Chapeau de Paille RPG

Un forum en jeu de rôle basé sur l'univers du célèbre manga One Piece.
 
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 Pas de nom. Parce qu'on est con [CLEAR]

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Jake Fayke
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MessageSujet: Pas de nom. Parce qu'on est con [CLEAR]   Jeu 28 Jan 2010, 21:25

    Thème.

    Il s'était senti obligé. Oui, une force incontrôlable l'avait poussé à chantonner cet air débile, dans sa gestuelle d'une intelligence égale à celle d'une moule pas fraîche... Le voilà en face de son adversaire, répétant inlassablement le même mouvement : le célèbre jeu vidéo avait déteint sur le voleur et le volé, et voilà qu'ils se retrouvaient ici, devant cette barque, à se battre en tour par tour... Scène mythique...

    « Bon... Tu bouges ? C'pas mon tour là... », lançait Jake, agacé, à son adversaire qui semblait laguer tel un vieux attardé, encore sous Dreamcast. Une petite course de la part du vieillard d'en face, qui l'amena plus vite que Jake l'avait calculé à son niveau...


    « Merde, mais je peux pas bouger ! C'quoi ce... ARGGG... » : Coup de poing. Jake avait reculé, une main sur son nez endolori, alors qu'il reprenait instantanément sa position initiale. « … J'en ai marre. », disait-il, courant sur place en arrière... Un curieux mouvement le poussa à glisser une main dans sa poche, jeter quelques pièces en arrière alors qu'il s'échappait victorieusement vers la barque salvatrice... Il pouvait partir...

    Il s'installait, doucement. Fesses calées, rame à la main, l'horizon en ligne de mire, il commençait, doucement mais sûrement, à pagayer. Monsieur Fayke, dans la force de l'âge, sentit tout de même le morceau de bois s'alourdir entre ses mains alors que les mètres défilaient derrière lui, dans un léger mouvement d'eau uniforme que Jake se plut à regarder. Alors qu'il alternait avec la fougue de la jeunesse ses coups de rame à gauche, puis à droite, il laissait aller son regard vers l'horizon. Son regard croisa celui du Soleil, qui lui dicta aussitôt la conduite à suivre : cette merde brûlait, tout le monde était d'accord là-dessus... Le bâteau avançait à un rythme fixe, et, loin que l'idée de vous raconter chaque respiration de Jake me soit emmerdante (mais si), le bâteau s'immobilisa quelques minutes plus tard. La nature sifflotait autour de lui, alors que Jake sifflotait doucement, dans un élan d'amour, d'empathie envers Dame Nature, et parlant en tant qu'artiste épanoui...

    « Putain, mais qu'est-ce que c'est moche, ce merdier... », murmurait Jake entre ses dents...

    Amenant la rame à son niveau, afin de la poser dans la barque alors que quelques gouttes d'eau salée s'envolèrent pour finir leur course dans le nez et la bouche du jeune homme (ce qui lui arracha un petit éternuement), il fit glisser son sac par dessus ses épaules, et en sortit de nombreuses petites merdes qui ne servaient à rien...

    « Hum... C'quoi ce truc... La boussole, je crois... Encore un truc qui sert à rien... Dégage... », disait-il alors qu'il bazardait par dessus son épaule le dit-objet dans l'eau... « Une carte... J'aime pas la géo ! », enchaînait t-il dans le même mouvement... « Oh, un sandwiiich... Sandwich» : voilà un marin comblé.

    Apportant le doux repas à ses lèvres, illégalement arraché à un vieillard de la ville qu'il venait de quitter, il découvrait dans sa bouche des sensations nouvelles, qu'il ne pouvait pas vraiment imaginer dans son ancien régime de caviar, de foie gras, et de tous ces repas de merde, qui vous arrachent la peau du cul, pour vous empêcher de chier marron. Mâchant vigoureusement, le sourire jusqu'aux oreilles, il ne put s'empêcher de rigoler tout seul : cette situation l'amusait déjà. Son manque de concentration lui coûta certainement la qualité de sa perception, et peut-être aurait-il remarqué que sa barque dérivait dangereusement alors qu'il mâchouillait comme un gosse, son jambon-beurre. Jake poussa le vice jusqu'à s'allonger dans sa petite embarcation de bois, des échardes plein le cul, mais heureux comme pas possible. A croire que l'homosexualité ne le dérangeait pas. Toutefois, afin de ne pas être obligé de coller une étiquette 18 sur ce fichu RP, je passerais sous silence les petits détails coquins de la vie du déconneur en graine : bientôt, ce dernier s'assoupissait, laissant dans sa barque, une cible de choix, et un bébé en danger. Si vous voulez bien me suivre... Quelques heures, passèrent quelques futiles heures, quelques fugaces et insignifiants moments du Temps, celui avec un grand T, tout tout le monde s'en branle, et moi aussi...

    « Waw putain j'ai bien dormi ! …
    Erkkkk... MAMANNNN ! »


    Ce con avait ouvert les yeux. Au dessus de lui, un homme. Oh, non, une femme. La barbe faisait défaut à la femme, tandis que l'imposante poitrine trahissait l'homme. Qu'était-ce que cette chose nauséabonde, qui le réveillait ici, sur le quai ? Sans aucun doute, le nouveau protagoniste avait aidé notre héros, pourtant, même avec toute la volonté du monde, il était dur de remercier une telle personne...

    « Vous allez bien... ? Je me suis
    fait du souci pour v... »


    « Nan, mais, ta gueule. », enchaîna t-il aussitôt, poussant violemment la personne sur le côté, se relevant et s'éloignant le plus vite possible de l'endroit, inconnu... Où était-il ? Que faisait-il ici ? Et surtout, où étaient passées ses putains d'affaires ?!

