande prêtresse Mara. On dit d’elle que sa beauté n’a d’égale que celle la déesse mère Ehzen et que c’est la raison pour laquelle la déesse à voulue qu’elle soit sa servante."

"Ne dis pas de telles sottises Zahir, à Madunuccia leur Dieu s’appelle Ahura Mazda."

"En tout cas, je dis ce qu’on m’a raconté, que sa beauté que l’on dit d’elle qu’elle est une nymphe."


Après une bonne heure de plus à bavarder, Malik décida qu’il était tant pour eux de prendre un peu de repos car ils leur restaient une bonne journée de marche avant d’atteindre l’autre versant de la montagne. Le prince s’allongea sur son tapis d’herbes sèches déroula une couverture qu’il détacha de son sac puis la posa sur lui. Al-Ma qui tardait à s’allonger, prit un bois et le plaça dans le brasier.
Le jeune homme ne s’endormit pas immédiatement. Malgré la fatigue accumulée durant la journée, il s’imagina le visage de la grande prêtresse. Il ne voulait pas avoir à l’enlever ni dérober la tablette mais que faire ? S’il revenait à Bab-El sans ces deux présents, cela impliquerait qu’il renie son appartenance au trône et laisserait le déshonneur sur la mémoire de sa mère le poussant également à l’exil. Quelle était la valeur de l’honneur ? Un simple signe d’orgueil. Il ne pouvait enlever une femme car cela signifierait abandonner celle qui a tout fait pour le sauver. Il devait trouver un moyen de sauver la princesse et un autre pour se débarrasser son oncle. Finalement, le sommeil l’envahit et il s’y abandonna avec comme dernière image celle qu’il se faisait de la prêtresse.

Une heure après qu’elle eut quitté la cave voyageuse, la troupe atteignit le sommet du mont Al’Magus. Au bord d’une étroite corniche de pierre, Malik contemplait les bancs de nuage grisâtre qui dérivaient à ses pieds. Mais en dépit de ce céleste spectacle, une autre merveille vint se dessiner lorsque les premiers rayon de soleil vinrent en éclairer la façade est. Travail de plusieurs décennies, le palais royal de Madunuccia avait été bâtit sur ce qui fut une colline et dominait les rives de … La cité s’était ses murailles sculptés dans la roche, dont la façade était lisse et sans la moindre fissure ; les tours majestueuse qui bordaient les portes de la ville, porte bâtit d’un bois d’ébène qui reflétait l’astre du jour. De nombreuses autres tours jaillissaient de la terre et allait percer le ciel de leur sommet semblable à une flamme. Au pied de la porte Sud, un sentier sculpté dans la roche de la colline s’élevait au dessus des eaux et continuait sa route jusqu’au flan de la montagne d’où une route s’y enroulait pour descendre vers le port. Sur les côtés, des bateaux de toute horizons se bousculaient pour s’amarrer à cette terre. Malik s’étonna de voir des voiles noires de pirates alors que nombreuses étaient celles de la Marine qui avait dressée une base dans les environs de la citée.
Tandis que le prince sondait le gouffre, un vent chaud charriait jusqu’à ses narines des senteurs maritimes qu’il n’avait jamais sentit auparavant.
Vers le milieu de la matinée, ils arrivèrent à hauteur d’une vallée de pierres. Erigée dans la roche, une statue semblait leur indiquer la route menant vers la citée. La sculpture représentait un homme vêtu d’une longue tunique et d’un couvre chef haute- forme. Il tenait dans sa main gauche un sceptre pointé vers la ville royale et dans la gauche, un livre ou une tablette. Mais là n’était pas le seul mystère de ce paysage. A plusieurs mètres au-dessus de leur tête, les griffes enfoncées dans la paroi de la montagne, des créatures guettaient les voyageurs qui passaient sous leurs yeux. Il y eut un son étrange qui sembla sortir de leur bouche mais personne hormis le chasseur ne le perçut. Il se stoppa net et regarda en toute direction en quête de la chose qui avait lâché ce bruit inquiétant. Malik ordonna à la colonne de s’arrêter.


"Qu’as –tu vu Al-Ma ?"

"Rien justement ! Mais ce que j’ai entendu ne me dit rien qui vaille."