    « KESKEJFOUSLAAAAAAAAAAAAAAAA ?! »
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Davy Arachi
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MessageSujet: Re: Pas de nom. Parce qu'on est con [CLEAR]   Jeu 28 Jan 2010, 22:01

    Voyager sur une barque en pleine mer, quand y’a pas de vague, c’est comme se diriger en enfer.
    Ça, Davy l’avait quand même méga grave bien compris. Quand t’as pas de rames, tu comptes sur le vent. Et quand y’a pas de vent, bah y’a pas de vagues. Et quand y’a pas de vagues, bah la barque, elle ferme sa gueule et pis c’est tout. Pourtant, malgré ses trois semaines de voyages - ça en fait de l’expérience ça ! - dans les dents, il était encore assez bête pour quitter sa précédente île, armé de sa bite et de son couteau. Et avec ce soleil de plomb qui frappait sur sa gueule cuite à point, bah la barque, elle ne bougeait pas. D.A était couché sur cette planche de bois travaillée, les échardes dans le cul lui aussi, picotant sauvagement son petit derrière. Et il attendait qu’une petite brise, un zéphyr ou une tempête se déchaîne pour pouvoir enfin, aller quelque part.

    Son ventre gargouillait; Il avait - oh que oui - une putain de faim. Il venait de bouffer les lacets de ses chaussures. A ce rythme là, il allait bouffer les chaussures.
    Mais il n’eut guère l’occasion, finissant par tomber dans les bras de Morphée, le chapeau sur son visage, le couvrant d’Hélios - ce connard qui se pavanait à poil sur son char là haut, là, avec ses chevaux gays qui rendraient jaloux des taureaux -.

    Bien sur, après ça, y’a eut du vent. Sinon, ce post aurait autant d’intérêt que connaître le coiffeur de l’Amiral Sengoku. La barque vogua sur quelques miles, se dirigeant vers Dieu savait où - Et donc probablement l’infini et l’au-delà -. Toujours est-il qu’au moment où l’homme qui en valait 165.000.000 se réveilla, bah il aurait préféré ne pas se réveiller et rester endormi quelques heures. Ou toujours, en fait. Sa première réaction en se levant ? Un « WATZEUFEUK ? » dans lequel on pouvait entendre tout son malaise, une once de pitié, une pincée d’étonnement & une bonne grosse putain de dose de peur. Alors oui, c’était des belles femmes. D’ailleurs, il ne devait pas y avoir beaucoup de femmes qui portaient aussi bien la barbes. Mais ça craignait grave sa race quoi !

    Il bondit du lit - oui, il était sur un lit -, se plaqua contre un mur en regardant s’il était habillé - il l’était - avant d’attraper ce qui ressemblait être son chapeau sur un semblant de table qu’il posa sur son crâne - toujours avec style -. Puis, n’attendant pas vraiment une quelconque réaction de ses « hôte(esse)s », il piqua le sprint de sa vie - le genre de sprint, tu laisse sur place Che Guevara -, donna un gros coup de pied sur la porte qui vola en éclat - sisi - avant de s’enfuir, poursuivit par une horde de… Chose déchaîné, décidé à faire de ce jeune homme sien(ne). Qu’il le veuille ou non. Mais je ne pense pas vous étonner en disant que non, il ne le voulait pas.

    Ça, c’était il y a trois jours.

    Fayke venait de débarquer sur une île dont il ne soupçonnait même pas la dangerosité et tous les « démons » qui guettaient un moment d’inattention pour l’attraper. D’ailleurs, au moment où celui là se demandait ce qu’il faisait là - oui, il était assez peu discret le pauvre -, c’était deux ombres derrière lui qui s’apprêtaient à le prendre en tenaille. Ils n’eurent pas l’occasion, s’écroulant aux pieds de Davy qui venait de leur foutre deux putains de coup du lapin dans les dents. Le dandy aux cheveux violets, toujours aussi « classe » en temps normal - c’est-à-dire les fringues repassées, bien clean - ressemblait plus à un soldat vétéran américain quittant le Vietnam qu’autre chose. Ses vêtements étaient déchirés de parts en parts, son visage était marqué de blessures et de bleus, ses chaussures tachées de boue.

    Sans crier garde, il attrapa Jake par la taille - en lui bouchant la bouche avec sa main - et se mit à courir vers « away », en regardant s’il n’était pas poursuivit. Malheureusement, si.

    Il pénétra dans ce qui ressemblait à une ville en ruine; Le bonhomme s’enfonça dans une ruelle avant de regarder à gauche et à droite, puis disparaître. Ils se retrouvaient à présent derrière un large mur, tassés entre deux meubles, le premier essoufflé et le second sans doute un peu perplexe. Davy gardait sa main sur la bouche de son nouveau camarade d’infortune et se mit à le foudroyer du regard : « Ta gueule. Ta gueule. Ta gueule. T’as rien dit, mais ta gueule. Pas un mot. Ta gueule, où ils vont nous entendre ! » murmura le fugitif, le cœur battant fort comme jamais. Ils entendirent un mouvement de foule, avant que ce dernier devient de plus en plus faible, jusqu’à disparaître.

    Arachi lâcha son « pote », en soupirant de soulagement; Qu’avait-il vécut pendant trois jours ?!
    « Je sais pas ce que tu fais ici. Mais t’es mal tombé. S’ils t’avaient attrapés, ils t’auraient fait je sais pas quoi et tu s’rais devenu comme eux. T’as du bol que je passais par là. Enfin, que je fuyais par là » lâcha doucement Davy, en regardant par-dessus un meuble si il y avait quelqu’un encore ou pas; « J’suis Davy, Davy Arashi. La star. Et toi ? Qui es tu ? »
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Jake Fayke
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MessageSujet: Re: Pas de nom. Parce qu'on est con [CLEAR]   Jeu 28 Jan 2010, 23:14

    Tout allait bien. Du moins, c'est ce qu'il croyait, le pauvre Jake. Ce dernier, encore bien naïf quand à la cruauté – et la perversion, mais on aime tellement ça – de cette pauvre île, ne pouvait bien entendu pas se douter qu'au moment même où se grattait la fesse gauche, afin d'en extirper une écharde clandestine, des paydays cosmiques en souhaitaient à ce même postérieur... La main en visière, l'autre dans son caleçon – persuadé que y avait personne, on se les gratte en privé, quand même, nah mé oh -, il réfléchissait. Que faire de sa journée, qui s'annonçait non seulement longue, chiante, mais surtout difficile ? La navigation lui était impossible, les connaissances insulaires semblaient compliquées, et l'argent lui faisait défaut.

    « Yé soui dans la merda. », disait-il, un doigt dans le nez, avec classe (si si).

    Soudain, une main se posa sur la hanche de l'homme. Persuadé qu'on en voulait à un porte-feuille imaginaire – chose insensée dans son petit monde d'avant -, il manqua de réflexe quand à la seconde main qui vint se poser sur sa bouche, et c'est ainsi qu'il était, en quelques secondes, immobilisé, calmé, et paniqué. La main transpirante de l'homme mouillait son visage, mais Jake était bien près à essuyer quelques dégoûts afin de se sortir d'une telle situation, embarrassante à souhait. Traîné sur quelques mètres, perplexe au possible, il voyait les ''riches'' bâtiments – si l'on pouvait qualifier ces derniers de tels – laisser leur place au sein du paysage à des restes d'immeubles, à des cadavres d'habitations et à des ruines pauvres et désorganisées – c'était des ruines, après tout, abruti -. Un peu paniqué, tout de même, de peur que son pronostic vital soit en danger, il comprit qu'il ne risquait rien, à la respiration tremblotante du mystérieux protagoniste, qui ne semblait pas plus dangereux qu'une mouche mâle au repos, sans son viagra. Se calmant peu à peu, relâchant la pression exercée sur la mâchoire de Jake, le second jeune homme finit par relâcher sa prise sur Jake, qui commença par prendre une grande inspiration, prêt à démonter l'homme en face de lui.

    Toutefois, ce fut la réaction inverse qui se passa, et alors qu'il n'écoutait que d'une oreille la présentation du jeune homme, il se contenta d'une grosse frappe virile sur l'épaule, ainsi que d'un petit regard sympathique qui le remerciait de tout cela. Un con, en face de lui, sans aucun doute. Le plus merveilleux dans tout ça, c'est que lui aussi était con. Et qu'il sentait qu'ils allaient bien s'entendre, cela ne faisait aucun doute : qui se ressemble ; s'assemble. Quel dicton de merde.

    « Merci, hum... Davy. Je te connais pas. Tout ce que je sais, c'est que tu dois pas être bien fort pour avoir peur de deux-trois travelos ! Toutefois, je te comprends. Ma virginité anale est toujours là, et je saurais jamais assez t'en remercier... Jake Fayke, tu peux m'appeler Jake. », disait-il, attrapant vigoureusement la main de l'homme, pour la lui serrer... Il reprit...
    « Mais, au fait, qu'est-ce qu'ils t'ont fait, exactement... ? T'ont violé ? Nan, pire... T'ont obligé à chanter du Aka Inu à poil... Mon pote, c'est fini, allez, pleure pas. », disait-il, alors qu'il tapotait déjà la tête du jeune homme contre son torse, qu'il éloigna aussitôt.

    « Il faut qu'on s'tire d'ici ! Au fait... On est où ? » : cette question lourde et pleine de sens posait tout le contexte. Ils étaient perdus, inconnus l'un de l'autre, sur une île de dégénérés sexuels et mentaux, en quête de sexe frais et dur... Rien de bon, rien de bon. Seulement, des pas se firent entendre...

    C'était eux !

    « Bon... On leur fait comprendre que les seuls qui auront tout dans le cul, c'est eux ? »

    Thème.
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Davy Arachi
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MessageSujet: Re: Pas de nom. Parce qu'on est con [CLEAR]   Jeu 28 Jan 2010, 23:59

    Un enfer d’homme-femme. Si il y avait un endroit que Davy ne soupçonnait pas l’existence, c’était celui-ci. Et maintenant qu’il y avait vécut trois journées - et probablement les trois pires journées de sa mince existence -, il se disait qu’il pouvait dorénavant survivre à tout. La nourriture anglaise, la musique allemande & tout ce que vous voulez. Trois journées ici étaient plus « enrichissantes » que deux journées dans « la salle de l’esprit et du temps », ou n’importe où. Sa vie avait défilé exactement cinquante neuf fois devant ses yeux. Soit cinquante neuf fois de trop.

    La rencontre avec Jake était aussi anodine qu’aléatoire; Il était en train de fuir - & survivre, par la même occasion - à une horde de « femme » en fureur - & en chaleur - à travers les ruines d’une ancienne ville lorsqu’il tomba sur ce type qui allait se faire cafouiller par deux travestis. La réaction de Arachi fut aussi rapide que la lumière : S’il se faisait attraper, ça ferait un travelo de plus au cul. Mais s’il s’enfuyait, ça serait un compagnon d’infortune qui pourrait agir en parfait bouclier au cas où tout irait mal. Et lui permettre de sauver son petit cul innocent comme le plus naïf des nourrissons. Tout est bon dans le cochon !

    Et le voilà, avec cet inconnu - qui ne l’était plus vraiment à présent -, dans une impasse. Entre deux meubles & un mur, coincé si jamais la troupe d’homme en jupes et robes débarquait, prêt à faire des folies avec les innocents corps de nos deux jeunes héros. Ils devaient se tirer d’ici, le plus vite possible. Quitter cette île ? Il leur fallait trouver des navires, ou sa barque, pour pouvoir se tirer de ce guêpier. Mais ces « hommes femmes » étaient intelligent(e)s. Ils avaient probablement dissimulés Jolly Jumper - pauvre barque - et d’autres navires loin des regards indiscrets des pauvres inconscients qui posaient leurs bagages ici. Le cerveau - rouillé, oxydé & tout ce que vous voulez - de Davy tournait à plein régime - à deux à l’heure, en somme -, cherchant une solution à ce problème planétaire. La seule idée qui lui traversa l’esprit fut une explosion atomique. Un buster call, ou tout ce que vous voulez. Il ne fallait pas que ce « virus » sorte de cette île démoniaque. Mais lui qui ne voulait pas mourir, laissa tombé cette possibilité.