Les deux énormes bêtes ailées qui les espionnaient, leurs yeux verts brillant de voracité, se déplaçaient furtivement, les ailes repliées contre leurs flancs pour gagner de la vitesse ; le long de la paroi sans qu’aucun ne puisse différencier leur peau de la pierre. Le chasseur laissait courir son regard autour de lui, mais rien ne lui apparaissait.
Sur ordre du grand homme, le prince et les neuf autres hommes se tinrent en place, en formation, les boucliers soulevés, les genoux fléchit et la tête tourna en tout sens à l’affût du moindre danger. Les yeux entraînés d’Al-Ma crurent distinguer un mouvement à plusieurs mètres plus haut. Il prit son arc, le banda et décocha une flèche. L’air vibra et forma une traînée derrière la flèche qui pulvérisa la roche à l’impact entraînant la chute de pierres mais pas d’ennemi. Les créatures piquèrent soudainement et en silence vers la troupe.
Ce fut Tahìr qui sauva le jeune prince. Il lui hurla quelque chose ce qui lui permis de voir l’une des bêtes foncer sur lui. Il baissa la tête de justesse, pas assez pour qu’elle le manque, mais suffisamment pour ne pas encaisser l’impact de plein fouet. D’un faible battement d’ailes, le monstre se propulsa avec Malik quelques mètres plus loin et l’écrasa à plat ventre dans la poussière et les cailloux. Les griffes du monstre tentèrent de percer l’armure, mais se brisèrent. Néanmoins, le poids de la bête ailée suffisait à le maintenir au sol et à bloquer sa respiration, sans pouvoir tirer l’une des épées car elles s’étaient détachées à l’impact. Du coin de l’œil, il vit l’un de ses compagnons se faire happer par la seconde créature. Son torse se sépara de ses jambes et finit dans la gueule du prédateur. Al-Ma décocha une flèche qui s’enfonça dans la chair de la créature qui tenait le prince, sans pour autant causer les dégâts qu’il espérait. Elle hurla de surprise, dévoila une série de longs crocs acérés qu’elle s’apprêtait à planter dans la gorge du jeune homme. Le chasseur laissa tomber son longbow, prit sa hache et se jeta sur la créature quand une silhouette monstrueuse jaillit dans les airs et le percuta d’une telle violence qu’il alla s’écraser sur le flanc de la montagne. Khalif qui s’était jeté au sol à temps, se redressa, saisit la hache tombée à terre, la souleva d’une main puissante, contracta ses impressionnants muscles puis lança de toutes ses forces l’arme. Celle-ci décrivit une série de cercles puis déchira la chaire de la créature qui retenait Malik sans pouvoir lui sectionner la nuque. Elle beugla un cri strident d’effroi, tituba et s’effondra. Le prince prit l’une de ses lames, bondit et lança un estoc. L’air se déchira sous la fureur du coup qui embrocha la gueule de la seconde qui finissait de dévorer son troisième homme. Il lâcha la garde de son épée qui sombra avec la bête dans un gouffre avant de s’écraser une centaine de mètres plus bas. Le jeune homme avait du mal à maîtriser sa fureur qui le laissait sur le qui vive. Il fit volte face lame au poing lorsque des pierres roulèrent sur le sol. Al-Ma s’extirpa avec difficulté de sa prison de pierre, un bras ensanglanté mais peu blessé.
Khalif lui alla aider les deux autres survivants qu’étaient Tahìr et Rukh.