    Se déguiser en travelo ? Ils n’avaient pas de fringues sous la main. Et sa fierté - ou ce semblant de fierté - l’interdirait de revêtir ces vêtements qui ne lui étaient pas destiné. Le costume blanc et les fringues de cow-boy, à la vie, à la mort. Le bonhomme n’accepterait point la « non-vie » que leur proposait ces « hommes femmes ». JAMAIS.

    « S’ils étaient deux ou trois, je gère. Mais t’as vu ça ? J’en avais vingt au cul. Je te raconterais pas ce qu’ils ont essayé de me faire, tu risque de ne pas t’en remettre. Juste que je ne te conseille pas de vivre pareille expérience. » répondit noter bon vieux Davy; Il avait réussit à échapper à tout cela, heureusement pour lui; « Je sais pas où on est. Juste que c’est une île à rayé de la carte. Faut qu’on récupère nos affaires. Genre mes fringues. Et ma barque. Et les balles de mes flingues » dit-il tout en sachant qu’il était encore incapable de tirer correctement avec ses deux revolvers.

    « C’est encore pire que l’image que je me faisais de l’enfer » lâcha Davy en esquissant un sourire du coin des lèvres; « Si j’y survie, j’pourrais dire ‘J’y étais !’ »
    Puis des bruits de pas se firent entendre. Le dos courbé de D.A redevint raide, d’un coup, et il se colla bien contre le mur, sa main parcourant le sol à la recherche d’une brique ou d’un quelconque objet contendant pouvant lui servir d’arme; « Pourquoi pas. Mais la violence ne marche pas, contre eux; Quoi que tu leur met dans les dents, ils se relèvent. Des vrais zombies.

    En revanche, je crois que j’ai une idée qui m’a justement permis de me sauver le cul, ces trois derniers jours. Ton sens de l’humour craint un peu, mais ça devrait suffire »
    continua l’homme aux cheveux violets en inspirant un grand coup pour se donner du courage, en posant sa main gauche sur sa poitrine dont le cœur battait toujours aussi fort; « Si jamais je venais à devenir comme eux. Tue moi. On y va à trois. Un. Deux. Deux un quart. Deux un tiers. Deux et demi. Deux… ET PUTAIN MERDE, GOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO »

    Il se leva d’une traite, fit un demi tour sur lui-même pour se retrouver face à toute une bande de tarés, attrapant sa brique avec fermeté, sans jamais la lancer; Le bonhomme pointa l’index de sa main gauche vers un(e) blond(e) et lâcha dard-dard, d’une traite, sans hésitation aucune et les yeux dans les yeux : « Pourquoi les spermatozoïdes sont tristes ?! S’ils étaient gais, ils seraient dans la merde ! ». La blague fusa vers le travelo et le heurta avec une violence inouïe, le projetant en arrière pour plusieurs mètres. Un de ses camarades fonça sur notre infortuné héros pour essayer de l’embrasser sur la bouche mais avant de pouvoir l’atteindre, Arachi enchaîna : « Quel poisson ne fête pas son anniversaire ?! LE POISSON PANÉ ! »

    Ça, c’est-ce qu’on appelle un bide. L’effet sur le travelo ? Nul. Était-ce la fin ?
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Jake Fayke
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MessageSujet: Re: Pas de nom. Parce qu'on est con [CLEAR]   Ven 29 Jan 2010, 00:50

    Sérieux. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Et puis, merde, je suis pas payé pour raconter ces merdes ! Alors moi, je vous préviens, je vais vous faire un scandale, et puis vous allez m'entendre ! Nah mé oh ! Quand j'étais p'tit, on m'a dit un jour : « Toi, tu écriras de grandes choses ! » ! Et me voilà coltiné à narrer les histoires d'un putain de débile qui s'amuse à détruire les gens à coups de vannes ! Mais... C'est que j'adore ça !

    Davy parlait, à toute allure. La tête légèrement inclinée sur le côté – ce qui traduisait, de la part de Jake, une parfaite perplexité quant à la vérité de ces informations louches -, il écoutait doucement. Le fait qu'un homme de ce genre sache se servir d'une arme à feu était louche. Un peu trop pour Jake, qui se contenta d'un bref sourire en coin. Toute cette fausse bonne humeur de la part de l'ancien noble ne présageait rien de bon : sa seule envie, c'était de se pendre. Il ne s'était pas échappé pour se retrouver sur une île de travelo, avec un mythomane abusant de l'identité d'un vrai gangster ! Essuyant ses chaussures boueuses sur l'un des murs en pierre qui l'entourait, il remit sa capuche sur sa tête afin de dissimuler comme il le pouvait son visage auprès des pseudo-intéressés qui en voulaient certainement à leur intégrité physique. Un frisson, si ce n'est plusieurs, parcourut le corps du jeune homme qui se retournait dans tous les sens, en quête d'une voie de fuite, d'une quelconque arme en métal ou tout simplement de quelque chose qui pourrait les empêcher de se faire ouwned jusqu'à ce que mort s'en suive.

    Thème.