Partie 3 : Au cœur de la citée sainte de Madunuccia


Les cinq hommes avaient réussi à se mêler à un groupe de marchands qui se dirigeaient vers l’enceinte de la ville. Capuche remontée sur la tête, les yeux baissés en direction du sol, ils firent profil bas en passant la grande porte. Les gardes ne les auraient probablement pas distingués parmi les autres natifs de la région, mais Malik n’était pas prêt à prendre le risque d’être reconnu. Après tout, il était le prince et durant les faux temps de paix de son oncle, le roi de Madunuccia et ses hommes étaient venu à Babel. Ainsi donc, ils réussirent à atteindre la basse ville. Rien d’exceptionnel. Le plus dur serait d’atteindre la haute ville et le temple d’Ahura Mazda.
Pour le prince, s’était la première fois qu’il se rendait dans cette citée. Tant émerveillé par l’architecture que par les foules qui se massaient entre les murs de la place, il fut surpris que la ville soit assez grande pour contenir autant de monde. Des réfugiés arrivaient de partout, en quête de protection, de sécurité et de travail. A peine le soleil avait-il pointez le bout de son nez, que déjà les gens affluaient sur la place du marché et sur le second marché qui avait été improvisé le long des murailles quelques années plutôt pour parer à ces flots de personnes. Dans ces échoppes de bric et de broc, ces réfugiés des petits et pauvres villages environnants vendaient tout ce qu’ils possédaient. On trouvait de tout, des vieux vêtements jusqu’aux bijoux les plus fins. Certains, des charlatans, vendaient des reliques de leur confection aux voyageurs qui faisaient halte sur Anshan en leur affirmant qu’il s’agissait de trésors issus de l’ancienne civilisation qui avait vécu sur cette île jadis. A d’autres endroits, on proposait des fruits et des légumes.
Des barbiers, des guérisseurs et des diseuses de bonne aventure, abordaient le chaland tous les trois pas. Des « peintres » proposaient des portrait-minute, des illuminés braillaient quelques mises en garde sur le déclin du monde et sa proche destruction mais bénissaient les passants qui s’accordaient leur laisser une pièce pour qu’ils arrêtaient leurs boniments. Au centre de petits groupes de citoyens, des orateurs gonflés d’importance annonçaient les dernières nouvelles et décrivaient dans les moindres détails les plus récentes atrocités.
Malik quant à lui, peinait à quitter du regard les femmes qui passaient près de lui.
La cité haute se trouvait autour de la colline d’où se dressaient au sommet le palais et le temple derrière son propre mur d’enceinte. Des étendards dorés à tête d’aigle flottaient au vent le long du chemin de ronde. Les énormes portes en bois de la ville n’étaient certes pas de tailles en comparaison de celle de la basse ville mais leurs allures avaient de quoi pousser les petites gens à les arracher pour les revendre. Malheureusement, elles étaient fermées. Sans doute pour contenir la racaille…
Des cavaliers patrouillaient dans les rues de fortune. Leurs armures étincelantes sous le soleil de la matinée, évoquaient des phares dans cet océan de pauvres gens bruyant comme une tempête. Devant ces patrouilles, certains réfugiés souriaient d’aise. D’autres inclinaient respectueusement la tête. Mais tous, sans exception, s’écartaient pour laisser passer des soldats qui ne leur accordaient pas un regard. Et ceux qui n’étaient pas assez vifs pour s’écarter du passage recevaient un bon coup de pied dans la tête. Si cela était de la bonté connue pour le roi, il ne voyait pas différences avec la barbarie de sa famille. Quoique quelques uns des ces fugitifs auraient servis de défouloir aux hommes de l’armée de Bab-El ou auraient été puni des fautes commises par les soldats.
Pour le prince, la solution pour entrer dans la haute-cité était claire. Il dégaine de sous sa cape une épée, décrivit un arc de cercle avec son bras et fendit le crâne de l’un des cavaliers. Les autres tirèrent le harnais de leur monture pour les arrêter et sautèrent à terre. Les homme de Malik firent de même mais se laissèrent rapidement maîtriser et furent conduit en cellule… de l’autre côté de la muraille.
Le couloir était long, chichement éclairé par quelques lueurs de flammes dansant sur la façade des murs de pierre à teinte marron. L’air était humide, nauséabonde, d’un mélange de crasse, de chien mouillé, de chair de rats en décomposition. Il y a avait un escalier qui descendait de la caserne militaire et un autre descendant vers une autre zone de la prison. Le sol était jonché de pailles sèches ou humide, de rats courant entre les prisonniers éveillés, endormis ou pour certains mort ; de rats qui avaient servit de complément alimentaire à certains des détenus.
Il n’y avait rien de notable en ce lieu à part les odeurs et la présence humaine. Un soldat vêtu d’une tunique blanche et d’un sabre passait bien de temps en temps afin de s’assurer du juste nombre des présents, mais il ne se souciait guère de leur état de santé quant bien même il y aurait un mort, le corps ne serait évacué que la semaine achevé, un petit calvaire supplémentaire pour les séjournants. Il y avait dans cette région peu d’exécution publique puisque le Roi Aman les interdisait. Mais n’ayant pas vue sur ce qui se passait dans les cachots, le vizir profitait de cela pour laisser les condamnés à leur sort. Nourrit une fois tous les trois jours d’un repas qui ne leur donnait que plus d’envie de se nourrir. Certains avaient donc décidé de se restaurer des rats qui leur passaient sous la main. On racontait même qu’un jour, alors qu’il ne restait plus que deux détenus, et que les soldats n’avaient servi de repas depuis deux semaines, que l’un des deux avait tué dans son sommeil le second et qu’il s’était nourrit de sa chair.
Il y avait une dizaine de détenus parmi lesquels, Mailik et ses quatre compagnons. Après s’être assuré que le garde poursuivait sa ronde plus loin, le prince fit signe à Khalif et Al-Ma. Les deux colosses bandèrent leurs muscles et arrachèrent les portes. Le garde qui avait entendu le bruit se précipita dans la pièce. Tahìr attrapa un breloque qui pendait dans ses cheveux puis souffla dedans. Une fléchette fendit l’air et vint se planter dans la nuque du garde qui vacilla. Les hommes grimpèrent à l’étage où se trouvait la caserne, neutralisèrent les veilleurs puis récupérèrent leur équipement.
A la chiche lueur de la lune voilée par les nuages, Malik entrouvrit la porte et ne vit aucun soldat de garde. Il l’écarta et sortit dans le quartier militaire suivit par ses quatre compagnons. Un bruit le fit tressaillir. Un chat de gouttière bondit de la ruelle adjacente et s’élança à la poursuite d’une proie que le prince ne parvint à distinguer dans la pénombre. Ils se faufilèrent hors du quartier de la caserne pour un coin un peu plus tapageur. L’alcool se mêlait aux cris, aux rires et aux chants ainsi qu’aux sons de choppes s’entre choquant, de liquide se déversant dans les récipients. Des hommes bras dessus, bras dessous titubaient sur le trottoir en poussant la chansonnette, d’autres utilisaient les poings comme expression de leur état d’esprit non contrôlé. Rukh répéta plusieurs fois son envie de se joindre à la fête, mais Al-Ma lui rappelait les enjeux de cette mission.
Khalif, Rukh et Tahìr se séparèrent du groupe pour se rendre à l’ouest de la ville là où se trouvait le temple. Al-Ma et Malik, devaient quant à eux s’infiltrer dans le palais royale et accéder à la chambre de la princesse Marah pour l’enlever. Passer par la porte n’était pas une option envisageable, le nombre de soldats allant et venant autour du palais ne laissait pas la moindre chance. Mais pour le prince et ses coéquipiers, ce genre d’obstacle n’était pas insurmontable.
Sous la lumière de la pleine lune dont les nuages obstruaient partiellement cette vive lueur, les trois guerriers évoluaient sur les toits de la haute cité. Des soldats allaient et venaient sous leurs pieds comme des fourmis. Les mesures de sécurité étaient importantes en raison des attaques de Bab-El et du roi qui à plusieurs reprises avaient tentés de tuer Aram. Ainsi, ils se glissèrent entre les quelques gardes armés d’arcs et de lances qui patrouillaient sur les toitures, lancèrent des cordes dont l’une des extrémités était fixée à un grappin puis entreprirent de grimper le long de la tour principale. Malik jetait de temps à autre un œil derrière et en dessous d’eux afin de s’assurer que personne ne les voyait. Le chasseur brisa la vitre d’un coup de poing, fit entre sa main et déverrouilla la fenêtre. Le nombre de soldats paraissait beaucoup plus réduit. Trois d’entre eux allaient dans une direction, trois dans l’autre et une dizaine dans une pièce passait le temps et veillaient à être paré pour porter secours à la famille royale en cas d’attaque. Le chasseur se chargea des hommes allant vers l’est et obstrua la sortie des dix autres, Malik de ceux vers le ouest. La porte s’ouvrit lentement au rythme d’un long et léger grincement. Une silhouette à demi baissée se glissa dans l’entre bâillement puis se figea sur place. Une autre ombre suivie, poussa la porte et vint se poster au pied du lit tandis que la première avançait furtivement en direction de la princesse. Une brise fit ondulée le rideau de soie mauve puis le fit soudainement claquer. La grande prêtresse bougea contraignant l’intrus à s’immobiliser. Des bruits de pas résonnèrent dans le couloir, la lumière des torches dessina l’ombre d’une personne s’arrêtant devant la porte. Al-Ma se glissa derrière la porte tandis le prince Malik roulait sous le lit. C’était le roi qui s’assurait de la tranquillité du sommeil de sa fille. La porte se referma doucement. Le prince attendit que le son des pas lui indique qu’il s’éloignait puis se redressa à hauteur de la princesse. Il la contempla un instant, littéralement envoûté par sa beauté. Quand soudain, elle ouvrit les yeux avant de les écarquiller de stupeur. Le jeune homme eut le réflexe de plaquer sa main contre la bouche de la jeune femme pour l’empêcher d’appeler la garde. Les yeux emplis de rage et de frayeur, la princesse parvint à se ressaisir et planta ses dents dans sa main. Malik tenta de ne pas lâché prise alors que du sang coulait le long de ses phalanges et que des larmes de douleurs perlaient sur ses joues. En deux pas, le chasseur s’approcha du lit et assomma la princesse. Le prince Sharam remercia d’un signe de tête, arracha un bout du drap qu’il s’enroula autour de la main ensanglantée. Le colosse souleva la jeune femme sans difficultés et la posa sur son épaule gauche.
Lorsqu’ils atteignirent les escaliers non loin de la chambre deux groupes de soldats les encerclèrent. Mais ce qui inquiéta Malik fut que les soldats face à lui portaient la tenue et le symbole de Bab-El.