    Où était-on, dans ce monde de brutes ? Certainement pas au paradis, c'est tout ce que pouvait affirmer Jake. Ils étaient dans la merde, jusqu'au cou, et certainement même jusqu'au nez – tellement qu'il pouvait sentir dans sa bouche le goût nauséabond de la bissexualité qui s'immisçait sur sa langue pour se diffuser dans tout son corps. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il fallait sortir d'ici, et vite. Un regard à gauche, puis à droite. La situation n'était pas à l'avantage de Davy et de Jake, et ainsi, il fallait vite trouver une solution. Aussitôt les hommes arrivèrent, que Jake commença à paniquer... Immobilisé par la peur, il vit avec beauté Davy écarter de son chemin l'un des deux opposants, par la seule force de sa volonté... Miracle ? Hallucination ? Peut-être l'étrange homme qui l'avait réveillé lui avait-il administré quelque produit illicite... Il fallait sérieusement penser à aller voir un toubib'... Soudain, le second adversaire, étrangement plus résistant que le premier, se rapprocha dangereusement de Davy... Il allait être touché... Jake était hors de portée d'un quelconque objet... Non... Non... Non !

    « Comment on appelle un dinosaure homo ? Un Perforanus ! » , objecta Jake, un doigt tendu vers le travelo, qui vit un poing imaginaire se dessiner sur son visage... « Allez, dégage. », dit-il, d'un mouvement de bras qui écarta littéralement l'homme de son chemin... L'impact était si violent qu'il tomba sec devant Davy, la bave encore dégoulinante sur ses chaussures de Drag Queen...

    Il regardait ses mains. Qu'avait-il fait, à ce moment précis ? Il avait senti ça, tellement naturellement... Cette cruauté, et cette blague pourrie... Tout cela était venu en même temps dans son corps... Il s'était élancé si spontanément... Quelle adrénaline ! Il avait envie de recommencer... L'envie de casser... Elle était là... Présente... Invincible, impossible à oublier... Il secoua sa tête, dans l'objectif de retrouver ses esprits, avec succès. Attrapant fermement d'une main la veste de Davy, il le tira avec lui sur quelques mètres, afin de les emmener temporairement hors de portée de tout « bisou-bisou mortel » ennemi.

    « Hey ! T'as vu ce qu'on vient de faire là, mec ? »
    , disait-il, levant ses mains au niveau de leurs visages, les regardant une par une, dans un élan de fierté incommensurable. « On peut sortir d'ici, mec ! J'ai trouvé notre voie de sortie ! On va tous les latter... A coup de triques de vannes ! Attention, derrière toi, putain ! », annonçait-il, pointant du doigt la débouchée de la rue, vingt mètres plus loin.

    Il s'alignait au milieu de la rue, formant désormais un barrage avec son nouveau compagnon de route improvisé...

    « Alors... On improvise ? »
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Davy Arachi
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MessageSujet: Re: Pas de nom. Parce qu'on est con [CLEAR]   Ven 29 Jan 2010, 14:56

    Et oui. Pour des raisons étranges, les blagues avaient un effet virulent sur cette horde d’hommes femmes déchaînés. En tout cas, ils étaient plus efficaces que les meilleures machines de guerres contre ces travestis mutants sortis tout droit de la constellation mammouth. C’était ce qu’avait découvert Davy après trois jours en enfer; Le principal point faible de ses poursuivants. Mais seul, il ne pouvait vaincre l’infini qui défilait devant lui. Aussi incroyable et génial pouvait-il être, il n’en restait pas moins un homme. Avec ses qualités et ses faiblesses. Surtout ses faiblesses, en fait.
    L’humour était donc son salut. Et à présent, « leur » salut. Car il n’était plus seul, isolé, s’accrochant à ce mince filon de lumière qu’on appelle espoir. Il avait dorénavant un compagnon; Et aussi infortuné ce dernier pouvait-il être, comme Arachi en fait, ils avaient à présent la possibilité - peut-être et on l’espère tous - de quitter ce lieu maléfique. Pour cela, il leur fallait récupérer leurs « navires ». Le plus tôt sera le mieux, si vous voulez connaître l’avis du bonhomme aux cheveux violets. Rester quelques jours de plus ici et il irait se brûler vif; Préférant connaître l’enfer de feu et de flammes plutôt que celui-ci, composé de string et de mousse à raser.

    D.A avait donc, dans un sursaut de courage - celui du vétéran de guerre, en somme -, jaillit de sa cachette pour combattre ses « pires ennemis ». Sa première vanne eut l’effet escompté; Une grosse baffe venait de mettre à terre la chose avec des cheveux noirs, vêtu d’une robe mais dont les moustaches et les poils dépassaient ici et là. Mais il y avait derrière lui/elle quantité d’assaillant et l’un deux fondit sur « l’homme » avec la ferme intention de faire de lui, sien(ne). L’heure était donc venue pour le pauvre jeune homme ? Non. Car celui qu’il avait sauvé tantôt venait à son tour, de lui tendre la main. Ou de lui prêter une blague, en fait.
    Il sentit la main de son « pote » attraper un bout de sa veste et le tira vers dieu savait où; Ils firent quelques mètres et s’arrêtèrent. Le regard d’Arachi fit tout l’horizon, constatant avec effroi qu’il y en avait de plus en plus. Il en venait de toutes parts, avides d’hommes. De vrais, hommes. L’homme qui en valait 165.000.000 remit son chapeau en place et resserra le noeud de sa cravate, avant de dessiner avec son sang deux traits en bas de ses yeux. Ne me demandez pas d’où il saignait, moi non plus je ne sais pas.

    « C’est notre seule arme; Du moins, contre eux. Mais une vanne ne peut être utilisée qu’une fois. Et mon répertoire n’est pas assez large pour les mettre à terre, tous. Je vais te couvrir. Le temps de te laisser en place une GROSSE. Réfléchis vite. Et prononce là bien. Et fort. Enfin, démerde toi quoi, je vais nous faire gagner un peu de temps » lança D.A en envoyant un crochet du droit à un travestis qui s’approchait un peu trop de lui. Bien entendu, le coup eut autant d’effet qu’une maigre pichenette, raison pour laquelle l’incroyable Davy plaça avec brio, à la vitesse de l’éclaire : « C’est un pingouin qui respire par le cul. Un jour il s’assoit et il meurt ». Aucun effet; « C'est l'histoire d'un bébé qui joue avec un mixer, et Bzz le bébé »

    Résultat rapide et efficace. Un de moins. Mais d’autres avançaient inexorablement vers les deux jeunes gens, Davy faisant de son mieux pour contenir la vague qui n’allait pas tarder à les engloutir; « Qu’est-ce qu’on fait plus chier que les gars qui s’habillent en noirs ? Bah les noirs. » ET DONG. Deuxième au sol. En temps normal, D.A aurait été déçu que ses blagues font tomber dans le coma les « spectateurs ». Mais il devait avouer qu’à ce moment précis, c’était jouissif. Bien que tout ce qu’il espérait, c’était que son camarade sorte une bonne grosse blague dont l’effet aurait un p’tain de rayon d’action.