"Voyez cher ami que je vois avait prévenu de la venue de ces révolutionnaires !" dit une voix familière au prince

Le roi Teispès, son oncle apparut devant lui, aux côtés du roi Aram. Que faisait-il ici avec le roi qu’il haïssait plus que tout.

"Je n’aurais jamais pensé que votre neveu vous trahirait et aurait l’audace de s’introduire dans mes quartiers. Gardes, arrêtez-les !"

Al-Ma se tourna vers le prince et dit :

"Qu’allons nous faire ?"

"Je crains que pour le moment nous devions nous rendre et espérer que Rukh, Tahìr et Khalif puissent venir nous porter secours."

Le jeune n’arrivait pas à comprendre pourquoi son oncle l’avait trahi. Les gardes se saisirent d’eux et Al-Ma possa la princesse au sol qui recouvrait ses esprits. Elle courut vers son père qui lui ouvrait les bras lorsque la tête du monarque de Madunaccia se sépara du reste de son corps. Marah se stoppa nette et poussa un hurlement. Teispès essuya sa lame dans un mouchoir qu’il jeta au sol puis ricana.

"Enfin je me suis débarrassé de ce vieux fou ! Je vais prendre le pouvoir à la tête de son royaume et vous deux serez accusé de son meurtre."

Il posa son regard sur la princesse qui s’était effondrée en larmes sur le sol et ajouta :

"Quant à toi, tu feras une magnifique épouse pour mon troisième fils. Soldats, emparez-vous d’eux "

Malik tira ses deux sabres et se mit en position de combat. Il confia au chasseur la mission de prendre avec lui princesse et de fuir pendant qu’il s’occupait de gardes. Le colosse souleva la princesse qui se débattit, éjecta deux soldats qui lui bloquait la route puis disparut.
A une vitesse incroyable, le prince exécuta cinq des premiers adversaires, contra deux autres et les abattit à leur tour. En deux minutes les dix soldats furent vaincus Hors, son oncle ne semblait vouloir fuir même seul. Malik avait toujours redouté cet affrontement, il ne pourrait à son niveau actuel tuer l’ancien général des armées Babeliennes. Le prince effectua un mouvement d’une vitesse exceptionnel et se retrouva à quelques centimètres de son adversaire. Là, sa lame traîna sur le sol et remonta pour faucher le roi. Mais un pas suffit à l’homme pour l’éviter. Il effectua un contre que le prince ne put suivre et réussit à le saisir et à glisser une lame sous sa gorge tout en le maintenant immobile.


"Shidensen ! Une attaque d’une rapidité et d’une précision sans égal que l’on ne peut éviter; mais inutile contre moi"

Le roi lui enfonça la dague dans l’épaule gauche et le libéra.

"Je te fais une fleur en te laissant ton bras droit. Montre moi de quoi tu es capable !"

Malik tituba puis recouvra son équilibre. Il serra les dents, se pinça les lèvres et sortit la dague profondément enfoncée dans son bras. Teispès regarda son neveu se faire un garrot tout en se délectant de la souffrance qu’éprouvait le gamin.

" Quand je pense que mon frère à accueillit dans Notre famille, le fils d’une p***** et qu’il l’a élevé au rang de prince héritier ! Tu n’es qu’un déchet aux apparences royales !"

Le babelien sentit son sang bouillir en lui lorsque sa mère fut ainsi insultée. Il avait longtemps haït sa mère de cette réputation qui l’avait toujours suivit, le fils d’une va-nu-pied qui s’était retrouvée dans le lit du roi et qui s’était fait engrossée pour devenir noble. Mais par la suite, sa haine fut tournée vers les Sharam. Son père avait été un dictateur sanguinaire et son frère cadet avait fait exécuter sa famille maternelle lui privant de l’amour d’une vraie famille, le poussant vers la voie de la violence et de la domination par la peur.
Il prit trois couteaux les lançant sur son adversaire. Il sauta en l’air et effectua un déplacement qui lui permit de réduire la distance entre lui et le roi. Il décrivit un arc de cercle en direction du crâne de l’ennemi. Teispès dévia d’un revers de poignet les projectiles, recula son pied droit et leva son épée pour parer. Ils croisèrent le fer sans parvenir à se toucher. A de nombreuses reprises le prince pensa prendre le dessus mais les contres de son adversaire ne lui permettaient de toucher sa cible. A l’inverse, le roi lui avait planté une dague dans l’épaule gauche, lui avait entaillé la joue et le flanc mais ne semblait vouloir le blesser sérieusement. En réalité, Teispès jouait avec lui.


*Si je veux fuir, je vais devoir passer à la vitesse supérieure !*

Malik accéléra ne laissant aucun instant de répit à son opposant ni de temps pour contrer. Il n’avait jamais rencontré de personne pouvant égaler sa vitesse ce qui était un avantage pour lui. Il se laissa tomber en direction du sol puis prit de la vitesse en mêlant force et gravité. Au lieu de faucher comme au début de face à face, il effectua un déplacement encore plus rapide qui le fit disparaître du champ de vision du roi. Il profita d’une légère ouverture au niveau de son flanc gauche pour tenter une percer dans sa garde et le toucher. L’arme traversa le tissu mais n’alla pas plus loin. Teispès avait quitté son vêtement et se trouvait derrière le jeune homme.

"C’est tout ?! Et tu oses prétendre au titre de roi, tu espères sincèrement pouvoir un jour prendre ma place avec une force aussi médiocre !"

Fou de rage, Malik se lança sur son adversaire, en vain. Le monarque se trouvait déjà derrière lui. A plusieurs reprises il attaqua mais l’homme se déplaçait à une vitesse bien supérieure à celle du jeune garçon. Un coup de poing le percuta à l’estomac, le souleva du sol et le projeta contre le mur. La cloison s’effrita sous l’impact. Le souverain se posta devant le prince à demi conscient et ajouta :

"Je t’ai laissé joué pendant dix sept ans dans la cour des grands. Il est temps pour toi de retourner avec les déchets."

Il tendis le bras devant lui et se tracta pour se redresser. Un sourire malsain se dessina sur les lèvres du dictateur qui se délectait de voir son neveu dans cet état. Le jeune Sharam essaya de passer par la fenêtre par laquelle Al-Ma avait fuit précédemment. Alors qu’il allait passer par-dessus, une sensation froide et métallique lui déchira les entrailles. Il baissa les yeux vers son estomac et vit une lame qui l’embrochait. Il vacilla puis tomba dans le vide.
Etait-ce dû au hasard cet meule de foin soigneusement entreposé dans ce chariot délaissé sous la fenêtre. Malik n’avait jamais crut au hasard. Tout n’était que providence. Dans tout cas, cette providence ou cette coïncidence lui évitèrent de se disloquer sur les dalles de pierres qui pavaient les rues de la ville. Al-Ma qui attendait inquiet son compagnon le saisit par son armure et le tira hors du foin. Il écarquilla les yeux de stupeur en voyant une lame enfoncée dans les entrailles de son ami. Comment une arme avait-elle put percer une armure en vibranium, l’un des métaux les plus solides au monde ? Le chasseur ne trouva de réponse. Il allongea son compagnon sur le sol, submergé par le désespoir. Il n’était guère du genre à se laisser submerger, mais la situation n’était pas à son avantage. Que faire ? La princesse Marah qui avait assistée à la scène de la chute jusqu’à l’atterrissage, s’agenouilla près de prince. Les trois autres compagnons qui avait rejoint le reste du groupe avec la tablette revinrent de leur ronde, pressant Al-Ma de fuir.


"Je peux lui venir en aide, mais nous devons trouvez rapidement un endroit tranquille !"

Le chasseur se tourna vers elle le regard glacial et rétorqua :

"Pour quelle raison nous aideriez vous, alors que nous venons de vous enlever et que nous sommes complices de l’assassinat de votre paternel ?!"

La prêtresse ravala un sanglot à l’image de son père, avala sa salive avec difficultés puis répondit :

"Pour la simple et bonne raison que maintenant nous sommes dans le même camp, nous sommes traqués par le roi Teispès."

Al-Ma hésita un instant mais les cliquetis d’armures et les ordres beuglés par la garde en approche accélérèrent la décision. Il souleva le prince et le posa sur ses épaules. Le groupe se lança à travers les rues. Tandis que Khalif, Tahìr et Rukh s’assuraient de na pas être rattrapé, le chasseur et la princesse prirent de l’avance et gagnèrent les montagnes.
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Easton Roy
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MessageSujet: Re: Easton Roy change d'avis et reste lui-même pour le moment -_-" [Présentation annulée]   Jeu 17 Juin 2010, 17:44

Chapitre IV :
Là où l’aventure commence !!