    Soudain, un(e) blond(e) qui apparaissait de nulle part s’apprêtait à attraper Jake. Purple-Haired fonça sur ce dernier et le plaqua au sol comme au rugby - oui, c’était un sportif de haut niveau comme vous aurez pu le constater si vous aviez lu le précédent RP solo que j’avais tapé - avant de lui décrocher la mâchoire en lui collant droites et gauches. Mais aucune blague ne voulant jaillir de ses lèvres, il n’avait aucun moyen de mettre KO son adversaire. Et ce dernier, ou cette dernière, visiblement énervé(e) l’attrapa à la gorge, le plaqua à son tour et s’apprêtait à le torturer avec ses lèvres pulpeuses et baveuses. Beurk.

    « GROUILLE BORDEL DE MERDE » hurlait à la mort Davy, ses mains plaquées contre le visage de son prédateur qui s’approchait dangereusement du sien; « BORDEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEL, TROUVE QUELQUE CHOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOSE ! »
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Jake Fayke
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MessageSujet: Re: Pas de nom. Parce qu'on est con [CLEAR]   Ven 29 Jan 2010, 21:28

    Le décor, désormais, était on ne peut mieux posé. Les deux seuls vrais hommes de celle île étaient coincés entre deux bâtiments, alors que les deux seules issues se remplissaient lentement – mais pas assez au goût des deux aventuriers – mais sûrement, et qu'à ce rythme, à peine une minute plus tard, tout espoir de fuite était envolé, disparu, et gobé par le postérieur aux antécédents louches des fausses femmes. L'affrontement inévitable, les popotins graisseux en approche, il n'était plus temps de reculer, ou bien même de réfléchir. Dans un mouvement classe du poignet qui voulait tout dire, il reculait un pied, pour mieux avancer le second. Ca allait dépoter du poulet, c'moi qui vous l'dis... Dans une position à la type « manga », Jake semblait prêt à invoquer une quelconque chimère overbusay, qui peut dépasser les quatre-vingt dix-neuf mille quatre-vingt dix-neuf de dégâts réglementaires, les doigts dans le cul. Toujours était-il qu'il ne comptait pas se servir de ses poings une seconde, si ce n'était pour dépouiller les cadavres hideux de ses opposants. Cette fois, c'était lui qui assurait le spectacle. Et ça allait coûter cher. Rangeant d'un mouvement tout ce qu'il y a de plus classe – ça fait beaucoup de classe tout ça, il fallait dire que ce n'était pas dans l'habitude du personnage – sa main dans sa poche, un doigt pointé vers le premier adversaire qui venait, il s'apprêtait déjà à dégainer son calembour à la vitesse du son et de l'énergie cosmique des fleurs pourries. Toutefois, écoutant avec une stupidité spirituelle – s'il est permis d'associer ces deux mots ensemble dans un tel contexte - son coéquipier de fortune d'une seule oreille, il baissa son doigt.

    Une grosse vanne. Bien sympa, le Davy, mais ça se fabriquait pas comme ça, une bonne blague bien juteuse, prête à vous poutrer la gueule de quelconques adversaires qui en voudraient à votre corps, par exemple. Il fallait dire que le contexte ne se prêtait pas exactement à ce qu'on aurait pu qualifier de parfait, pour l'élaboration de blagues : la vieille femme affectée au repassage de son ancienne maison lui aurait dit... « Jake... Mange ta soupe aux bettraves... ». Aucun rapport, je sais. Loin de moi l'idée de promouvoir les légumes au devant de la scène. Il est juste bon de décompresser parfois, de parler de légumes... Merde.

    Nous étions désormais dans le feu de l'action : Davy avait quitté sa cachette – avec un courage remarquable, bien que légèrement sur-joué - et s'attaquait aux différentes « personnes » - s'il était vraiment possible d'attribuer des caractéristiques humaines à ces choses – dans le but d'offrir une couverture nécessaire à Jake pour préparer son petit sketch : la seule couverture qu'il avait, c'était un assemblage maladroit de trous, si bien qu'un(e) blond(e) commençait déjà une dangereuse phase d'approche – évitée de justesse, heureusement, par notre cher soldat du Vietnam qui avait plus sauvé la mise comme il le pouvait, qu'autre chose – que Jake ne remarqua même pas, perdu dans ses pensées de comédien. Comme il comprenait God Elmo Lêh, Franckette Dubosquette, et autres grands auteurs de son temps, dans son domaine ! Toutefois, il jugea bon de remarquer que ces dits-acteurs n'avaient jamais eu à faire à des travelos en manque de sexe. Grrr.

    Soudain, une petite graine germa. Une petite graine, qui devint petite tige, sur laquelle poussa de petites feuilles... Ce tout grandit, et devint un petit arbustre... Une petite merde, quoi. Les deux mains dans les poches, tournant sur lui-même avec une rapidité plutôt effrayante, le jeune homme savait qu'il n'avait pas tout son temps – et déjà, la bouche baveuse de la folle furieuse se rapprochait dangereusement de celle de l'autre sauvage -. La réfléxion devint une chasse à l'idée. Elle était là, cette petite conne maline... Mais où ? Comment lui faire sucer le béton la convaincre de se laisser apprivoiser... ? Il tapa dans ses mains, attirant ainsi l'attention de tout le monde – y compris celle du prédateur de Davy, qui relâcha un temps sa pression -.