Malik se réveilla en sursaut. La chaude lumière de midi pénétrait dans la pièce par une fenêtre entre ouverte qui laissait passer une brise fraîche et légère. Les narines du prince s’agitèrent lorsqu’une délicieuse odeur de soupe aux épices vint les chatouiller. Les murs étaient bois, la pièce de petite taille avec une seule porte fermée. Près du lit, il remarqua une chaise vide sur laquelle étaient posés ses vêtements et contre ses sabres. Il repoussa les couvertures et s’assit sur le bord du lit. Il baissa les yeux sur son estomac mais ne distingua pas même une cicatrice. Pourtant, il gardait le souvenir douloureux d’avoir été embroché par son oncle. Etait-ce un simple mauvais rêve ? Dans ce cas où se trouvait-il ? De ka fenêtre entrebâillée, des échos de voix se mêlèrent à l’air frais. Il sauta du lit et s’assura qu’aucune douleur ne survenait pour le faire grimacer. Il était guéri ! Affamé, certes, mais en pleine forme ! Sale comme un peigne, attifé comme un vagabond, mort de faim et pourtant rétablit ! Un grand bac d’eau fumante, du savon et des serviettes, trônaient au centre de la chambre. L’idée de prendre un bain ravissait Malik. Quand il y plongea une main, il constata que l’eau était à la température idéale. Il ôta le pantalon en toile qu’on lui avait mit puis entra dans l’eau.
Quand il sortit dehors, Al-Ma, Khalif, Tahìr et Rukh l’attendaient, assis autour d’une table. A leur côté, la princesse Marah. Elle portait une robe d’un blanc qui reflétait les rayons du soleil. Sa bonté souleva une fois de plus le cœur du jeune prince qui était des plus désemparé face à de telles sensations.
Près d’elle se tenait deux autres hommes dont il ignorait l’identité. Autour d’eux, un petit village dont l’existence ne lui évoquait s’animait de gens de peu de moyens qui semblait pourtant bien vivre de leur isolement et de leur pauvreté.
Marah tourna vers lui ses yeux verts et lui accorda un sourire aux lèvres pincées que seul lui remarqua. A sa gauche, un bol de soupe fumait sur la table près d’une assiette de fromage, d’une miche de miche de pain ainsi qu’une cruche et un verre.
Ses compagnons se tournèrent à leur tour vers lui.


"Je n’aurais jamais crut dormir jusqu’à midi !" lança Malik en prenant place sur le banc entre Al-Ma et la princesse.

Quand ses compagnons éclatèrent de rire, il les dévisagea.

"Vous avez dormi plus de quarante-huit heures." l’informa Marah.

"Une vraie marmotte ! "renchérit le chasseur. "Comment de sens-tu l’ami ?"

"Je vais très bien, mais quelques interrogations persistent ! La première, où sommes nous ? La seconde que fait la princesse ici ? Et enfin peut-on m’expliquer pourquoi je n’ai ni de douleur ni de cicatrice ?"

Il souleva sa chemise pour montrer l’absence de marque.

"Eh bien," commença Al-Ma, "nous sommes dans le village d’Alamut, quelque part dans les montagnes Al’Magus …"

"Pour ma part," coupa la grande prêtresse, " j’ai été « contrainte » de vous suivre aux risques d’être décapité par votre cher oncle. Loin de moi l’idée de suivre ceux qui ont tentés de m’enlever, se sont introduit dans le palais de mon père et ont précipité sa mort."

"Nous ne sommes nullement responsable de ce qui est arrivé à votre paternel," lâcha le prince, "s’il ne s’était pas laissé duper comme toujours par les manipulations de mon oncle, il serait en vie ! Nous avons été piégés !"

Marah voulut rétorquer quelque chose, mais Al-Ma lui fit signe de se calmer.

"Quant à ta blessure, la prêtresse, a fait amende honorable en de sauvant de la mort."

La princesse lui accorda un sourire bien moins agréable que le précédent. L’un des deux hommes qu’il ne connaissait pas encore prit la parole :

"Quant à nous, je suis Dax et voici mon frère Oliver. Nous sommes les chefs de ce village et du groupe de résistant à la monarchie absolue de votre oncle. Nous avons eût vent de votre périple et du plan du roi et nous sommes venu accueillir vos compagnons aux pieds de la montagne."

Malik les dévisagea puis les remercia promptement avant de prendre la miche de pain, un bout de fromage qu’il posa dessus et il planta ses dents dedans.

Le camp de la résistance se trouvait dans une petite vallée qui surplombait les environs, donnant une vue totale sur la cité de Bab-El et le palais, sans être vu. Malik, la princesse et leurs compagnons se joignirent au mouvement de résistance.

Un jour, une femme fut condamnée à la peine de mort car elle avait éclaté de rire en voyant les brûlures du monarque alors qu’ils avaient un rapport sexuel. Toute la ville se massa autour de l’échafaud tandis que le bourreau se préparait. La jeune femme d’une beauté affligeante avait la tête posée sur une souche soigneusement découpée ; et les pieds et poings liés.
Dissimulé sous sa cape la capuche relevée sur sa tête afin de ne pas attirer l’attention sur lui, le Prince Malik jouait des épaules pour se frayer un passage jusqu’à l’échafaudage.
La main sur un glaive accroché à sa ceinture, il fixa son regard en direction du bourreau qui avait achevé ses préparatifs. Le colosse tira un peu plus sur le tissu qui couvrait son visage, cracha dans ses mains puis leva la hache au dessus de sa tête. La lame décrivit un arc de cercle dont la destination était la nuque de la jeune fille dont les pleures ne semblait perturber l’exécuteur.
Malik renversa les personnes qui le séparait de la victime saisit son glaive dans la main droite et bondit pour glisser l’arme entre les deux protagonistes. Fou de rage, le bourreau fendit l’air avec sa hache qui finit sa course dans le bois de l’échafaud. Le colosse s’agita frénétiquement pour arracher son arme de sa prison, en vain, sa tête se sépara de ses épaules et roula aux pieds des citoyens les plus proches de la scène qui reculèrent de frayeur. Tandis que les soldats qui montaient la garde pour éviter se genre d’attaque dégainèrent leur sabre encore surprit de ce qui venait de se passer sous leurs yeux, le prince sectionna la corde qui retenait les jambes de la condamné et se plaça devant elle.
Un premier garde abattit son arme en direction du jeune homme qui d’un égard évita l’assaut et neutralisa son adversaire. Un second plus agile, visa la tête de l’ennemi faisant tomber la capuche lorsque le prince évita. Mais la foule ne reconnu pas le prince et fils d’Arsès II mort au combat. L’apparence changeante des Anshanais était un vrai avantage.
Une dizaine de soldats rejoignit l’estrade et l’encercla. Il se préparait au combat lorsqu’une flèche s’enfonça dans la jambe d’un garde. Une personne monta près de lui et le protégea d’un coup d’épée. A son parfum envoûtant, Malik reconnu la seule personne qui faisait ainsi battre son cœur. Vinrent à leur côté, Khalif, Tahìr, Rukh, Dax et Oliver.
Couvert par les tirs de précision d’Al-Ma qui s’était perché non loin d’eux, le groupe prit la fuite avec la condamnée.

Un jour, l’armée de Teispès emprunta le seul sentier intact de la montagne, en direction du village. L’alerte fut donnée et les résistants prirent les armes. Depuis déjà six mois à la tête du groupe principal, Malik prit les devant et conduit son corps pour surprendre l’ennemi et le déstabiliser. A un kilomètre du camp, le terrain offrait un net avantage aux résistants, mais selon les éclaireurs, les hordes allait bientôt atteindre la zone. Fort heureusement, le prince atteignit le lieu stratégique et déploya ses hommes.
Des bruits de pas, des cliquetis d’armes et armures se répercutèrent sur la roche signalant l’arrivée de l’ennemi. Accroupit et le dos collé à la roche, Malik leva lentement sa main et tira une flèche de son carquois qu’il cala contre la corde et le bois.
A quelques mètres, plus bas sur le sentier, le général Narim soupçonna une embuscade et ordonna à ses hommes de rester vigilant. Un soldat contourna une pierre et disparut à la vue de ses compagnons qui ne remarquèrent pas sa capture et sa mort.
Le prince se redressa, cibla le général et décocha sa flèche. Elle fendit l’air en direction du haut gradé qui écarta légèrement la tête sur le côté. La pointe du projectile s’embrocha dans la poitrine d’un guerrier derrière lui. Une pluie de flèches assombrit le ciel, touchant les soldats sans épargner personne. Le général sauta de son cheval sans être touché, sa peau se tendit, ses muscles se bandèrent, déchirant ses vêtements. Il atteint alors une taille démesurée et une apparence semblable à un gorille géant. Malik avait déjà eut à faire avec cette capacité quelques mois plutôt. Alors qu’il tentait d’éviter de se présenter devant son oncle, il avait été assommé par le général, d’un coup de poing d’une puissance surhumaine.
Les hommes du prince se jetèrent sur le monstre, mais leurs armes ne leur faisaient effet.
Malik récupéra un longbow, un arc de la taille d’un homme, saisit trois lances et les décocha une à une. Il grimpa sur la première qui se trouvait au niveau des hanches puis sur la seconde au niveau du torse avant de grimper sur son dos. Le jeune homme recourut à la dernière pour l’enfoncer dans le crâne de la créature qui balançait les bras tentant de le faire tomber. L’homme tira ses deux épées et les planta près de la lance. Le gorille vacilla, s’effondrant sur le sol.
Cette victoire bien qu’importante, ne permis pas aux résistants de gagner la bataille. D’autres troupes assaillirent le camp qui tomba après une semaine de lutte. Malik fut contraint de quitter Anshan.
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Easton Roy change d'avis et reste lui-même pour le moment -_-" [Présentation annulée]
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