    « Hey, les mecs... », disait-il, les doigts pointés en pistolets sur les « femmes » en face de lui...
    « Vos mères... Sont tellement crades... Qu'elle font toujours de la sangria le premier jour de leurs règles ! »

    Une seconde de silence. Cinq. Au début, Jake était sûr d'avoir manqué son coup. Manque d'originalité, de cruauté ou encore de répértoire, il sentit la gêne s'installer en lui. Toutefois, plus qu'un silence, c'était un malaise véritable qui c'était installé ici... La femme de Davy tomba sur lui, inconsciente : c'était ensuite au tour de tous les autres hommes de tomber. La blague de merde avait fait son effet...

    « … On se casse, maintenant ? Vraiment... J'aime pas être ici. »
    , disait-il à l'homme qui en valait soi-disant 165 millions, shootant dans la tête d'une femme-homme...
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Davy Arachi
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MessageSujet: Re: Pas de nom. Parce qu'on est con [CLEAR]   Ven 29 Jan 2010, 22:16

    Les quelques jours sur cette île furent les pire de sa vie; Dit et redit, mais je n’ai guère d’autre choix que de le faire remarquer, à nouveau. Savez-vous combien il a souffert ? Combien il a morflé grave sa race la taupe dans cette jungle ? L’ennemi était partout. Chaque pas qu’il faisait pouvait déclencher un piège, faire surgir une horde de « Vietcongs » avide de chaire et de sang. Surtout de chaire, en fait.
    Vêtements déchirés, corps meurtris, âme & conscience détruites. Voilà ce qu’était devenu Davy après ce « voyage en enfer ». L’enfer, c’est les autres ? Dante s’était gouré comme une merde. L’enfer, c’est ICI et nulle part ailleurs. Quelques jours de plus et notre homme qui en valait 165.000.000 n’aurait plus rien valu du tout. Il se serait pendu, brûlé, enterré pour ne pas être confronté un instant de plus devant cette triste vérité. Il aurait aimé se réveiller, quitter ce cauchemar, se retrouver sur sa barque au milieu de nulle part, mourrant de faim et de soif. Mais ce n’était guère un rêve. C’était la réalité.

    Sa vie avait défilé Dieu savait combien de fois devant ses yeux ces derniers jours. Et elle venait une fois de plus de passer devant lui, lorsque « cette » grognasse fondit sur lui, le plaquant au sol, lorsqu’il n’avait aucune réplique à lancer, aucune pique à envoyer, aucun pieu à planter. Arachi était dans la mouise. Jusqu’au cou. Et plus si affinité. C’était la fin. Jake était juste trop lent, incapable de sortir une vanne salvatrice qui apporterait non seulement le Salut, mais la rédemption. Il allait pouvoir faire un petit coucou au créature. Et l’insulter de tous les noms pour avoir engendrer une île pareille. Lui cracher sur le visage. Le marcher sur les pieds. Lui foutre un coup de boule dans le plexus avant de recevoir un carton rouge et se faire éliminer de la coupe du monde.

    Une droite. Puis une autre. Et encore une autre. Rien n’y faisait, la « femme » qui l’avait mis au sol était plus résistant qu’un rock; Son visage boursouflé ne semblait pas lui faire souffrir et le coup de boule - certes atténué par la présence du chapeau de D.A - faisait plus mal à l’homme aux cheveux violets qu’au démoniaque homme-femme. Les deux mains de notre jeune héros se posèrent alors au niveau de son cou, tentant dans un geste désespéré de l’étrangler et l’empêcher de respirer. Mais rien n’y faisait, le visage euphorique du Drag Queen s’approchait à chaque seconde, un peu plus. Dans les quelques dix prochaines secondes, celui qui aimait les costard autant que sa propre vie allait finir « absorbé ».

    Puis il entendit quelqu’un taper dans ses mains; Le visage de D.A se tourna vers la droite, son regard se posant sur son camarade d’infortune visiblement « illuminé ». Une blague ? Quelque chose de drôle ? De noir ? De crade ? De gore ? D’immonde ? Tout ce qu’il voulait, pourvu que ce ne soit pas un bide. Il fallait quelque chose de consistant, quelque chose d’impressionnant. Quelque chose qui avait de la gueule et qui aurait un effet - aussi moindre qu’il voulait, tant qu’il y avait un effet - sur cette pléiade de zombies qui fondaient sur les deux futurs vétérans.
    Puis ce fut un bide. Du moins, la blague qu’il venait de lancer sonnait comme un ridicule bide dans les oreilles d’un des « plus grands criminels provenant des quatre mers » et il désespérait en sachant qu’ils allaient finir en « homme femme » eux aussi. Puis, contrairement à ce qu’il attendait, sa vanne eut de l’effet. Et pas le moindre, les D-Q s’effondrant comme des masses les unes après les autres. Celui qui était assise sur lui s’effondrant à son tour, sur lui.

    Davy poussa les quatre vingt dix kilogrammes de la masse collée contre lui, vers la gauche, avant de se relever péniblement. Il regarda le champ de bataille autour de lui, avant de soupirer de soulagement. Sa main droite meurtrie se posa contre le sol avant de se lever. Dans la douleur, toujours. Mais avec classe. Toujours.
    Il tapota ses fesses & autres parties de son corps pour retirer toute la poussière et saleté qui s’était déposée sur ses vêtements avant de compresser sa nuque, qui lui lançait. Il s’approcha de Fayke en restant attentif aux « cadavres », s’attendant à les voir se lever dans les instants qui venaient. C’étaient des zombies. Des créatures de l’outre-tombe, prêtes à dévorer tous les vivants sur leur passage. Il écrasa la tête de l’une d’entre elles, vérifiant si elle allait se relever soudainement. En tout cas, pour l’instant, rien.

    « Ouais. On se tire. Le plus vite sera le mieux. On a liquidé ce village. Mais Dieu sait si il y en a pas d’autres comme eux. Elles. Eux. Elles. Eux. Enfin on se comprend » balança D.A en se dirigeant vers une direction, le regard dirigé vers le sol, prêt à réagir au cas ou l’un deux se relèverait; « L’entrepôt là bas. Allons y. Je me suis enfui de là bas. Il y avait ma barque et mes munitions. J’imagine qu’il y a ton ’moyen de transport’ et d’autres trucs intéressants. Dès qu’on à tout ça, on se tire. Je veux plus rester ici. J’ai eut ma dose. Un homme normal se serait suicidé. Un homme normal n’aurait jamais supporté ce que j’ai vu et vécut. Heureusement que je suis Davy Arashi. »

    Mythomane. Le héros des temps modernes. Plus rapide, plus vif, plus fort que quiconque.
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Jake Fayke
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MessageSujet: Re: Pas de nom. Parce qu'on est con [CLEAR]   Ven 29 Jan 2010, 23:17

    Figé. C'était tout de même le mot à utiliser, que ce soit pour l'homme aux cheveux violets, ou pour sa propre personne. Sur le coup, Jake avait eu plus que peur : sa blague n'aurait été qu'un vulgaire coup d'épée dans l'eau, si ces travelos n'étaient pas aussi attachés à leur mère. D'ailleurs, un grand blanc se posa dans l'esprit du jeune homme : comment ces « choses » faisaient-elles pour procréer, au juste ? Dans un rictus sans pareil de dégoût qui n'avait sans aucun doute pas de semblable, il essuyait un peu de bave qui avait coulé de sa bouche, dans ce long moment d'intelligence, si l'on pouvait qualifier cet évasion du monde réelle au profit de celui de nos amies les fées, comme telle. Avec classe. C'était son nouveau maître-mot. La zone était balayée. Plus rien ne semblait vraiment vivant ici, à l'exception de nos deux hommes, qui tant bien que mal, s'étaient sortis de cette situation sans une égratignure – à l'exception peut-être, des auto-retours-de-flamme que Davy avait dû encaissé suite à ses coups de poing dans le popotin graisseux de la « femme » qui en avait voulu à son intimité.

    Ainsi, pivotant sur lui-même, savourant le doux grincement que firent ses deux chaussures pleines d'eau et de bouillasse. Toutefois, l'heure n'était pas à l'élaboration d'une liste de courses à venir, mais plutôt de leur plan de fuite. Son compagnon aux cheveux violets avait raison : les quelques « choses » qu'ils avaient miraculeusement mis hors d'état de nuire n'avaient pas dit leur dernier mot, et pour peu que ce ne soient pas les hommes-femmes au sol qui les achèvent une fois réveillés, le reste du village semblait tout aussi déterminé à faire du duo de comédiens leur quatre-heure sexuel. Rien de bon.

    Rotationnant (bon, okay, le dictionnaire m'a dit que j'ai faux, mais je me torche avec), encore une fois – à croire qu'il aimait ça – pour vérifier qu'aucune des drôles de bestiaux au sol ne se déciderait à affronter les nerfs des deux acteurs improvisés, il écoutait pour la première fois depuis son arrivée sur l'île Davy Arachi sérieusement : plus qu'une rencontre de fortune, c'était un véritable compagnon de route qu'il venait de trouver là. Ou du moins, quelqu'un qu'il allait devoir apprécier – ou supporter – pendant assez de temps pour devenir fou s'il avait mal fait son choix. Ainsi, il se décida à commencer tout de suite à instaurer un lien entre lui et Davy : si ce dernier se pétait la gueule, il était fichu. L'inverse était de même, et par conséquent, l'erreur n'était pas pardonnable. L'heure était à l'esprit d'équipe.

    Approuvant sérieusement d'un mouvement de tête lourd la « proposition » de Davy, il se mit en route, à un rythme de marche assez rapide : courir n'aurait été qu'une vaine perte d'énergie, et ainsi, Jake – qui venait de retirer sa capuche, et de secouer sa tête pour se sentir un peu plus à l'aise dans ce monde de brute – marcha à une cadence assez rapide, emmenant avec lui l'homme aux cheveux violets, dans la direction indiquée. Si le duo retrouvait leurs barques, ils étaient sauvés, et les munitions promises par Davy firent croire à l'ancien noble qu'il possédait une quelconque connaissance en maniement des armes à feu : quelle cruche il était ! S'il savait que l'Arachide ne savait même pas viser en jet de revolver, il n'aurait peut-être pas été aussi optimiste dans sa vision quant à la suite de cette épopée. Ca ne faisait quand même pas de mal d'être confiant, et c'était rassuré qu'il arrivait au niveau du dit-entrepôt, accompagné de D.A. La grande porte de métal n'opposa pas trop de résistance, et c'est ainsi que Jake et son compagnon de route entrèrent dans le grand bâtiment qui retenait captif le bébé bateau de Davy – quant à celui volé par Jake, il n'y accordait aucune véritable importance -. L'entrepôt était ouvert sur l'océan, et le fugitif noble se plut à rester là un moment, un pied sur le quai, et un autre dans la barque qui tanguait au rythme des légères mais nombreuses vagues...

    « Allez, le veinard. On s'tire... On est resté déjà trop de temps ici. J'espère qu'ils t'ont pas refilé de maladies, les cons. », disait-il, sur un air monotone, les yeux fixés vers l'horizon, montant dans la barque au même moment que Davy, alors qu'ils avaient fini de charger la petite barque. Il était temps de partir...

    Partir... Partir... Partis, les cons. Ils étaient déjà loin, qu'alors...

    « Et sinan... On va manger quoi ? »


xp 40 tous les deux

Célébrité:
Tous les deux : +3
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Pas de nom. Parce qu'on est con [CLEAR]
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